LÉ VAYER — LIVRE
129 ff. — Paris, Jean de Lastre, 1579, in-16 (Barbier, t. Il, p. 462). — Rouen, 1639, in-12. —.s. I. n. d. (Rouen, vers 1717), petit in-12 (Techener, 1858, 28 fr.). — Impr. cette année (Rouen, vers 1730), in-12, 220 pp. (Veinant, 52 fr.).
Ce moine, seigneur de rien en paroles austères peut-être, mais non en paroles joyeuses, se délecte en récits égrillards et piquants. Ce sont des contes gaulois et facétieux, auxquels Ch. Nodier consacre une longue et intéressante étude dans les Mélanges tirés d'une pelite bibliothèque.
LE VAYER (l'abbé), fils de l'écrivain Fr. de La Mothe Le Vayer, mort en 1664, âgé de rt à ans. Boïleau lui a dédié sa satire TV :
D'où vient, cher Le Vayer, que l’homme le moins sage Croit toujours seul avoir la sagesse en partage ?.….
— Tarsis et Zélie, s: n. Paris, 1659, 6 vol. in-8 (cat. d'Hangard, 21 fr.). — Paris, Jolly, 1665-66, 6 part. in-8, fig. (cat. du duc d’Estrées, 4 1.). — Par le sieur Le Revay. Paris, de Luyne, 1669, 8 vol. in-8 {Mise de Pompadour, 12 1.) — Za Haye (Paris), 1720, 6 vol. in-8, fig. (édit. revue par l’abbé Souchay; Mise de Pompadour, 22 1.). — La Haye, Moetjens, 1720, 3 vol. in-12 (duc de Chaulnes, 1770, 7 1. 11 s.). — Paris, Musier fils, 1774, 6 vol. in-8, fig. et vignettes de Cochin et d'Eisen (Techener, 1858, 40 fr.; La Bédoyère, 1862, 64 fr.; Fontaine, 1870, 120 fr., et pap. de Holl. 200 fr.).
Cette dernière édition est la plus belle, elle est ornée de 3 fig. de Cochin Eisen et Moreau et de 23 vignettes d’Eisen. I.e nom de Le Revay est l’anagramme transparent de Le Vayer. Les catalogues d'Hangard et de la marquise de Pompadour indiquent nettement l'abbé Le Vayer comme l’auteur de ce roman héroïco-galant.
LE VILLE (le P. F. Nicolas de), prieur des Célestins de Hevre-les-Lovain.
— LA CynosurEe de l’ame, ou Poësie morale, dans laquelle l’Ame amoureuse de son salut peut considérer les voyes plus assurées pour arriver au ciel, par le P. F. de Le Ville. Lovain, A. Bouvet, 1658, petit in-8, fig. qui représente les âmes qui s’embarquent pour le Paradis (cat. Soleinne, 6 fr.).
Drôlerie mystique que le jeu de la scène ne doit rendre ni plus intéressante ni plus chaste,
LIVRE (Le) de la Toute Belle sans Pair, qui est la Vierge Marie. Paris, Jehan Petit, s. d., petit in-8 gothique (Bulletin du Bibliophile, 1836, 15 fr.).
LOCHON — LOUVENCOURT. : | 113
Ouvrage mystique de la plus grande rareté et de toute singularité : méditation dévote du nez de la Vierge ; — office de l'oreille; — de la modérée grosseur des lèvres de la Vierge ; — des deux narines du nez; — méditation aux épaules et aux ..…. Fin comment la bouche doit être de moyenne ouverture; — comme le sacré ventre de la Vierge est la fontaine de vie; — méditation aux cuisses qui sont force et espérance ; — comme la Vierge est comparée à l'éléphant; etc.
LOCHON (Étienne), curé de Bretonvilliers, au dio- cèse de Chartres, mort à Paris en 1720.
— Le vray Dévot considéré à l'égard du mariage et des peines qui s’y rencontrent. Paris, Roulland, 1679, in-12 (cat. L'Escalopier, n° 1538).
. Traité piquant relevé souvent par une légère pointe d’ironie.
LONGCHAMPS (l'abbé Pierre de), membre de l’Académie de La-Rochelle, mort à Paris en 1812.
— AVENTURES d'un jeune homme pour servir de supplément à l’histoire de l’amour, s. n. La Haye et Paris, Quillau, 1765, in-12. — 1768, in-12.
— ÉLéciEs de Properce, trad. en franc. (pr.). Paris, Le Jart, 1772, in-8 (Potier, 1863, 10 fr.). — 1802, 2 vol. in-8.
- Traduction la plus complète, sans omission sinon sans erreur, du poète le plus passionné, le vrai chantre de l'amour. Annoncer que l'Élégie xv du liv. II : «O me felicem! nox à mihi candida! » est intégralement traduite, c’est prouver que le traducteur n’a pas eu peur de livrer ces ardeurs d’alcôve à une lecture facile et commode. -
— Écécies de Tibulle, trad. en (pr.) franc. Paris, 1716, in-8. Même genre et mêmes observations que pour la précédente traduction.
— MaracripA, trag. en 3 act. (en v.s. n.). Lisbunne, 1763, in-12, 64 pp. (Soleinne, 4 fr.).
Pièce très violente contre les jésuites, et si bien détruite par eux, qu'elle est presqu’introuvable,
— Mémoires d'une religieuse écrits par elle-même et recueillis par M. de L***. Amsterd. et Paris, L'Esclapart, 1766, 2 vol.
Il y a plus d'amour charnel que d’amour religieux dans ce roman tout profane. à R %,
LOUVENCOURT (Fr.-Ch. de), chanoine régulier.
— Le GAsTEAU spirituel composé de la plus saine mâne de l'EÉcri-