‹ Bibliographie clérico-galanteChapitre 97 sur 152 · MULOT — NADAL · texte numérisé non relu

MULOT — NADAL

- Roman caustique écrit sous le pseudonyme de de la Hode. L'abbé Freschot, auquel on l’attribua, s’il n'eut pas le mérite de sa publication, en eut du moins les bénéfices :

il fut bel et bien bâtonné pour l’auteur,

— LE PARASITE mormon, histoire comique, s. n. 1750, in-8.

MULOT (l'abbé Franc.-Valentin), né à Paris en 1749, chanoine régulier de Saint-Victor, président à l’Assemblée des représentants de la Commune de Paris, mort

en 1804.

— ALMANACH des sans-culottes, s. n. Paris, 1794, in-18.

— Les Amours de Daphnis et Chloé, trad. nouvelle, s. n. Mytilène et Paris, Moutard, 1783, in-8 et in-16 (Van der Helle, éd. in-8, 39 fr.) — Paris, impr. Patris, 1795, in-18, figures dess. par Biget et grav. par Blanchard.

— Essai de poésies légères, s. n. Mayence, 1798, in-8.

— Les Concires dévoilés par leur ivresse, ou Tableau historique des plus fameux buveurs qui aient existé parmi les saints pères, les papes, les évêques, les abbés, etc., par M. l'abbé M. (Mulot). Londres (Paris), 1790, in-12 (cat. Laporte, 1873, 15 fr.)

Critique vigoureuse et mordante contre les mœurs dissolues du clergé. Je dois, dit Jamet dans une note autographe, ma liberté à cet homme aimable et spirituel, à l’époque la plus orageuse de la Révolution.

— Les Muses véridiques, pièces à tiroir, en six scènes rimées ls. n.},s.l.ets.d. Paris, Mercier de Saint-Léger, 1779, in-8 (Soleinne, 2 fr. 25).

L'abbé Mercier de Saint-Léger publia cette pièce de son confrère l’abbé Mulot,

pour taquiner La Harpe, en rappelant au public les Muses rivales, de désagréable

souvenir à son auteur trop. sifflé.

NADAL (l'abbé Augustin), né à Poitiers en 1659,

abbé de Doudeauville en 1716, mort en 1741.

— Anriocaus, ou les Machabées, trag. (5 act. v.). Paris, Vve Ribou,

1723, in-12 (Soleinne, 5 fr.).

— HÉRoDE, trag. Paris, 1709, in-12, fig. (Mise de Pompadour,

n° 1091, et Soleinne, 3 AS

— Histoire des vestales avec un traité du luxe des dames an nes. Paris, 1795, in-12 (Bull. Bouq., 1857, n° 2593, G fr...

130 NÉON — NOTABLE SERMON.

— MARIANNE, trag. Paris, Ribou, 1725, in-12.

— Œuvres mêléés. Paris, Briasson, 3 vol. in-12, fig. (La Bédoyère, 12 fr. 50; Glatigny, 1755, 4 1. 10 s.; Bull. bibl., 1855, 18 fr.; Soleinne, 2 fr.).

Ce recueil comprend : tome Ier: l'Histoire des vestales ; le Traité du luxe des dames romaines, etc. ; tome Ile, l'Épouse du Cantique des Cantiques, la Description de l’ ile Belle, Radegonde, etc. ; tome IIIe, Antiochus, Hérode, Marianne, Saül, etc.

— SaüL, trag. Paris, P. Ribou, 1705 (Techener, 1858, 3 fr.). — Et 1731, in-12, fig.

— Takarre. Paris, Briasson, 1738, in-12, fig. (Techener, 1858, 6 fr.; Mise de Pompadour, 6 1.).

— none de Zulma dans le pays des fées, écrit par deux dames

de condition, s. n. Amst. (Paris), 173%, in-12.

. L'auteur a voulu se donner, dans ce roman, des airs de frivolité, qui ne convenaient ni à son genre d'esprit, ni à son caractère ecclésiastique. Ses pièces bien versifiées, n'ont ni chaleur, ni énergie dans la passion, ni élévation dans la pensée, et son style manque de cette couleur et de cette précision qui.sont le vêtement indispënsable des idées,

NÉON (le Père, dit le Philopole), son nom de famille était Le Jeune, mais il en fit un nom grec Néon: il était chanoine régulier de la congrégation de France, conventuel de Saint-Euverte d'Orléans.

