‹ Bertrand de KergoëtChapitre 1 sur 8 · Bertrand de Kergoët · texte numérisé non relu

Bertrand de Kergoët

1^66. ^^'^ P'^^ ^G silence et l'oubli de toute injure à l'homme qui tient dans ses mains sa vie et sa mort , s'il peut obtenir la vie à cette condition ? Où est la femme à qui son mari devroit non pas un trône, mais une fortune ordinaire, et qui pourroit lui pardonner de pareils outrages , et lui rendre son premier amour ? Eh ! qui , dans Je monde entier , peut commander au mépris f L'amour conjugal , la confiance , l'estime et l'amitié seront-ils dus au vice et à l'inhumanité ? Darnley étoit-il en droit de les exiger après le meurtre de Rizzio ? Cependant Marie , loin de le charger dans la relation d'un crime récent , ne forme contre lui aucune plainte ; à peine elle le montre comme uii homme foible , entraîné par de perfides conseils ; et lorsqu'elle rapporte qu'elle se plaignit à lui , et lui demanda s'il étoit vrai qu'il eût consenti à l'attentat de ses sujets, elle dit seulement que, touché de ses pleurs , il consentit à se rendre à Dumbar avec elle (a). Dans ces premiers instans où son indi-

( <^ ) « Cela étant ainsi arrangé ( dit-elle , après que Henri eut fait retirer le prévôt d'Edimbourg ) , et la garde ayant rcçcu ordre de nous servir comme à l'ordinaire , la crainte et la consternation étant restées avec nous , nous parlâmes de notre situation au roi notre mari, lui représentant combien il s'étoit ma,l conduit , s'il avoiî

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LA NOBLESSE DE PROVINCE

DE KERGOET

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