‹ Bibliographie clérico-galanteChapitre 92 sur 152 · MARIN — MAROLLES · texte numérisé non relu

MARIN — MAROLLES

in-12 (Techener, 1855, 8 fr. ; Aubry, 1869, 5 fr.; Bull. bibl., 1853, 8 fr.). — Paris, Mer cier, 1796, in-18 (Bull. bibl., 1835, JTE

Satire fine et spirituelle en vers contre certains abus cléricaux.

MARIN (Père Michel-Ange), religieux minime, né à Marseille en 1697, mourut à Avignon en 1767.

— ADÉLAïDE de Vitzhurg, ou la Pieuse pensionnaire. Avignon, Giroud, 1750, in-12.

— AGnÈs de Saint-Amour, ou la Fervente novice. 4750) 2"vol.

Roman dévot qui, par la mysticité du langage et le risqué des situations, laisse peu à faire à un roman qu'on nommerait scandaleux ou dangereux.

— ANGÉLIQUE, ou la Religieuse selon le cœur de Dieu, s. d. 2 vol. : in-192.

— ConpuiTE spirituelle de la sœur Anne Violet, Avignon, 1740, in-12.

Détails plus que naïfs.

— La Marquise de los Valientes, ou la Dame chrétienne. Paris, 1745, 2 vol. in12. — Avignon, 1765, 2 vol. in-12. .— VIRGINIE, ou la Vierge carétienne pour les filles qui aspirent à la perfection. Paris, 1752, 2 vol. in-12.

Plus intéressants et mieux écrits que ceux de l’évêque de Belley, ces romans sont parfois aussi risqués. )

MAROLLES (l'abbé Michel de), né à Génillé en Touraine en 1600, mort en 1681 à Paris.

— Les Amours d’Ovide, trad. nouvelle (en pr.) avec des remarques et le texte en regard, s. n. Paris, 1661, in-8, frontisp. Chauveau.

— Le CANTIQUE des Cantiques de Salomon, trad. en vers. Paris, 1677, in-4 (cat. Lancelot, 1741).

— Les ÉLécies de Tibulle, cheval. romain en IV livres de la trad. de M. D. M. A. D. V. ia de Luyne, 1653, in-8 (Techener, 1858, 9 fr.).

— Les ÉPIGRAMMES de Martial, en lat. etenfr. Paris, 1655, 2 vol. in-8, frontisp. grav. (Gouttard, n° 1704, 16 fr. ; Téchener, 1858, Lo fr ;

Cette traduction, en prose, vaut un peu mieux que les vers de cet abbé quis sont

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moins que médiocres, Le traducteur n’a rien négligé, pas même les épigrammes libres.

— Les Livres d'Ovide, de l’art d'aimer et des remèdes d'amour, à

quoi sont ajoutez les poëmes de l’art d'embellir le visage, s. n. Paris, 1660, in-12. — Paris, Langlois, 1677, gr. in-4. — Paris, Barbin, 1696, petit in-12.

— LE PÉTRONE en vers, trad. par M. L. D. B. Paris, CI. Barbin, 1667, in-12.

— Les Quinze livres de Martial, trad. en vers, avec des remarques. Paris, 1671, 1675, in-8.

— TABLEAUX du temple des muses représentant les vertus et les vices sur les plus illustres fables de l'antiquité. Paris, Langlois, 1655, in-fol., fig. de Bloemaert (Gouttard, 12 fr.; Lemarié, 21ir.) — Amst., Z. Chatelain, 1733, gr. in-fol., fig. de B. Picart (Lemarié, 93 fr.; Van der Helle, 150 fr.). — Amsterd., 1742, infol., fig. de B. Picart en 60 tableaux {Gouttard, 26 fr.). — Amsterd., a Wolfgank, 1676, in-4 HAS: grav. et fig. de Bloemaert (Van der Helle, 25 fr À

Cet abbé, infatigable écrivassier, a tellement donné de traductions et d'ouvrages | en vers et en prose, se ‘il est heureux pour sa réputation que presque tous soient oubliés,

MARRACCI (le P. Hipp.), de la congrégation des clercs de la Mère de Dieu, né à Lucques le 17 janvier 1604, mort à Rome le 18 mai 1675.

— BigciorTaecAa Mariana, alphabetico ordine digesta et in duas partes divisa, qua auctores qui de Maria Deiparente virgine seripsere, cum recensione operum, continentur, auct. P. Marraccio. Romæ, Caballus, 1648, 2 vol. pet. in-8 (cat. L’'Escalopier, n° 43).

