‹ Béranger et ses chansons: d'après des documents fournis par lui-même et avec sa collaborationChapitre 69 sur 241 · HORACE · texte numérisé non relu

HORACE

Et maintenant j'ai pris pour nouvelle amoureuse, Chloé la guitlariste et l'habile chanteuse.

On ne saurait avoir tant de grâce et d'attraits, Et je suis prêt, pour elle, à mourir sans regrets.

LYDIE

Et moi, de Calais, si brillant de jeunesse.

D'attraits, de grâce aussi, j'ai toute la tendresse. Et fallût^il descendre au ténébreux séjour. J'y descendrais deux fois pour lui sauver le jour.

iion.vcE.

Et si l'amant qui fut tout pour Lydie Lui rendait son amour, lui consacrait sa vie. S'il revenait avec un cœur Plus que jamais rempli d'ardeur?...

LYDIE

Oh I qu'alors donc je l'aimerais moi-môme.

Et tout léger qu'il soit, oui! mon désir suprême, Serait, sans plus nous désunir.

Avec lui de vivre et mourir !

Béranger prétendait que c'était là une imitation des Grecs, et ne manquait pas de raisons : un Romain, demandait-il par exemple, aurait-il songé au grand Roi?

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