‹ Bertrade; comédie en quatre actesChapitre 12 sur 125 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE MARQUIS

VANEUSK.

Voyons, tu sais bien que ma mère était une Maguanville et qu'elle avait une sœur qui a épousé en premières noces un Groix-Villiers, et en secondes noces un Pontarcy...

LE MARQUIS

Tu es sûr?

VANEUSE.

Eh bien, mon ami, imagine-toi que la chère femme vient de me laisser une petite terre...

LE MARQUIS

Où ça?

YANEUSE.

Là-bas... dans le Poitou... Naturellement je la mets en vente... et je toucherai la jolie somme... Seulement... tu comprends? le notaire m'a dit que ce serait un peu long... Et, en attendant..*

LK MARQUIS

Oui, oui, je comprends.

Parce que... je ne t'ai pas dit... J'ai eu encore une autre chance... Une petite... délicieuse... toute jeune... et douée!... et qui m'aime î... L'enfant va débuter... dans une gentille petite boîte... là-bas... à Montmartre... Alors... il y aura quelques frais... Il lui feindra une petite robe, à cette enftmt... Tu comprends?

LE MARQUIS

Tiens, voilà cinq louis.

VANEUSE.

Ce vieux Gonzague!... Quand je songe que nous avons commencé la fête ensemble, avant la guerre... Dire que j'ai eu deux cent mille francs de rente!... Alors, toi, ça va toujours bien?... C'est vrai, on ne se rencontre plus... Je ne vais plus guère dans les endroits élégants, et je vois bien rarement les anciens amis. . . Tu comprends ?. . . J'ai dû modifier mon existence...

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