EPOUSE — ERASME
EPOUSE (1') d'outre-tombe, conte chinois, traduit par Léon de Rosny. Paris, Gay, 1864, in-16, texte chinois, 31 pages hthogr., traduct. 44 p. 3 fr.
Tiré à 200 ex.
ÉQUITATION des dames, par P. -A. Aubert. Paris, chez l'auteur, 1842, gr. in-8, 20 pi. lithogr., 12 fr. (Belin, 1878, dem. rel. 7 fr.)
Rare.
ÉQUITATION fashionable, par Saint-Ange de Saint-Paul. Paris, impr. Schneider, 1842, in-8, 16 pp.
ÉQUITATION (de l'j qui convient aux Français et des races qui y sont propres, par le cavalier Pinto. Paris^ Canaille, 1849, in-12, 24 pp.
ÉRASME (Désiré-Gérurd), né à Rotterdam, le 28 octobre 1467, mort à Bâle, le 12 juillet 1536.
Érasme est, sans contredit, le Voltaire du xvi^ siècle ; il y a une analogie tellement frappante entre les destinées littéraires de ces deux grands hommes, qu'il suffit de l'indiquer pour en saisir aussitôt tous les détails. Laissons ce demi-dieu littéraire dans les splendeurs de sa gloire et n'en détachons que les rayons les plus gais, ceux qui réchauffent notre tristesse et allument nos rires.
— Civilité (la) puérile, traduction nouv. texte latin en regard, précédée d'une notice sur les livres de civilité depuis le ivi^ siècle, par Alcide Bonneau. Paris, Liseux, 1877, in-18. (ChoUet à Bordeaux, 18S3, br. 3 fr.)
— Colloques (les) d'Erasme, nouvellement traduits, par V. Develay. Paris, librairie des bibliophiles, 1875-76, 3 vol. in-8, 53 vignettes grav, à l'eau forte par Chauvet, GO fr. (Chollet à Bordeaux, 1883, pap. cb. br. 120 fr.)
Ces colloques sont de« eniretiens vifs et piquants et surtout très inJépeudanls sur les questions religieuses du jour. II y a dos observations fines et des jugements spirituels et mordants sur les hommes et les événements du temps.
— Éloge de la folie, traduit du latin d'Erasme, précédé de l'histoire d'Erasme et de ses écrits, par Nisard. Purii, Gosseliu, 18i2, iu-18jés. 3 fr. oO.
— .Même, traduct. nouvelle, par V. Develay. Paris, librairie des bibliophiles, 1872, iu-8, 83 fig. d'après Hulbeiu, 30 fr. (Laporle, 1872, br. 20 fr.; FoLtaiue, 1S74. peau de vélin eu tf. 400 fr.; Rouquette, 1881, cart. 25 fr.; dem. m. 30 fr.; Saint-Denis, 1881, br, 24 fr.; cart. 27 fr.; Morgand, 1S7G, parchemin, mar. pi. 350 fr.)
182 ERCKMANN CHATRIAX.
— 2c ÉDiT. Librairie des bibliophiles, 1876, ia-16, 3 fr.
— 3c ÉDIT. Librairie des bibliophiles, 1876^ in- 12, porlr. et fig. d'Holbeio, 5 fr. (Morgand, 1876, un des 50 exempl. sur ch. br. lo fr.)
— MÊME, Iraduct. nouvelle, avec préface et étude, par Emm. Des Essarts. Paris, Arnaud et Labat, 1877, in-S, frontisp. de Worms, portr. par ChampoUion et 81 eaux-fortes, d'après les dessins d'Holbein.
— MÊME. Paris, Delarue, s. d. in-8, fig. (Conquet, 1883, pap. ordin. 4 fr. oO, pap. rose 9 fr. et pap. chine, 15 fr.)
Ce badinage, écrit à Londres en huit jour?, est pourtant l'œuvre la plus populaire et la pins souvent réimprimée de toutes ses œuvres remarquables. Satire ingénieuse et pourtant mordante de tons les états de la vie, depuis le simple moine jusqu'au souverain pontife, depuis le soldat jusqu'à l'empereur, elle vise avec hardiesse, mais avec une .'.ertaine naïveté qui en tempère la rudesse, tous les défauts et tous les ridicnles de l'humanité. On peut dire de son livre ce qu'il disait de lui-même, en faisant allusion à la délicatesse de sa santé et à la permission qui lui était donnée par le pape, de faire gras les jours maigres : « j'ai l'âme catholique et l'estomac luthérien, » il a la foi du catholique, mais il a les ardeurs âpres, les Causticités mordantes et les libertés ironiques de Luther. II pense en fidèle disciple de Rome, mais il mord on hérétique.
— Opuscules, traduction nouvelle, par V. Develay. Paris, Librairie des bibliophiles, 1867-74, 21 vol. in-32.