C'est un traité biographique et bibliographique des auteurs (environ 3,000) qui ont écrit sur Marie, ses perfections, etc. Très rare.

— PoLyanruea Mariana, accedit Bibliotheca Mariana. Co. “A gripp.s NE Ketteler, 1684, in-fol. (cat. L'Escalopier, n° 93).

Supplément de l'ouvrage précédent contenant plus de mille noms d'auteurs nouveaux.

MARTINEZ (Alfonso), archiprôêtre de Talavera,

— TrATrADO contra las mugeres qui con poco saber Mezolado con malicia dicen e facen cosas no debitas, par Alf. Martinez. Toleda, 1499, in-4.

120 MASSIEU — MAUPERTUY.

— CORBACHO, libro de los vicios de las malas mujeres. Toledo, 1499, petit in-4.

Même ouvrage que le précédent, anecdotes satiriques et traits piquants contre

- les femmes ; leurs mœurs faciles fournissent les récits les moins catholiques.

MASSIEU (l'abbé Guill. mx né à Caen en 1665, mort à Paris en 1722.

— Les GRACES, recueil de différents ouvrages sur les grâces (par de Querlon). Paris, Fetel, 1769, 1771, 1777, in-8, frontisp. et titre de Boucher, fig. de Moreau (Chedeau, 17 fr.; Techener, 1858, 4 ir. ; : Fontaine, 1870, 80 fr.) — Réimpr. sous le titre : Triomphe des grâces, ou Élite en prose et en vers des meilleurs écrits anciens et modernes qui ont été faits à la louange des Grâces. Paris, Costard, 1775, in-8, fig.

Plusieurs abbés et religieux ont fourni des pièces à cette œuvre gracieuse : l’abbé

Massieu, une dissertation et l’ode de Pindare sur les Grâces; le P.-André, un dis-

cours; l'abbé Métastase, un drame ; l'abbé Winckelmans, les réflexions de la grâce dans l'art, etc.

MAUDUIT (le Père Michel), oratorien, né à Vire en 1644, mort à Paris en 1709.

— MéLances de diverses poésies divisées en quatre livres, s. n. Lyon, 1681, in-12.

Sa préface traite du bon usage de la poésie et du danger des poésies galantes.

— DisserTATION sur la goutte. Paris, 1687 et 1689, in-12.

Son origine et le moyen de s'en garantir.

MAUPERTUY (l'abbé J.-B. Drouet de), né à Paris en 1650, chanoine de Bourgés, mourut à Saint-Germainen-Laye en 1730.

— Les AVENTURES d'Euphormion, hist. satir., s. n. Anvers, héritiers de Plantin, 1711, 3 vol. in12. — Amsterd., 1712, 3 vol. in-18. — Et sous le titre: La Vie et aventures d'Euphormion, écrites sur de nouveaux mémoires, par S. S, $. J. P. R. V. L. E.R. E. Amsterd., 1733, 3 part. in-12.

Ce roman satirique de mœurs n’est pas une traduction de l'Euphormion de Barclay, mais une imitation très augmentée et visant les coutumes et les mœurs con- . temporaïnes de l'abbé Maupertuy.

— LE ComMMERCE dangereux entre les deux sexes, traité moral et

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MAYDIEU —— MENESTRIER. 121

historique, s. n. Bruselles (Lyon), 1715, 2 tom. in-12 (cat. Pressac, 1857, 3 fr. 75).

— La FEMME faible, où l’on représente les dangers auxquels les

femmes s’exposent par un commerce fréquent et assidu avec les hommes, par Mme de SX, Nancy (Vienne), 1714, in-12. — Nancy (Paris, Prault), 1733, in-12. — Amsterd., 1755, in-12. . L'abbé, pour faire passer les crudités inhérentes à tel sujet, a eu soin de cacher

sa robe de prêtre sous un jupon de femme, ou si vous aimez mieux sous un pseudonyme de dame mariée. à |

MAYDIEU (l'abbé Jean), chanoine de Troyes, mort à Tœpliz pendant l’émigration.

— Histoire de la vertueuse portugaise, ou le modèle des femmes chrétiennes, dédié aux Rosières de: Salency. 1779, in-12.

De Épouarp Monrrosr, tragéd. en 5 act. en prose. 1781, in-8,

— L'HonNÊTE homme. 1781, 2 vol. in-12.

Cet écrivain médiocre a aussi donné la Vie de Grosley, 1787, in-8, où l’on trouve quelques notes curieuses et d’autres peu exactes,

MAZEAU, docteur en théologie, prieur de Ceignac.

