‹ Bertram: ou, Le pirate; mélodrame en trois actesChapitre 23 sur 47 · SCÈNE VL · texte numérisé non relu

SCÈNE VL

IMOGÈNE , CLOTILDE , L'Enfant.

l'fa'Fant.

Cloiilde , dis donc la bonne nouvelle à ma mère, car il in'a fait peur et je n'ai p.'is osé parler. CLOTILDE , à Imogène qui parait plongée dans un état de stupeur.

Madame, le noble Comte , voire illustre époux !..

IMOGÈNE , avec terreur.

Mon époux ! . .

CLOTILDE

Vient d'envoyer un de ses pages vous annoncer sa prochaine arrivée!..

JMOGÊiVE.

Il revient !..

CT.OTILDE.

Dans quelques minutes il sera près de vous.

IMOGENE.

Mon dieu ! prenez pitié de moi !...

(28) r.LO TILDE.

Déjà Ciette heureuse roivelle s'esl lépandqe dans le cliùicau; serviteurs et vassaux , tout le monde s'est réuni pour faire au comte Aldiui une râception digne de lui.

l'enfant , à Tmogene.

Viens, viens au-devant de mon père!.. J'aurai bien du plaisir à l'embrasser.

IMOCÈXE , à part.

Et ce malheureux ! . .

( Hugo CL AUfe traversent la scene^ suivis de nomhrcux domestiques qui i:o7it et viencfit avec empressement , afin de tout disposer pour recevoir jîîdini ).

HUGO

Dépéchons-nous , et surtout pas de confusion ?..

IMOGÈJSE.

Hugo , le Comte?..

KUGO.

Sera ici dans quel((ues instans , madame. Il revient vainqueur des rebelles , et la réception que je lui pre'pare sera digne de lui. Soyez tranquille, j'étais sûr que monseigneur viendrait nous surprendre , mais j'avais pris mes précautions d'avance.

mOGÈNE , à son fils.

Allons le recevoir.

(^laiidis que les domestiques continnejit à parcourir la scène et à disposer leurs préparatifs , fmogene j prenant son fis par la main ^ fait signe à Clotilde de la suivre et se prépare à sortir. Dans ce moment, le son des fanfares retentit dans les airs; une foide de chevaliers^ pages, écuyers. etc., garnissent le fond du théâtre, et le comte ylldini, suivi d'une cour brillante j s'offre aux regards de son épouse ).

SCÈINE Vil.

ALDINI, LMOGÈNE , CLOTILDE , L'Euf-mt , HUGO,,

et les Gens de la suite au fond.

Chère îmogène !

Seigneur î.,

ALDIM.

LIIOGE^E,

ALUI>I.

Donne-moi cette main chérie. Qu'il est doux pour le soldat

C ''Q ) r tigne , de se reposer nu sein du bonheur, et de trouver près d'une femme Kdorc-c , le récompense de ses longs travaux. Felicite-moi , mon amie , la victoire a partout couronné nos cfTorts , et , prive's de leur chef, les rebelles sont tombés sous nos coups , on ont été forcés de se soumettre.

IMOGKiNE.

INIonsicnr le Comte , croyez cpie je rends grâce au ciel de la protection qu'il a daigné vous accorder.

Af.DINI.

Je te préseule nos fidèles compagnons d'armes ; c'est à leur cournge , à leur intrépidité , que je dois mes victon-es. Ils ont pnrtagénues périls, je veux qu'ils partageut mes plaisirs. Pientrons au château, qu'un banquet somptueux célèbre nos triomphes et le retoiir delà paix.

HUGO, s'aj?p}'ochant.

Tout est disposé, monsieur le Comte, mais si votre seigneurie le permet , c'est ici même que la fête aura lieu.

ALDINi.

Ici!.

HUGO

Oui, monr^eigneiir,.. peut-être craignez-voi's que l'obscurité ne nuise à vos plaisirs , m^is j'ai taché de tout prévoir, autant du moins que cela m'a été possible. Je vais vous en donner une preuve.

( Hugo fait jin signe j, aussitôt une illiimination a lieu sur la terrasse et dans les jardins. Au même instant, une Joule de villageois des deux sexes ^ élégamment velus ^ entourent les chevaliers , en leur ojfrant des bouquets et dps branches de laurier, yildini témoigne à Hugo sa satisfaction ^ puis il se place avec Jmogène sur un espèce de trône qui vient de s élever comme par enchatitement.

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