‹ Bibliographie contemporaine (volume 2)Chapitre 155 sur 172 · FÉLIX · texte numérisé non relu

FÉLIX

curiosités littéraires ou théologiques, pour qu'aussitôt des éditeurs à l'affût, se soient jetés sur le gibier que nous avions levé. Braves et excellents braconniers ! pour moins manquer leur coup, ils tirent au gite... en plein cœur.

FÉLIX, OU le Jeune amant et le vieux libertin, suivi de l'assassin par amour (par madame Laugier). Paris, Chemin, an XI, 1803, in-12, fig. (Lemonnyer, 1878, dem. rel. 12 fr.)

Rare, ce livre, n'est sous ce nouveau titre, avec les noms changé» et les chapitres modifiés que la réimpression des Sonnettes, ou Mémoires du marquis d'... (par Guiard de Servigné, avocat au parlement de Rennes), Utrecht, 1749, in-12, et autres éditions. Cette galanterie poivrée a été reprise, en sous-œuvre par cette dame plagiaire et donnée dans toutes ses parties, surtout les plus vives. Le duc de Richelieu, épuisé et blasé, avait imaginé, pour se ranimer un peu.., aux plaisirs des autres, de placer, aux lits de ses invités, des ressorts et des fils qui correspondaient à des sonnettes, rangées d'après l'ordre des chambres et des appartements autour de sa chambre. On entend d'ici le joyeux carillon et on devine quel saint il fêtait.

FÉLIX, OU les Aventures d'un jeune officier. Vire, an VII, 2 vol. in-8, figures.

Aventures galantes,

FÉLIX (le R. P. Célestin-Joseph), célèbre prédicateur de la compagnie de Jésus, né à Neuville-sur-l'Escaut, près Valenciennes, le 28 juin 1810. Rival d'éloquence du P. Lacordaire, il a eu de nombreux admirateurs, même parmi ceux de l'illustre dominicain et a tenu en échec la réputation d'un carme, plus célèbre encore par sa chute, que par ses retentissantes prédications. Philosophe chrétien, le R. P. Félix s'adresse plus à la raison et à la foi qu'au cœur, il cherche à convaincre et non à persuader. Il se rapproche plus de Bourdaloue, un de ses ancêtres religieux, que de Bossuet, dont le P. Lacordaire rappelle l'abondance et la pompe de style et la hardiesse de pensée. L'un, veut prouver que les doctrines de saint Ignace ne sont pas en désaccord avec les progrès du siècle, et l'autre, persuade que ces progrès n'existent et n'atteindront leur perfectionnement que protégés, éclairés et sanctifiés par le catholicisme. Lacordaire lance majestueusement, avec l'enthousiasme d'un croisé et la confiance d'un martyr, le vaisseau de l'Eglise, à travers les mille écueils du xixe siècle, le P. Félix veut remorquer scientifiquement, théologiquement à la galère jésuitique le siècle et l'Eglise: le premier est catholique et français, le second n'est plus qu'un jésuite. Qu'on ne pense pas que ce mot soit une critique, je le dis, parce que je le crois ; il y a toujours, quoiqu'ils fassent, chez les orateurs, dans les savants, dans les écrivains jésuites, du perinde ac cadaver. Ils n'ont plus cet élan individuel, cette allure indépendante, ce lui qu'on sent, qu'on entend et qu'on voit chez les autres. Loin d'être un blâme pour le R. P. Félix,

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