— L'AMAZoNE française, poëme contenant l’histoire de Jeanne d'Arc dite la Pucelle d'Orléans... Orléans, Jacob, 1721, in-4.

Ce poème contient environ 1200 vers, mais hélas ! il ne vaut pas, en bien, ce que vaut en mal, celui de Voltaire. Aussi, bien qu'il ait écrit les louanges honnêtes de la chaste pucelle, cela ne veut pas dire qu’on les lise avec le même plaisir que les faiblesses de la guerrière Jeanne d'Arc, chantées spirituellement par le poète de Ferney.

NICAISE (l'abbé Claude), né à Dijon en 1623, mourut à Villey en 1701.

— Les SIRENES ou discours sur leur forme et leur figure, s. n. Paris, J. Anisson, 1691, in-4, fig. (Techener, 1855, 18 fr.).

Dissertation dans laquelle le savant abbé dépense une science étonnante pour prouver que c'étaient des divinités marines, issues d'oiseaux,

NOTABLE SERMON contenant l'excellence a sainteté du pur et sainct vierge Joseph, espoux à la très digne mère de Dieu la Vierge Marie, composé par ung

- OLIVET — OUTHIER. Pons fo)

- religieux de l'Ordre des Frères Mineurs de l’Observance

et mis en françois à la requeste de plusieurs notables personnaiges. Rouen, Martin Morin, s. d., in-4 goth. ab ba Vall;F767, n9648, T2 fr.). \

Très rare, auteur inconnu.

OLIVET (l'abbé Joseph Thoulier d'), né à Salins en

1682, mort à Paris en 1768.

— La Vie de monsieur l'abbé de Choisy, s. n. Lausanne, 1742, in-8 (cat. Laporte, 1873, 10 fr. ; Bull. Bouq., 1857, 4 fr.). — Lausanne et Genève (Paris), 1748, in-8 (Bull. Bouq., 1858, 4 fr...

Ces aventures, ou plutôt cette vie, est la même que celle de la comtesse des Barres; voir l’abbé de Choisy.

OLIVIER, cordelier, prêtre gascon et docteur en théologie, dit l’abbé Desfontaines.

— L'Izcusrre Malheureuse, ou la comtesse de Janissanta, mémoires historiques et amusans par l’auteur de Roselli. Amst., 1722 et 1747, 2 vol. in-12.

— L'InrorTuné Napolitain, ou les Aventures et mémoires du signor Roselli, où est contenue lhistoire de sa naissance, de son état monastique, s. n. Amsterd. (Rouen), 1709, 2 vol. in-12, fig. (d'Hoym, 7 fr.). — Bruwelles, André Rovieilli, 1724, 2 tom. in-12 (Bibl. de Limoges, n° 1428). — Amsterd., Desbordes, 1777, 4 part. in-12, 24 fig. (cat. Sardou, à Bruxelles, 1879, 10 fr.). — Ou: Mémoires et Aventures du seigneur Rozelli, napol. Paris, 1709, 2 vol. in-12, fig. (Bibl. de Grenoble, no O0 ir).

Qui croirait, dit l’abbé Desfontaines, dans le Nouvelliste du Parmnasse, 1734, t. I,

. p. 17, que ces deux ouvrages sont d’un prêtre? Il est difficile de ne pas partager son

avis en lisant dans l’Jllustre malheureuse, t. I, p. 273 : « J’allais dans une petite chambre assez propre, où il y avait un petit canapé... je commençai à l’embrasser et lui donnai deux pistoles d'Espagne, la priant de me dispenser de lui faire d’autre plaisir. >» On devine, sans peine, que cette scène se passe dans les Musicaux, ou lieu de débauche ; c’est déjà triste de trouver l'amour sur le chemin de ces maisons, mais l'y trouver, conduit par un prêtre, c’est infâme !

OUTHIER (l'abbé), chanoine d’Arles, originaire du

152 ‘ PAGANEL — PALLADINO.

