‹ Bibliographie clérico-galanteChapitre 44 sur 152 · TARQUIN · texte numérisé non relu

TARQUIN

Auprès de toi, ma mignonne, Mon,cœur est comme l’aimant, Et mon aiguille, friponne, Cherche le pôle charmant

De ton mirliton…

— Voyace merveilleux du prince Fan-Férédin dans la Romancie, s.n. Paris, Le Mercier, 1735, in-12 (cat. Peignot, n° 1736). — Réimpr. dans les Voyages imaginaires.

| Critique ingénieuse de l'ouvrage : l'Usage des romans de l'abbé Lenglet-Dufresnoy. n lui fait sentir avec esprit les dangers qu'il y a à citer et à analyser des romans licencieux et lui prouve, que le titre d'infâme et autres épithètes données à un écrit, loin d'en détourner les lecteurs, ne fait que les animer à les lire.

| Le (Ch. des" Se né dans l’Anjou, vu encore vers 1531.

Be La LÉGENDE joyeuse de maistre Pierre Faifeu coondtt plusieurs singularitez et veritez. La gentillesse et subtilité de son esprit avecques les passetems qu 1 a faitz en ce monde, etc.,s.n. s. 1, 1526, in-4 goth. — Angers, 1531, petit in-4 goth. — An Mosivivers; 1532, petit in-4 goth. (Bertin, 100 fr.). — Paris, Coustelier, 4723, petit in-8 (Luzarche, 5 fr.).

| Légende en vers naïfs pleins d’une délectable gaillardise dans le goût des Repues

franches de Villon. Ce sont des contes souvent indécents, mais égayés de traits si D or vite le prêtre pour lire le poète. l

: BOURDON (le R, P. F. Roland).

— Les Braurez et richesses de la ceinture, principalement de celle

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de cuir portée en l'honneur du glorieux saint Augustin et de sainte Monique, sa dévote mère. Angers, Ant. Hernault, 1613, in-12 (Arch. du bibl., 1860, 18 fr.).

Ce singulier ouvrage traite de l’origine, de l'usage et de la verbu des ceintures mystiques et de l’histoire des confréries qui portent la ceinture et le cordon.

BOUSSARD (Geoff.-Math.), recteur de l’Université et chancelier de l’église de Paris, né au Mans en 1439 et mort vers 1522.

— De ConriINENTIA sacerdotum. Paris, 1505, in-4, — Rouen, 1513, in-4 (Biogr. Peignot, t. 1, p. 370).

Ouvrage fort rare et curieux en documents sur les mœurs du clergé. A cette époque de foi naïve, elles n'étaient guère meilleures qu'aujourd'hui. Les prêtres d'alors étaient plus franchement, plus ouvertement incontinents, voilà l'avantage en leur faveur, si c'en est un. On y trouve surtout cette curieuse question, qu'il résout affirmativement, si le pape a le droit de dispenser un prêtre du célibat.

BOUVIER (J. B.), né à Saint-Charles-la-Forêt en 1783, évêque du Mans en 1834, mourut le 29 décembre 1854.

— Disserrario in sextum decalogi præceptum et supplementum ad

tractatum de matrimonio. Mans, 1827, in-12 (cat. L'Escalopier,

n° 1514, {re édit.). — Paris, Méquignon, 1843. — 1845, in-12, 212 pp. — Paris, 1846, in-12 {cat. Libri, 1858, n° 83).

Le titre latin n’est là que comme un de ces immenses épouvantails, à longs bras, qu’on met dans les cerisiers pour éloigner les moineaux des cerises ; de loin, on a peur de ce latin, et de près, on trouve un français bonhomme qui vous explique la bestialité, la sodomie, la pollution et les diverses espèces de luxure consommées ou non contre nature... Abritez au moins tout ça et bien autre chose, dans cette langue barbare, faite pour l’église, que vous nommez naïvement latin. Horace et Cicéron auraient bien du mal à comprendre ce latin, mais enfin vous l’avez, servez-vous en.

BOUVIGNES (le Père Louis de). prédicateur capucin.

— Miroir de la vanité des femmes mondaines. Namur, Ad. de la Fabrique, 1675, in12. — Namur, 1696, petit in-12.

Ouvrage singulier par ses naïvetés : « Voici donc une jeune enjouée, toute farcie de vanité, qui emploie régulièrement deux ou trois heures d'horloge chaque jour, pour aftiler les traits de sa beauté, pour ajuster sa tête, pour polir et blanchir ses dents, pour friser et poudrer ses cheveux, pour se faire grosse d’un côté et menue de l’autre et pour paraitre d’un beau corsage.… or çà, mademoiselle la pimpante, quand je vous contemple, je vois qu'il ne reste plus rien pour achever de peindre une parfaite mondaine... vous avez autant degrain de vanité dans l’espritique de poils dans la tête. envisageons les appas trompeurs de votre chevelure achetée au marché et qui à peut-être appartenue à quelque teigneuse... etc. »

) BOYER. a abbé CHalide). acädémicien, né à Abe en 1618, mort à Paris en 1698. |

— Les Une de Jupiter et de Sémélé, trag. en B act. et prol. v. Paris, 1666, in-12.— Amsterd., 1676, in- 12 (Soleinne, n° 1226).

— ARISTODÈME, trag. (5 act.). Paris, A. Courbhé, 1649, in-4. — ARTAXERCE, trag. (5 act. v.). Paris, Blageard, 1683, in-12. | 4 | — Comines, trag. (5 act. v.). Paris, Ch. de Sercy, 1659, in-12. x Fa D Le Comre d'Essex, trag. (5 act. Y.) ne Ch. Osmont, 1678, "4 D: m-12.

