GIGAULT. — GILBERT
— Art (T) d'écrire enseigné par les grands maîtres. Paris, OllendorfT 1878, in-18, 3 fr.
— Études sur la littérature grecque moderne. Imitations en grec de nos romans de chevalerie depuis le xne siècle. Paris, impr. impér. 1886, gr. in-8, 6 fr. (Guizot, 1875, dem. v. 4 fr.)
— Français (les) du xvne siècle. Paris, Didier et Gie,1873, in-18. 3 fr. 50.
— Histoire de la littérature française, depuis son origine jusqu'à nos jours. Paris, Lemerre, 1874-1883, 3 vol. in-16, 18 fr. (Marpon, 1888, dem. rel. 10 fr.; Brasseur, 1887, cart. 6 fr.)
— Nouvelles études sur la littérature grecque moderne. Paris, Maisonneuve, 1S78, in-8, 10 fr.
— Œuvres complètes de Boileau accompagnées de notes historiques et littéraires. Paris, Garnier, 1870-73, 4 vol. in-8, portr., 30 fr.
Je ne cite que ses ouvrages les plus saillants car il a donné de nombreuses notices classiques et réédité pour les lycées beaucoup d'auteurs anciens et modernes.
GIGAULT (Louis), pseudonyme d'un écrivain monarchique.
— Monde (le) et ses travers, ou les Hommes et les choses du temps au dix-neuvième siècle. Bruxelles et Paris, Ghamerot, 1839, 2 vol.
GIGUET (Antoine), maire de Saint-Côme, né en 1758, mort le 9 juin 1825, pseudonyme de Edélestand Du Méril qui présenta ce personnage fictif, avec tant d'art, que Quérard a accepté sans défiance, ce prétendu défunt, dans sa France littéraire.
— Art {!') poétique à l'usage du dix-neuvième siècle, poème posthume en 5 chants et en vers. Paris, Le Normant, 1826, in-8, 108 pp. 1 fr. 50.
GILBERT (Nicolas-Joseph-Laurent), poète né en 1750 à Fontenay-le-Château, près Remiremont, mort, rue de la Jussienne, son domicile, le 12 novembre 1780. Sa mort à l'Hôtel-Dieu et sa pauvreté sont deux légendes émouvantes qu'on est forcé d'abandonner, il est certain qu'il avait 2.200 livres de revenus, somme équivalente à environ 5.000 fr. de notre monnaie, ce qui est l'aisance, et que si, après sa chute de cheval, il resta quelques jours à Gharenton ou à l'Hôtel-Dieu, il fut certainement transporté à son domicile, où il est mort, âgé de vingt-neuf ans. Sa violence satirique lui suggéra presqu'autant d'ennemis qu'il y avait d'écrivains au xvme siècle, mais il n'en est pas moins le satirique le plus éminent du xvme siècle et le poète lyrique le plus hardi et le plus indépendant. Il a eu le mérite de rompre avec les routines littéraires de son temps et de préparer l'émancipation