Comtat Venaissin; directeur et prédicateur à succès, il dut résigner son canonicat, parce qu’une pénitente l’accusa d’avoir voulu la séduire en confession.

— DissERTATION théologique sur le péché du confesseur avec sa pénitente, s. n. Gênes, Simon Doulounie (Avignon, Alex. Giraud), 1750, in-12, 124 pp. (cat. L'Escalopier, n° 1299 ; Laporte, 1873, 4 fr. 50).

Curieux. L'auteur plaidant, pro domo sud, a écrit cet ouvrage avec feu et imagination, mais avec une autorité théologique trop aflirmative. Cet écrit est peut-être un des meilleurs arguments contre les dangers, pour ne pas dire l’immoralité du confessionnal. Les efforts scientifiques et dogmatiques que fait l’auteur pour prouver que la qualité de confesseur n’est pas une circonstance aggravante du péché charnel, et que ce péché n’est point un inceste spirituel, etc., montrent que le confesseur, continuellement fouetté dans sa chair, par des confidences le plus souvent sensuelles, doit quelquefois succomber à ces tentations et ensuite les excuser facilement.

PAGANEL (l'abbé).

— Mémoires secrets sur Mgr l'archevêque de Paris, ou Adresse au corps épiscopal... pour demander la déposition de ce prélat. Paris, impr. Ve Poussin, 1834, in-8, 33 ff. 1/2.

Rare et surtout curieux.

PALLADINO ou JACQUES de TARAMDO), parce qu'il est né en cette ville en 1349, devint évêque de Tarente, archevêque de Florence et enfin légat en Pologne, où il mourut en 1417. |

— JAcoBi de Teramo compendium perbreve, consolatio peccatorum nuncupatum, et apud nonnullos Belial vocitatum : id est processus Luciferi contra Jesum. Augsbourg, 1472, in-folio.

Roman bizarre et curieux. L'âme de J.-C., après sa mort, envahit triomphante l'enfer, enchaîne les démons et délivre les bienheureux; Bélial, ambassadeur de l'enfer, porte plainte au trône de Dieu et dénonce Jésus comme perturbateur et usurpateur. L’Éternel retient la plainte et commet Salomon pour juger le différend. Moïse est choisi comme avocat par Jésus. Bélial l’accepte, malgré ses meurtres, mais récuse comme témoins : Abraham à cause d’Agar, Isaac comme parjure, Jacob comme spoliateur d'Esaü, David comme adultère, Hippocrate meurtrier, Aristote voleur, Virgile. enfin il n'accepte que Jean-Baptiste, etc. Ce qu'il y a d’étrange

PANNON — PAPON. 1353

dans ce roman si étrange et si original, c’est que l'archevêque prête à l'avocat Moise

un caractère emporté, fougueux, brouillon, un peu ignorant même, quand Bélial, au

contraire, parfaitement maitre de lui, combat pas à pas, avec habileté, son adversaire, profite avec art et finesse de ses colères et de ses négligences, l’accable de l'ironie la plus mordante, et le livre aux plaisanteries des saints : en un mot, le premier, défenseur des droits de Jésus, a tous les défauts qu'il faut pour perdre la meilleure cause, et le second, représentant des peines et des vengeances, a tous les talents pour gagner la cause la plus compromise, même celle de l’enfer contre la rédemption. pourquoi? Cet ouvrage a été traduit en français par Pierre Ferget, augustin.

— Procës de Bélial, procureur d’enfer, à l'encontre de Jhésus, fils de la Vierge Marie; translaté de l’ouvrage latin de Jacques de Ancharano (dit Barbier, mais Teramo est le bon, je crois), par Pierre Ferget, docteur en théologie, de l’ordre des Augustins. Lyon, 1482, in-folio goth. — 1484, in-4 goth.

PANNON (Jean, ou Jean le RORBTUE) évêque, né en 1434, mort en 1472.

= Pannonrr, poemata. Trajecti-ad-Rhenum, 1784, 2 vol. in-8.

Ces vers, dont quelques-uns en chiffres, présentent parfois des passages très libres.

PAPON (Louis), chanoine de Notre-Dame de Montbrison, seigneur et prieur de Marcilly, né à Montbrison vers l’année 1535, mort au commencement de 1599.