Cette bibliothèque récréative contient : l'Abbé et la savante, 1 fr, — l'Accouchée, 2 fr. 50. — l'Alchimie, 1 fr. — l'Amant et la maîtresse, 2 fr, — Caron, 1 fr. — le Chevalier sans cheval, 1 fr. — le Congrès des Femmes, 1 fr, — le Cyclope, 1 fr. — l'Enterrement, 2 fr. — l'Entretien des vieillards, 2 fr. — la Fille ennemie du mariage et repentante, 2 fr. — les Hôtelleries, 1 fr, — le Jeune homme et la fille de joie, 1 fr, — lo Mariage, 2 fr. — les Mendiants riches, 2 fr, — les Obsèques séraphiques, 2 fr. — 1 Opulence sordiJe, 1 fr. 50 — le Pèlerinage, 3 fr. — le Repas anecdotiquo, 2 fr. — le Revenant, 1 fr. 50 — l'Union mal assortie. 2 fr.
ERCKMANN-CHATRIAN, raison littéraire, formée de Chatrian, Alexandre, né à Soldatentbal, le 18 décembre 1826, et de Emile Erckmann. né à Phalsbourg, le 20 mai 1822, avec une telle unité de style, de composition que leurs œuvres, si diverses, semblent être le jet spontané ou le produit lent et mesuré d'.une seule et même plume. Leur dualité littéraire se fond dans une fusion si absolument harmonieuse, que tout en l'expliquant par ramitié la plus fraternelle, on ne la comprend, qu'arrivée à cette perfection plus qu'humaine : un même cœur, une même pensée... pour deux. Une partie de leur succès est là, sans nul doute, mais aussi dans le genre qu'ils ont adopté. Leur plume-sœur s"est consacrée à l'étude patiente et pittoresque des mœurs populaires de l'Alsace, à la mise en scène des gloires et des revers de la P»cvolutlon, de l'Empire et des événements plus douloureux de rinvasion allemande. Ils sont les historiens vrais, émus, simples et bons, de tous nos enthousiasmes militaires, de toutes nos
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gloires françaises et de tontes nos peines et nos espérances nationales. La longue liste, pourtant incomplète, de tous leurs titres d'ouvrages, autant de titres de gloire, dira mieux que notre plume ce qu'ils ont fait pour le redressement moral de la France, surtout pour le paysan, le soldat et l'ouvrier.
— Ami (1") Frilz. Paris, Hachette, 1364, in-18 jés. 3 fr.
— Blocus (le), épisode de la fin de l'Empire. Paris, Hetzel, 1867, in-lS jcs. 3 fr. (Fontaine, 1872, dem. m. 3 fr.; LeQlleul, 1S83, br. 5 fr.)
— Brigadier (le) Frédéric, histoire d'un français chassé par les allemands. Paris, Hetzel, 1874, in 18 jés. 3 fr.
— Campagne (unej en Kabylie, récit d'un chasseur d'Afrique et autres récits. Paris, Hetzel, 1874, in-18 jés. 3 fr.
— Confidences d'un joueur de clarinette. Pari?, Librairie internalionale, s. d. (1865) in-lS jés. 3 fr. (Fontaine, 1872, dera. ch. 3 fr.)
— Contes de la montagne. Hetzel, 1860, in-18 jés. 3 fr. 50. (FontaiDO, 1872, dem. ch. 3 fr.)
— Contes des bords du Rhin. Hetzel, 1862, in-18 jés. 3 fr. (Fontaine, 1872, dem. ch. 3 fr.)
— Contes fantastiques. Hachette, 1860, in-18 jés. 2 fr. (Fontaine, 1872, dem. ch. 3 fr.)
— Contes populaires. Paris, Librairie internationale, 1866, in-18 jés. 3 fr. (Fontaine, 1872, dem. ch. 3 fr.)
— Contes Vosgiens. Hetzel, 1877, in-18 jés. 3 fr-
— Deux (les) frères. Hetzel, 1873, in-18 jés. 3 fr.
— Guerre (la). Hetzel, 1866, in 18 jés. 3 fr. (Lefilleul, 1883, br. 6 fr.)
— Histoike d'un conscrit de 1813. Paris, Librairie internationale, s. d. (1864) in-18 jés. 3 fr. (Sainte-Beuve, 1870, br. 4 fr.)
— HisTOUiE d'un homme du peuple. Paris, Lacroix, s. d. fl865), in-18 jés. 3 fr. (Lefilleul, tSSS, br. ï, fr.)
— Histoire d'un paysan. Hetzel, 1865-70, 4 vol. iu-18 jés. 12 fr.
— Histoire du plébicisle racontée par un 7.500.000 oui. Hetzel, 1872, in-lS jés. 3 fr.
Cet ourr,, au moment do la répétition de l'Ami Fritz, au Théâtre-Français, fut l'occasion d'une violente po'émiquc contre les auteurs-siamois, Saint-Genest surtout, dans le Fiqaro, les dénonc.a comme de mauvais patriotes^ Le succès de leur pièce, les amnistia, si toutefois c'était nécessaire.
— H:stoire d'un sous-u aitre. Hetzel, 1871, in-18 jés. 3 fr.