FAUVETTE, — FAVART
FAUVETTE (la], souvenirs de littérature contemporaine. Paris, veuve Janet, s. d. (1841), in-8, 10 fig. anglaises, 12 fr. (Belin, 1877, dem. m. 4 fr. ; Lefebvre, 1879, br. 7 fr.)
Peu commun.
FAUX (le) frère, par madame Sophie Gay. Paris, de Potter, 1845, 2 vol. in-8, 15 fr.
FAUX (les) pas de la beauté, ou Mémoires vrais ou invraisemblables de la baronne de... traduits du breton. Deux-Ponts et Paris, 1715, 2 vol. in-12.
Roman léger de Nougaret réimpr. sous le titre : les Dangers de la séduction, voir Dangers, tome III, p. 21 ; on le Iroave également sons les titres : Juliette on les Malheurs d'une vie coupable, 1821 et de Suzette et Perrin, ou les Dangers de la séduction, 1778, 2 vol. in-12. Ces changements de titre, sont des supercheries souvent pratiquées par les libraires, sans compter les auteurs qui, tons les jours, passent une légère teinture sur des livres, publiés par d'autres, et les donnent comme non veaux. Nous citons ce roman, que sa date excluait de notre cadre, pour expliquer la supercherie de sa réimpression.
FAVART (Charles-Simon), né à Paris, le 13 novembre 1710, mort le 12 mai 1792. Cet auteur dramatique, fin, spirituel et délicat, est presque aussi célèbre par la vertu de sa femme qui, longtemps, tint en échec le victorieux maréchal de Saxe et l'amitié complaisante de l'abbé de Voisenon, que par ses œuvres remarquables par la fraîcheur des idées, l'élégance et la flexibilité du style et la connaissance de la scène. Favart croyait à la fidélité de sa femme et laissait croire au public que la moitié de son esprit, au moins, appartenait à son ami,
Mais l'âme la plus ferme a ses jours de faiblesse,
et cette faiblesse qui rendit à madame Favart sa liberté, rendit à son mari toutes ses inquiétudes conjugales. L'amitié aussi a ses dangers, et l'on accusa le galant et spirituel abbé de collaborer autant aux œuvres du mari qu'aux fantaisies secrètes de la femme. C'est pure calomnie, sans nul doute, Favart était un honnêle homme et un homme d'esprit, il méritait la fidélité de sa femme, l'affection désintéressée de son ami et surtout sa réputation d'esprit ; il n'avait besoin ni des conseils de la première, ni de la collaboration du second pour écrire « ces très jolies petites comédies, dit La Harpe, fort supérieures à toutes ces pièces d'un acte ou deux, ou même de trois, jouées depuis quarante ans au Théâtre-Français. »
— Mémoires et correspondance littéraires, dramatiques et anecdotiques, publiés par A. P. C. Favart (son petit-Ols) et précédés d'une notice historique, rédigée sur pièces authentiques et originales par H. F.