BARTHÉLÉMY — BATTEUX
Ce roman de mœurs, souvent attribué à Castanier d’Auriac, élève de l'abbé Barthélemy, ne peut être que l’œuvre du maitre. On retrouve, en effet, dans ce pastiche grec, cette science profonde des mœurs, des usages et du génie de la Grèce, surtout ce style clair, élégant, naturel, ce coloris plein de grâce, cette vérité de tableaux et cette scrupuleuse harmonie de tons antiques qu’on admire dans ses Voyages d'Anacharsis. Cette imitation des romans grecs a/été traduite dans presque toutes les langues.
BARTHÉLÉMY (l'abbé), de Grenoble.
— LA CANTATRICE grammairienne, ou l'Art d'apprendre lorthographe française par le moyen des chansons érotiques. Genève et Paris, 1788, in-8, 432 pp.
On apprend à parler et encore plus à agir d’après ces chansons : Cœurs sensibles, cœurs fidèles... — Jupiter, prète-moi ta foudre. — Faut-il être tant volage ? — Agnès croyait #0 ‘avant vingt ans. — Maman toujours me répète... et cette autre :
Je demande pardon aux belles,
Si trop libre dans mes chansons, J’ose chanter ces bagatelles
Qu'elles voilent sous leurs jupons, etc.
— Mémoires secrets de Mie de Tencin, ses tendres liaisons avec Ganganelli, ou l'Heureuse découverte littéraire relativement à d'Alembert ;: par M. l’abbé ... de Grenoble, 8. LS TARN 1 vol. in-8. — Grenoble, 1790, 2 part. in-8.
Ce Ganganelli, l'heureux amant de cette LA du Régent et d’autres, fut depuis le pape Clément XIV. D'Alembert, le célèbre encyclopédiste, étant le fils naturel de M'° de Tencin, il est permis, sans grand jugement téméraire, d'accorder
une part de paternité à ce pape galant. Un pape un peu père de l’encyclopédiste
qui, avec Voltaire, a le plus frappé la religion, c'est presque un rendw pour un prêélé.