JEAN, MARTHE, EATON, KOLLER
Kollee, apercevant Raton. — Que vois-je! Que faites-vous ici? qui êtes-vous?
Raton. — Que vous importe? je suis chez la reine, j'y suis par son ordre. Et vous même, qui êtes-vous pour m'interroger?
Kolleb. — Le colonel Koller.
Raton.— Koller ! quelle rencontre ! Et moi, je suis Raton de Burkenstaff, chef du peuple.
Kollek. — Et vous osez venir en ce palais, quand l'ordre est donné de vous arrêter.'
Marthe.— O ciel !
Raton. — Sois donc paisible ! (A Koller a demi-voix.) Je sais qu'avec vous je n'ai rien à craindre ; car nous sommes du même bord, nous nous entendons vous êtes des nôtres.
Kollee, avec mépris. — Moi !
Raton, à demi-voix. — Et la preuve, c'est que voilà un papier que je suis chargé de vous remettre, et de la part du roi.
Kollee, vivement. — Du roi ! est-il possible ! Qu'est-ce
que cela signifie? (Il ouvre la lettre, qu'il parcourt.) O ciel! un pareil ordre!. . . .
Raton, le regardant et s' adressant à sa femme et à Jean. — Vous voyez déjà l'effet
Kollee. — Christian ! . . .c'est bien sa main, c'est sa signature. . . Et vous m'expliquerez, monsieur, comment il se fait —
Raton, gravement. — Je n'entrerai dans aucun détail ni éclaircissement: c'est l'ordre du roi; vous savez ce qui vous reste à faire et moi aussi je m'en vais.