‹ Berryer, sa vie et ses œuvres 1790-1868Chapitre 80 sur 230 · n.-rrypr. OFJuvrrs pon-'m., 111. p. 2C · texte numérisé non relu

n.-rrypr. OFJuvrrs pon-'m., 111. p. 2C

se maintenir et donner au pa3^s quelque chance de durée qu'en développant avec fermeté le régime des libertés politiques.

Il ajoutait aussitôt que dans sa « profonde et persévérante conviction, la plus sérieuse, la plus puissante garantie de l'ordre constitutionnel et de la liberté reposait sur le principe de la monarchie traditionnelle et héréditaire i. » A son avis, pour que les libertés puissent naître et grandir dans le pays, il faut un gouvernement ibrt, reposant sur un principe immuable. »

J'étais profondément convaincu que le pouvoir royal, tel qu'il était constitué en France, sur un principe transmis de siècle en siècle et en dehors de toute discussion, se trouvait dans la position la plus favorable pour que se développassent devant lui, sous lui, à côté de lui, toutes les libertés dont le pays a besoin. J'étais convaincu qu'un pouvoir ainsi constitué n'avait rien à redouter de la liberté, qu'il ne devait pas, comme un gouvernement nouveau, se montrer jaloux, inquiet, ombrageux, qu'il pouvait ne pas disputer ce que le pays était en droit de réclamer dans la position nouvelle d'intelligence, d'activité, d'égalité où l'avaient placé les rois, aïeux de celui qui régnait alors sur la France s.

C'est pourquoi nous voyons Berryer se faire l'apôtre de la liberté et la réclamer sous toutes ses formes. Jamais peutêtre orateur n'a parlé d'elle avec de tels accents. D'ailleurs il n'était point seul dans les combats qu'il livrait pour l'obtenir. Après Juillet, les coalisés se divisèrent. Les uns, partisans d'un gouvernement à l'américaine, ou sectateurs de la constitution de 1791, revendiquèrent hautement les libertés tant de fois promises. Loin de les accorder, les ministres curent souvent recours à des lois d'exception. « Ainsi, disait Berryer, leurs magnifiques promesses ne sont que de magnifiques mensonges. » Naturellement, leur but étant le même,

1. De Lacornbc, M. Berryer et la sUualion présente, p. 24, 25.

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