DÉSINTÉRESSEMENT DE DU PLAN
pieuses personnes ses plus excellentes et ses plus abondantes bénédictions.
« Fait au Désert, en France, dans le Bas-Languedoc et de notre assemblée synodale, le 1" mai 1723. En foi de quoi ont signé quelques-uns d'entre nous, représentant tout le corps (1).
« Signé : A. Court, pasteur-modérateur ; — Cor- TEiz, pasteur ; — J. Chapel, proposant ; — BoNBONNOux, pasteur; — Bétrine, proposant ; — Boyeb , proposant ; — Combes , proposant ; — Jaubert, proposant. »
Benjamin du Plan s'empressa de remercier Antoine Court et le Synode de ce témoignage de confiance. Ce n'est pas sans tristesse qu'il avait appris que son nom avait soulevé quelque opposition ; quant à la question des frais de la délégation, il répéta à son ami ce qu'il lui avait écrit plusieurs fois :
€ A l'égard des frais qu'on craint, on peut faire un petit fonds. Je sacrifierais tout ce que je puis avoir au monde plutôt que de charger l'Église. C'est de Dieu seul et non des hommes que j'attends ma récompense (2). »
Un mois plus tard il écrivait :
« Je suis toujours dans les mômes dispositions de n'accepter jamais rien des Églises qu'à la dernière extrémité et au défaut de tous les autres moyens que la Providence peut me fournir pour faire mon voyage. Je connais la pauvreté de nos bons fidèles et l'avarice de ceux qui nous pourraient faire do bien sans s'incommoder (3). »
, (1) Extrait d'une pièce originale. (1" mai 1725.)
(2) N" 20, p. 47.(7 février 1725.)
(3) N° 12, p. 66. (2 mars 1725.)