SÉRAN — STATUTA
— SAMUELIS Schroëeri, Dissertatio theologica de Sanctificatione seminis Maria Virginis, in actu Conceptionis Christi, sine redemptionis pretio ; contra antiquum Scholasticorum nonnullorum præservationis in lumbis Adami figmentum, rursüs autem à quibusdam renovatum. Lipsi®æ, Joanne: Fridericus Braunius, 1709, in-4 (cat. Gaignat, 21 1. 2s.).
Parmi les nombreux traités, plus ou moins singuliers, sur la Virginité de Marie,
- que. les théologiens, sermonnaires, mystiques, etc., ont enrichi de leurs excentricités, celui-ci à droit à une mention spéciale : la sanctification de la semence de la Vierge dans la conception (mieux dans l’acte) du Christ, n'est-ce pas un chef-d'œuvre de naïve impudeur et de sublime immoralité ? Cette grave et brüulante question du sanctum semen n’est pas traité en quelques pages, mais en un vol. in-4. Ce docteur scholastique: aurait dû couper ce travail délicat par la lecture de Gerson, De nocturnd et diurna pollutionibus.
SÉRAN (l'abbé, de la Tour).
— Mysis et Glaucé, poëme traduit du grec, s. n. La Haye et Genève (Paris), 1748, in-12 (Mise de Pompadour, 2 1.; le cat. du duc de Chaulnes, 1770, indique une édit. Genève, 1728, in-12, 3 1. 19s.). !
Ce poème galant n’est qu’une traduction supposée du grec; il est entièrement du crü de l’abbé.
SERCLIER (Jude), chanoine régulier de Saint-Ruf de Valence.
— Le Gran Tombeau du monde, ou Jugement final en six livres, par Jude Serclier. Lyon, J. Pillehotte, 1606, in-8 (cat. Potier, 1870, 230 fr.).
Sous un titre et avec un sujet aussi sérieux, le poète-chanoine trouve le moyen d’égayer son poème par des singularités naïves : il dédie son œuvre à tres-haute, tres-puissante.… dame la sacrée Vierge Marie, imperière du ciel, et s'en déclare, de Sa Majesté, le vil et abject vermisseau.
STATUTA concilii Florentini. Florentiæ, Barth. Sermatellius, 1564, in-4 (Techener, 1858, n° 6793, 18 fr.).
. Curieux : De adulteriis et stupro, — Contra impressores librorum ; — Clericorum retinentium concubinas mulieres, pœna; — Clerici retinentis pueros et infantes, pœna ; — Clerici adulteri incæstuosi, pœna; — Clerici qui matrem, sororem, monñiatem, aut filiam spiritualem carnaliler cognoverit, pæœna. — Cette brutale énumération des connaissances charnelles des clercs ou prêtres sur leur fille spirituelle, une religieuse, leur sœur, leur mère, les enfants, les petites filles, des femmes concubines, etc., prouve qu’au xvr° siècle les mœurs du clergé n'étaient pas assez pures Pour ne pas édicter des peines sévères contre leurs déportements, et quels déportements! le péché charnel, avec la mère, la sœur. On n’invente pas des monstruosités semblables pour les punir, on les cacherait plutôt, si elles n'étaient malheureusement asses nombreuses et fréquentes, pour nécessiter un concile et des châtiments !
ie CR D mb din de de