LA MORT DU DIABLE
Le dernier on du troisième couplet retranché, rien ne ralentirait plus le mouvement de la chanson entière, qui rappellerait celle des Reliques^ autre tour de force du même genre.
Malheureusement ( et non pour la chanson ) , cette plaisanterie si vive se fonde sur une vérité trop peu contestable :
L'Amour sert bien moins que la Crainte.
Sainte Thérèse n'aurait voulu ni l'un ni l'autre, et demandait, dit-on, à éteindre l'enfer et à brûler le paradis , afin de ne plus laisser aimer Dieu que pour luimême. Zèle excessif et peu éclairé ! car aimer Dieu pour ce qu'il nous accorde en cette vie , ou pour ce qu'il nous promet dans l'autre, n'est ce pas même chose? et, quoique nous fassions, nous sera-t-il jamais possible de ne tenir aucun compte de nous-mêmes, à moins de n'être plus de notre espèce? Atalante faisait à peine fléchir l'herbe en courant ; c'était se montrer légère déjà; mais, pour ne pas toucher la terre, il lui aurait fallu des ailes, et nous n'en saurions avoir.