tome IV. Barbier attribue cet écrit à Artus Thomas, sieur d'Embry
— Recuen de poésies, s. 1. n. d., in-folio (cat. La Vallière, n° 13090).
— Œuvres diverses (prose et poésies), Paris, 1623, in-fol. (Peignot,
Biographie, t. IV, p. 120).
Ses poésies se composent de stances, de sonnets et de pièces de circonstance sacrées et profanes. Ses vers sont faciles et ont de la grâce.
Puisqu’il faut désormais que j'éteigne ma flamme (Seul et cruel remède) avec l'eau de mes pleurs,
Et que pour m’arracher les épines de l’âme,
Je m'oste aussi du cœur les roses et les fleurs.
.. Au plus secret des bois je conte mon martyre,
Je pleure môn martyre en chantant mes amours...
… Dame dont les beautés me possèdent si fort, Qu'estant absent de vous, je n’aime que la mort.
Les eaux en votre absence et les bois me consolent.…
Il y a quelquefois du mauvais goût et une pensée tellement alambiquée qu’elle est ridicule comme dans ces vers à la Vierge Marie :
. C'est celle dont la foy pour notre sauvement Crut à la voix de l'ange, et conçut par l'oreille.
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