‹ Béranger et ses chansons: d'après des documents fournis par lui-même et avec sa collaborationChapitre 113 sur 241 · LES MYRMIDONS · texte numérisé non relu

LES MYRMIDONS

Qu'on trouve à redire aux quatre derniers couplets, malgré V ombre d' Achille et ce cri , peignant si bien la préoccupation des puissances de ce temps , soit peutêtre ! Mais les six premiers !.. et par quel art merveilleux le poëte parvient-il à jeter ainsi de pareils rapprochements au milieu de ses plus folles boutades :

De son habit de bataille, Qu'ont respecté les boulets, A dix rois de notre taille Faisons dix habits complets.

et ces nains qui pour engraisser tournent les broches ! et les coups de bottes, et le mironton- mirontaine!.. La raillerie au reste et le dégoût même pourraient- ils. manquer à propos de ces valets d'un premier maître, le déchirant à peine tombé, pour courir vite à un second et bientôt encore'à un troisième !

L'épée de Napoléon fut donnée à Wellington, gratifié alors de bien d'autres cadeaux, qu'il préféra peut-être.

Le congrès où l'on écoutait les myrmidons fut celui d'Aiœ-la'-Chapelle. Il va sans dire que l'enfant dont on a peur est celui du moderne Achille , puisqu'on le veut appeler ainsi, ce qui lui aurait paru sans doute peu flatteur.

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