‹ Bibliographie clérico-galanteChapitre 106 sur 152 · QUESNEL — QUILLET · texte numérisé non relu

QUESNEL — QUILLET

— LETTRE d’un ecclésiastique aux religieuses qui ont soin de l'éducation des filles, pour les exhorter à seconder les intentions du pape (Innocent XI) touchant les nudités, s. L., 1685,

QUESNEL (l'abbé), neveu du he Quesnel, oratorien et janséniste.

— ALMANACH du diable, contenant des prédictions (en vers) très curieuses et absolument infaillibles, pour l’année 1737. Aux Enfers, 1738, petit in-8, 56 pp., texte et front. gr. (Répertoire de Bibl. Techener, 24fr.).

due scandaleuse, et qui certes, pour les détails scabreux qu’elle contient, mériterait mieux ce titre que celui qu ‘elle porte. Ce sont des prophéties- épigrammes contenant 67 numéros dont la clef est au Diable.

La Critique et la Contre-critique, en prose, du même auteur est, sous le prétexte de rectifications, encore plus satanique que la première œuvre, puisqu'elle nomme

ceux que le Diable ne faisait qu'indiquer obscurément.

QUILLET (l’abbé Claude), né à Chinon en 1609, fut nommé à l’abbaye de Doudeauville, par le cardinal de

Mazarin pour lui avoir dédié sa Callipédie, mort en 1661.

— Cazvinn Leti Callipedia seu de pulchræ prolis habendæ ratione. Lyon et Paris, 1655, in-4 (Gluc, 18 fr.; Techener, 1858, 28 fr.; Bull. bibl., 1836, 12 fr.). — Paris, 1656, in-8 (édit. plus complète). — Londres, 1708 ; Paris (Leipzig), 1709, in-8. — Londini, Borvier, 1709, in-8 (édit. avec les passages suppr. dans d’autres).

Traductions françaises :

— La CALLIPÉDIE, ou la manière d’avoir de beaux enfants, poëme en vers libres, texte lat. en regard (par Monthenault d'Egly). Amst. et Paris, 1746, 1749 (Walckenaer, 4 fr. 50), 1774, in-12 (Techener, 1858, 9 fr.). — Trad. nouv. en pr. par Caillaud, texte latin à la fin. Bordeaux, an VII1799, in-12 (Techener, 1858, 4 fr.). — Paris, Roret, in-8, 2 ff.

Poëme latin, assez hardi dans l'expression et dans la pensée, pour avoir provoqué des suppressions dans certaines éditions même latines. Cet art de faire de beaux enfants valut à son auteur une abbaye; étaït-ce pour le récompenser d’avoir fait aussi bien ou pour l’encourager à faire mieux ?

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