SCÈNE PREMIÈRE
MAITRE AUBERT, Fournisseurs.
MAITRE AUBERT
Messieurs, je vous en prie, soyez dignes ! Soyez dignes I... Vous avez jugé de votre intérêt de faire ici une démarche collective et vous avez eu rai-
son... Nous étions d'accord tout à l'heure ; pour- (|uoi recommencer des discussions parfaitement inutiles?... Je reconnais la légitimité de vos réclamations... Je reconnais que vous avez été patients... Je reconnais même que vos créances ne sont majorées que dans une mesure défendable... J'ai préparé des renouvellements de billets aux conditions que je vous ai exposées et que vous avez bien voulu accepter. Les voici ! (ii les distribue.) Nous êtes des gens séri(nix. Vous ne pouvez vous démentir vous-même. L'importimce des crédits ([ue vous avez ouverts à Monsieur le marquis de Mauferrand montre assez votre confiance en lui. Cette confiance est bien placée. IVIonsieur le marquis de Mauferrand garde une situation mondaine de premier ordre. Il est impossible qu'il ne survienne pas dans sa vie un changement qui lui jjcrmette de rétablir ses affaires. Et vous pouvez, par votre discrétion même, par la dignité de votre altitude, favoriser cette heureuse solution, (saluant.) Madame, messieurs...
Ils sortent... Resté seul, maître Auleii range des papiers daossa serviette.