‹ Béranger et ses chansons: d'après des documents fournis par lui-même et avec sa collaborationChapitre 82 sur 241 · UERMITE ET SES SAINTS · texte numérisé non relu

UERMITE ET SES SAINTS

Béranger aurait voulu , m'assurait-il un jour , dire beaucoup plus et beaucoup mieux de l'auteur de Sylla, qui lui avait toujours témoigné un très-vif intérêt et s'était plu à répéter le nom de son ami , même quand celui-ci était à peine connu.

Conmie le dit le cinquième couplet, Monsieur de Jouy avait travaillé pour tous les goûts : opéra , tragédie, chanson , roman , critique , tour à tour occupèrent sa plume, et les gens de mon âge n'ont pu oublier le succès de Sylla et de VErmiie de la Chaussée d^Anlin^ dont le tort fut de se laisser suivre de beaucoup d'autres ermites.

Il professait pour Voltaire une sorte de culte. Me montrant un jour sa maison de la rue des Trois-Frères, alors à vendre : « Voyez, dit-il, ce petit temple que je lui ai dédié ! » C'était un cabinet, placé dans l'angle du jardin, que, grâce à mes mauvais yeux, j'avais pris pour autre chose.

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