SCÈNE I
FRISETTE, UNE VOIX, «a dehors
{FrittUe achève sa loilette en face d' un miroir accroché à to cheminée de gauche.)
f.A VOIX.
Mam’zelle Frisette, mam’zelle Frisette?
Hein ! quoi?
FR1SKTTK.
LA VOIX
Pardon de vous dvrnng'T. C’est moi, Barbaroux lo brasseur
PniSRTTB.
(Ju’esl-ce que vous voulez encore ?
LA voix.
Toujours la même chose, vous savez biuu.
Ça ne se peut pas.
FHISETTB.
LA VOIX
Pourtant, vol* tante m’a dit que si...
rnisiTTi.
Et moi, je voua dis que non. Bonjour, monsieur.
la voix.
Au revoir, mam’zclle, jo reviendrai.
rRtAKTTR-
Encore 1
> la voix.
Ce n’est pas vot* dernier mot ; je reviendrai. [Il descend lourde ment )
FRISF.TTE.
FRISETTE.
Ahf par sxemple! en voilà un qui est téta... j'ai eu beau lui dire vingt .'ois: « Jeune homme, vous m’ennuyez...; jeune homme, » je veux rester fille...; jeune homme, je sais que vous avez des in- » tentions pures; mais j’ai juré une naine mortelle au sexe, dont
* vous faites l’ornement... » C’est égal, il s’obstine... Il a trouvé lu moyen de s’introduire chez ma tante lu lingère, où je travaille .. ot là, tous les jours le mémo refrain : « Ce n’est pas vot’ dernier mot,
• manuelle... je reviendrai...* Et il revient... voilà trois mois que ça dure... mais c’est comme s'il chantait. Plus souvent que je renoncerai à ma chère indépendance 1
AlR : Bonjour, honsoir. (Comleir.)
Vivre en liberté.
De sa jeunesse Klre maiireng ;
Hiver comme été Suivre toujours ui volonté,
Conserver «on coeur Et d'un ce il moqueur Voir tout séducteur Prendre pour tuteur S* joyeuse humeur.
Voilà le vrai bonheur.
San* souci*, un* amour.
De peu je me contente;
Le travail, chaque iour.
Vient me payer ma rente.
Mon avoir eet léjçer ;
Mût» fout-il obliger.
Que I malheureux s' présente, r J'ai de quoi partager.
Vivre ea liberté, etc.