. — Fénéric, trag. com. (5 act. v.). Paris, A. Courbé, 1660, 1h12. ‘à — La Fesre de Vénus, coméd. (5 act. v.). Paris, Gab. Quinet,

200 1669, in-12. : | — Le Firs supposé, trag. (5 act. v.). Paris, P. Lemonnier, 1672, A

in-12. : | — Jepuré, trag. (3 act. v.). Paris, J. B. Coignard, in-4, fig. grav. D par Mariette. NA “ — Le Jeune Marius, trag. (B act. v.) Paris, G. Quinet, 1670, É in-12. | — Jupirx, trag. (D act. v.). Paris, J. B. Coignard, 1695, in-12.

— LisIMÈNE, ou la Jeune Bergère, past. Paris, P. Lemonnier, | 1672, in-12.

— La Morr de Démétrius ou le Rétablissement d'Alexandre, roy S d'Épire, trag. (5 act. v.). Paris, Ant. Courbé, 1661, in-12. — OROPASTE ou le faux Tonaxare, trag. (5 act. v.). Paris, Ch. de Sercy, 1663, in-42.

+ Cor POLICRATE, coméd. hér. Paris, CI. Barbin, 1670, in-12. — La PorcIE romaine, trag. (5 act. v.). Paris, A. Courbé, 1646, in-4.

= Ponus ou la Générosité d'Alexandre, trag. (5 act. v.). Paris, A. Courbé, 1648, in-4.

— PoLicriITE, trag. coméd. Amsterd., H. Scheite, 1705, in-12. DA LA Sœur généreuse, trag. coméd. (5 act. v.). Paris, À. Courbé, Fi 1647, in-4.

— TyRIDATE, trag. (5 act. v.). Paris, À. Courbé, 1649, in-4.

| — Uzysse dans l’isle de Circé ou Euriloche foudroyé, irag. coméd, (Bact. v.). Paris, A. Courbé, 1650, in-A.

On Et attribue encore Agamennon et Antigone, pièces par ues sous le nom de | Pader d’Assezan; il est possible qu'elles soient de lui, mais en tous cas, si son Lo A bagage dramatique est plus lourd, sa gloire n’en sera pas plus grande. Ses i insuccès 4. We

littéraires ont fait mentir le proverbe : fil faber fabricando. Si l'amour, largement ST E exploité au théâtre, est un viatique de succès, le pauvre abbé ,qui s’en est servi jusqu’à le rendre fourbu, aurait dù trouver plus de bienveillance près de ses contem-

34 BRANTOME — BREVIO.

porains. Peut-être aussi que le public né malin, et l'amour né espiègle, s’entendaient pour se moquer de ce peu chanceux Boyer, qui n'eut pas même, dit l'abbé Furetière, la bonne fortune de faire dormir quelqu'un à ses sermons, puisque, ajoute-t-il, il ne put trouver un oo: pour prêcher.

BRANTOME (Pierre de Bourdeilles, seigneur abbé de), 1527-1614.

— Diarocues, ou Entretiens des femmes savantes. Amst., Fop- .pens, 1709, 2 tom. in-12 (Chedeau, 11 fr.).

Cet ouvrage obscène n’est autre que l’Académie des daines, faussement attribuée sous ce titre à Brantôme.

— Mémoires de messire P. de Bourdeilles.. cont. les vies des dames galantes de son temps. Leyde, Sambix, 1665 (Elz. impr. à Bruxelles par Foppens), 2 vol. petit in-12. — Zeyde, J. Sambix, 1666, 2 vol. petit in-12 {cat. de l'abbé de Bearzi, n° 2836). — 1666-1692, 1693, 1699, Amst., 2 vol. petit in-12. — Amst., 1721, 3 vol. in-12. — Londres, 1739, 2 vol. in-12.

Et sous le titre de : Vies des dames galantes. Paris, Ledoux, 1834, : 2 vol. in-8. — Paris, Garnier, 1841, 1848, 1849, 1852, 1868, etc., 394 pp. — Paris, Delahays, 1852, 1857, etc., in-12.

— Œuvres, Leyde (Trévoux), 1722, 8 vol. in-12 (Lancelot, 1741). — La Haye, 1740, 1743, 15 vol. petit in-12, fig. (Bertin, 300 fr.). — Paris, Bastien, 1787-90, 10 vol. in-8 (cat. Le Vavasseur, 1789, 30 fr.). — Paris, 1822-24, 8 vol. gr. in-8. — Paris, 1838, 2 vol. gr. in-8. — Paris, Jannet, 1858, 2 vol. in-16; Pagnerre, 1860, et Mmc Renouard, 1870, 3 et 4 vol. in-16.

Castelnaud, dans ses Mémoires, dit des Dames galantes : je ne parle point de cet ouvrage pour ne point condamner sa mémoire; J'en répands le crime sur la dissolution de la Cour de son tems, dont on pourroit faire de pe terribles histoires que celles qu'il rapporte.

BRETIN a abbé Claude), aumônier de Louis XVIII, mort en 1807.

— ConTEs en vers et quelques pièces fugitives, s. n. Paris, an v- 1797, petit in-8, 248 pp. fig. (6) de Legrand (Van der Helle, 46 fr.). — Paris, Gueïfier Jne, 1799, petit in-8, fig., pap. vél. (cat. By, n° 1589, T'fr.).

Malgré l’indulgence de la censure à cette époque un peu décolletée, la liberté trop grande de certains contes a nécessité des cartons aux pp. 43, 57 et 137. Ces

S4 contes troussés gaillardement, la calotte sur l'oreille et la robe peu fermée, sont écrits avec facilité et verve gauloise.

BREVIO (Jean), prélat vénitien.

LN

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