— Discours à mademoiselle Panfile. À Montbrison, par L. P.S. P. M. E. J. S., 1581, in-32, manuscrit s/ vélin de 104 pag. avec emblèmes, devises d'amour et petites fig. peintes en or et en couleurs (cat. Yemenitz, n° 1765, 1050 fr..).

— Œuvres du chanoine Loys Papon, seigneur de Marcilly, poète Foéesien du xvi siècle, impr. pour la première fois sur les mss. originaux par les soins et aux frais de N. Vemenitz, précéd. d’une notice sur la vie et les œuvres de Loys Papon, par Guy De La Grye (Régis de Chantelauze). Lyon, Louis Perrin, 1857, in-8, fig. s/ bois [Vemenitz, 60 fr.; l’exempl. unique sur peau de vélin fut vendu 2,450 fr.; cat. M. N°**, Labitte, 1879, n° 218).

Ces œuvres, tirées à petit nombre eb non mises dans le commerce, contiennent : le Discours de Mademoÿzelle Panfile, en vers ; la Pastorelle sur la victoire obtenue contre les allemands, reytres, lasquenets, souysses et françois rebelles à Dieu et au roy l’an 1587, à Montbrison, représentés le vingt septiesme Jour de février 1588, ebc. L ‘enthousiaste poète nous apprend. que Panfile avait une grâce enchanteresse, qu’elle dansait comme un sylphe, qu’elle brodait comme une fée, qu’elle était belle comme une nymphe et qu'elle chantait comme Philomèle. Certes, ces vers amadisent et pindarisent trop ce jargon anacréontique, et pourtant il y a parfois de la fraicheur, de la légèreté, de la délicatesse et de la grâce. Cela se comprend, la passion vraie parle plus haut et mieux que ce verbiage alambiqué dont abusait la célèbre pléiade.

134 PARA — PAUMERELLE.

PARA (l'abbé). te

— Ones, chants lyriques, et autres bagatelles, les unes déjà antér. imprimées... par l’auteur de la T. D. E. S. Puris, Charl.-Ant. Jombert père, 1774, in-12 (cat. La Vall., n° 15112).

PARENT (R. P. dom Nicolas), religieux de Los.

— ABEILLE mystique ou fleurons odoriférans et discours emmuellés du très devot sainct Bernard pour les trois voyes de la perfection religieuse, purgative, illuminative et unitive, recueillis et disposés en langue vulgaire par le R. P. Dom Nicol. Parent. T'ournay, Al. Quinqué, 1639, in-4, frontisp. grav. par J. Noefs, 700 pp. (Arch. du Bibl., 18690, 8 fr...

Galanterie mystique.

PARMENTIER (le Père Philippe), récollet.

— DrADÈME brillant de l’Immaculée des Reines, ou couronne des douze Estoiles, qui sont douze panégyriques à l'innocence originelle de la très pure mère de Dieu. Mons, Grégoire, 1695, 1n-8 (cat. La Vail., 2° part. n°0 095):

— ÉLoces de saint Joseph, réduits en cinq pièces... Mons, Ha-

. vard, 1698, in-8. -

Ouvrages mystiques.

PARMENTIER (l'abbé), secrétaire ordinaire de Monsieur, frère du roi (le comte de Provence, depuis Louis XVIIT). :

— La Cocère de Xantippe, ou l'Édit des deux femmes, poëme dramatique (5 act. v.) par M..., secrétaire ordinaire de Monsieur, etc. Athènes et. Paris, Valleyre l'aîné, 1784, in-8 (cat. Soleinne, o fr.).

Pièce rare, et à laquelle on peut supposer qu’a dû collaborer Louis X VIIT, amateur de théâtre et d'Horace qu’on trouve fréquemment cité ou visé.

PAUMERELLE (l'abbé de).

— La PuaiLosopnie des vapeurs, ou Lettres raisonnées d’une jolie femme, sur l’usage des symptômes vaporeux, par un académicien apathiste, s. n. Lausanne et Paris, Bastien, 1774, in-12 CHR Dre des Anonymes, t. IIL, p. 35). — Paphos, 1784, in-12,

Ouvrage spirituel mais très rare.

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