‹ Bertrade; comédie en quatre actesChapitre 67 sur 125 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE MARQUIS

Oui? Vous avez arrangé ya tous les deux?... Et vous me prévenez quand votre décision est prise. Mon Dieu, je ne te fais pas de reproche... Mais il me semble qu'on aurait pu me consulter plus tôt... que c'était à moi, peut-être, de te choisir, de le proposer un mari.

BEIITRADE.

Ah ! nion père. Dieu sait si j'aurais vuulu qu'il en fiit ainsi I... Mais, vous le savez, j'ai eu le malheur de vivre presque toujours séparée de vous, privée de votre direction, de vos conseils... Depuis deux jours que vous êtes ici, j'ai essayé plusieurs fois de causer avec vous un peu plus intimement... et... je me trompe peut-être... mais j'ai cru voir que vous ne le désiriez pas.

LE MARQUIS

Je n'aime pas les épanchements inutiles.

Hier, vous avez bien voulu faire une promenade avec moi dans le parc... Ça été d'abord pour

moi une grande joie... Mais vous ne m'avez parlé que de chasse, de courses, de théâtre...

LE MARQUIS

De quoi veux-tu?...

Enfin, mon père, je ne suis plus une fillette... Vous avez dit quelquefois que vous aviez confiance en moi... que vous aviez pour moi de l'estime... Il paraissait entendu que vous approuviez d'avance le choix que je ferais...

LE MARQUIS

Évidemment, s'il était raisonnable.

J\e Test-il pas?... Hubert est de noire famille... Vous m'accorderez bien que c'est un jkirfait honnête homme... Nous avons les mêmes goûts, les mêmes idées...

LE MARQUIS

C'est possible, mon pclif cnfaiil... Mais j'aime

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