— PARAPHRASE sur les cantiques de Salomon appliqués à à l’âme, parfaite épouse de Jésus- “Christ. Rodez, 1675, petit in-12 (Répertoire de Bibl. Techener, 18 fr.).

Ce livre, presqu'inconnu, est curieux par la manière mystique dont l’auteur explique les gaillardises de Salomon sur les tétons et le nombril de sa maîtresse, pp. 78, 83, 132, 133 et 144. Le prieur nous apprend qu'il & cueiili ce fruit dans les ouvrages des Saints Pères. Que n’y trouverait-on pas, avec un peu de bonne volonté ? La dédicace à la vierge Marie, fille du Père éternel, mère du Füs de Dieu, épouse du Saint-Esprit, vaut un long volume singulier.

MENESTRIER (le Père C1.-Fr.), né à Lyon en 1631, jésuite célèbre par ses écrits sur le blason, les décorations, les tournois, etc., mort à Paris en 1705.

— Des BALLETS anciens et modernes, selon les règles du théâtre,

s. n. Paris, René Guignard, 1682, in-12 (Yemenitz, 6 fr. :; Giraud, 19 fr.;. Luzarche, 13 fr. 50). — Paris, Robert Popie,

1685, in-12.

— DissERTATION sur l'usage de se faire porter la queue, s. n. Paris, Boudot, 1704, in-8, 51 pp. (Vemenitz, 19 fr. ; Bull. bibl... 1847, 32 fr.). — Avec des notes. Lyon, Barret, 1829 (Vemenitz, 9 fr.). — Réimpr. dans la Collection des pièces relatives à l’his-

12? MENOT — MÉRON.

toire de France de Leber et dans le Journal ecclésiastique de l’abbé Dinouart. Mai, 1764, tom. VIIT et tom. XIV.

— TRAITÉ des tournois, joutes et autres spectacles publics. Lyon, 1669, in-4, fig.

MENOT (Michel), cordelier, célèbre par ses sermons pleins de farces grossières et indécentes, mort en 1518.

— Opus aureum evangeliorum quadragesimalium. Paris, 1519 et 1526, in-8 (cat. Sandras, n° 198).

— PERPULCHER tractatus de fœdere et pace ineundà, media ambasciatrice penitentiâ. Paris, J. Petit, s. d. (La Vall., 1767) et Paris, 1519, in-8 goth. : |

— SERMONES quadragesimales, olim Turonis, declamati. Paris, 1519, 1525, et J. Petit, 1530, in-8 goth. {Libri, 1857, n° 146 ; Sandras, n° 199), et Jeh. Petit, s. d., in-8 goth.

— SERMONS sur la Madelaine, avec une notice et des notes par Labouderie. Paris, 1832, in-8 (Peignot, 5 fr. 40).

Les allusions indécentes, les plaisanteries grossières et les bouffonneries obscènes abondent dans tous ses sermons, mais principalement dans l'Enfant prodigue; la Multiplication des pains ; la Passion; le Mauvais livre; la Madeleine. Une citation indiquera le genre. « Et ecce Madgalena seva dépouiller et prendre tant en chemises, et cœteris indumentis, les plus dissolus habillements que un quelqu'un fecerat ab ætate septem annorum... Habebat ses senteurs, aquas ad faciendum relucere faciem, ad attrahendum (Jesum) et dicebat : verè habebit cor durum, nisi eum attraham ad meum amorem. Nunquam redibo Jerusalem, nisi colloquio cum eo habito. Venit se presentare face-à-face son beau museau ante nostrum redemptorem ad attrahendum eum à son plaisir. »

MERCIER DE SAINT-LÉGER (l'abbé Barthélémy), né à Lyon en 1734, mort à Paris en 1799.

—- BIBLIOTHÈQUE des romans grecs, trad. en fr. Paris, Guillaume,

an V (1797). 12 vol. petit in-12.

Il n’a donné que le mémoire placé en tête du l+ vol., et non toute la traduction, comme l’avancent certains catalographes, — Il à écrit de nombreux ouvrages, mais tous sont bibliographiques.

MERON (le Père Claude), cordelier et docteur de Sorbonne qui, pour cet ouvrage, fut exilé à Noyon. — L’ArFrAIRE de Marie d'Agréda et la manière dont on à cabalé en Sorbonne sa condamnation, s. n. Cologne, 1697, in-12, 40 pp. Libelle mordänt, qui fut aussi attribué à H. de la Morlière, docteur de la Sor-

bonne, mais qui le désavoua par la brochure : Justification de M. H. de la Morlière, 1697, in-12, 12 pp.

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