‹ Bertrade; comédie en quatre actesChapitre 53 sur 125 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

MADAME DE LAURIÈRE

Mon petit Ligny, je vous vois venir... Mais je ne vous demande plus d'histoire. Monsieur Chaillard est mon hôte.

LIGNY

Oh! cette fois, ce n'est pas une histoire, c'est une légende. Mais elle est drôle.

TARANE,

Voyons.

MADAME DE LAURIÈRE

Ligny, je vous ai prévenu, je ne vous écoute pas.

LIGNY

Je dirai donc, pour ne faire de peine à personne : il y avait une fois un financier qui avait entrepris — en Birmanie, si vous voulez — la construction d'un chemin de fer. Le Gouvernement birman lui assurait, mettons deux cent mille francs par kilomètre, prix uniforme. Pour les kilomètres en plaine, c'était admirablement payé. Pour les kilo-

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mètres en montagne, c'éUait un peu juste; mainotre financier devait se rattraper largement sur l'ensemble. Or, quand la voie atteignit la région montagneuse, des brigands assassinèrent les ouvriers. Cas de force majeure. Le Gouvernement birman dut se contenter des kilomètres en plain et notre financier empocha la forte sommr-. C'était lui qui avait payé les brigands.

BEKTRADE.

Quelle horreur!

M AI) A mi: ih: i.k. nv.

Eh bien. moi. je Irouv»' ra rpalanl '.

TARANK.

J'attendais ce cri.

LIG.NY

Autre histoire.

M \ 1' \ M |- l'i I \ I m I it I .

iNoll '. IKMI !

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