‹ Béranger et ses chansons: d'après des documents fournis par lui-même et avec sa collaborationChapitre 74 sur 241 · PAILLASSE · texte numérisé non relu

PAILLASSE

Chanson excellente de tout point, sans tache même, au dernier versprès du quatrième couplet. « Beaucoup de gens, me disait Béranger, ont voulu voir là Désaugiers, et se sont trompés. A cette époque, j'étais encore en relations avec lui, et je ne me permettais d'ailleurs

aucune allusion ; du moins citerait-on à cet égard bien peu d'exceptions, et seulement à propos d'hommes placés plus ou moins haut. Au reste tant de grands personnages avaient ainsi sauté pour tout le monde qu'on pouvait facilement trouver plus d'un original à ce portrait. Désaugiers, resté coi pendant les centjours, s'était d'abord rassuré par là quant à l'application de ce refrain ; mais grâce à la charité et aux bons conseils de certains amis, bien inspirés, il crut devoir répondre à Paillasse^ par une autre chanson, intitulée : Vemployé et le garde natio7ial, mauvaise sans doute, puisqu'elle a été omise dans l'édition de ses œuvres, de 1843. ))

Benjamin Constant saisissait volontiers l'occasion de faire chanter à Béranger ces couplets devant l'archevêque de Malines, M. de Prade, fort lié avec l'un et l'autre et sachant rire malgré sa robe.

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