GIRARD. — GIRARDIN
— Mystères du grand monde, histoire des palais, résidences royales, prisons d'Etat, abbayes, boudoirs et salons, etc. Paris, 1850, 8 vol. gr. in-S, fig. de Tonj Johannot, Girardet, etc. (Moquet à Bordeaux, 18S1, br.-20 IV.)
Cet ouvrage donne les assassinat.-, adultères, séductions, etc.
GIRARD (Jules), né à Paris en 1825.
— Sentiment (le) religieux en Grèce d'Homère à Escbyle, étudié dans =on développement moral et dans son caractère dramatique. Paris, Hachette, 1869, in-8, 7 f'r. 50. (Sainte-Beuve, 1870, br. 3 fr. 50 ; Villemain, 1881, 3 fr. 25.)
— France et Chine. Vie publique et privée des Chinois anciens et modernes ; passé et avenir de la France dans l'extrême Orient, etc. Paris, Hachette, 1869, 2 vol in-8, 15 fr.
— Souvenirs des Pyrénées. Rouen, 1838, gr. in-8. (Chossonnery, 1879, dem. ch. 7 fr.)
Tiré à 50 exeinpl
GIRARDIN (Louis-Stanislas-Cécile-Xavier, comte de), né à Lunéville, le 19 janvier 1765, mort à Paris, le 27 février 1827. Elève de J.-J. Rousseau qui a rendu célèbre l'asile que son père lui avait offert à Ermenonville, il a, dans sa conduite et dans ses écrits, gardé l'empreinte morale de l'auteur d'Emile.
— Discours et opinions. Paris, Dupont, 1828, 2 vol. in-8, 14 fr.
— Journal et souvenirs. Paris, Dupont, 1828, 2 vol. in-8, 14 fr.
— Promenade, ou Itinéraire des jardins d'Ermenonville, 2« édit. Paris, Brunot-Labbe. 1811, in-S, fig., 15 fr.
GIRARDIN (Delphine Guy, Mme Emile de), née à Aix-la-Chapelle, le 26 janvier 1804, morte à Paris le 29 juin 1855.
Deux femmes de lettres dominent ce siècle et échappent par leur talent et leurs succès littéraires à l'accusation, un peu ridicule, de bleuisme, dont on étiquette leur sexe : Mme de Girardin et Georges Sand. Mais quelle différence ! elles se touchent, pour ainsi dire, par les extrêmes : l'une est presqu'un homme, un neutre, tout au moins littéraire, qui a renoncé à toutes les grâces, à toutes les élégances et à tous les attraits de son sexe pour n'en garder que les passions exagérées et les folies coupables ; tandis que l'autre, Corinne en chair de la Corinne idéale de Mme de Staël,
une autre femme maie, a réalisé le plus gracieux, plus poétique et plus beau le rêve romanesque d'un maître écrivain. Le roman ici explique la réalité et se trouve souvent au-dessous. Les appréciations rapides de quelques contemporains de cette muse de la patrie expliqueront mieux que nous l'enthousiasme affectueux et universel qui, de son berceau à sa tombe, lui fit une auréole de gloire et de sympathie.
Jules Lecomte'dans le Perron de Tortoni, p. 178: « ce qui distingue au suprême degré l'œuvre, prose et vers, roman et théâtre, de Mm0 de Girardin, c'est l'esprit et l'observation. Son talent avait quelque chose de sa beauté; il cachait la force sous la grâce. Elle eut surtout un bien grand mérite aux yeux des hommes qui veulent que chaque flacon ait son essence ; sa plume était restée celle d'une femme... Elle était restée une femme du meilleur monde, parlant au besoin toilette plutôt que radicalisme, et laissant toujours deviner la manchette de dentelle au poignet qui tenait la plume... Entourée des plus brillants esprits et du meilleur monde, son talent est resté celui d'une Muse. »
Barbey d'Aurevilly, les Bas bleus, p. 33 : « Mm0 de Girardin était poète et c'est là même sa meilleure gloire. C'est toujours la meilleure gloire de ceux qui le sont... mais elle fut intellectuellement un être multiple. Il y eut en elle plusieurs personnes qui, toutes, il faut bien le dire, ne se valaient pas. Elle voulut être et elle fut réellement une des femmes de lettres les plus comptées de ce temps, qui croit aux femmes de lettres. Mais ce fut une de ses faiblesses que cette puissance-là... Elle, qui avait tous les dons de la femme, les éclatants et les exquis, s'est horriblement tourmentée pour accoucher de ces œuvres travaillées que les femmes de lettres prennent pour des preuves de leur virilité. Elle a écrit des tragédies, des comédies et des romans. Il y eut donc en elle un bas bleu, pour lui donner son triste nom. Mais heureusement aussi il y eut, sinon pour l'effacer, au moins pour le faire oublier souvent, la femme d'esprit et la femme poète. Il y eut l'être inspiré, naturel et charmant, qui met ses prétentions à ses pieds, à ces pieds qui, fussent-ils laids, et elle les avait beaux, se transfigurent comme ceux des saintes, quand on y met ses prétentions !... Nous avons commencé par le poète, parce que le poète c'était le fond de sa nature, qu'elle a faussée, mais qui a toujours protesté. » Les Hommes, p. 295: « Au lieu de cet être poétique dont la prétention n'avait pas fait sourire et qui avait l'émotion de la jeunesse, quoiqu'elle la prît un peu trop pour la palpitation du génie, Mm0 de Girardin devint une femme littéraire, surabondamment littéraire, noircissant infatigablement du papier, comme le font tous les hommes et toutes les femmes de ce
temps de production facile. Au milieu des livres qu'elle écrivit et qu'on ne lit déjà plus, un seul fut un chef-d'œuvre et restera, et justement parce qu'il n'est pas un livre, parce qu'au contraire il est, heureusement! un oubli de littérature, parce qu'il ne fallait pour l'écrire que la première femme d'esprit venue, ce qui ne vient pas du reste, tous les matins ; ce furent les Lettres parisiennes, ce commérage sur toute une société, le plus délicieux qu'on aitenlendu depuis Mmc de Sévigné, que Mmc de Girardin surpasse souvent par l'agrément continu et le piquant gai du détail. »
Sainte-Beuve, Causeries du lundi, tome III, p. 387 : « La Corinne de Mme de Staël était le grand idéal alors, pour toute femme célèbre, Mlle Delphine Gay, qui était déjà par son nom de baptême une sœur de Corinne, voulait plus et mieux ; elle voulait égaler et rivaliser cette sœur de génie, et elle s'y appliqua avec une sincérité visible dans ses années de début... Ce fut la première manière de Mme de Girardin. Je dis première manière, car elle a eu déjà trois manières, s'il vous plaît, trois formes poétiques distinctes : la première forme, régulière, classique, brillante et sonore, qu'on peut rapporter à Soumet ; la seconde forme, qui date de Napoline, plus libre, plus fringante, avec la coupe moderne, et où Musset intervient ; la troisième forme enfin, qu'elle a déployée dans Cléôpâtre, et où elle ose au besoin tout ce que se permet en versification le drame moderne. Il est remarquable que les femmes, si habiles et si maîtresses qu'elles soient, trouvent rarement leur forme elles-mêmes ; elles en usent bien mais elles l'ont empruntée à un autre. »
De ces trois formes, disons que la première, celle de Racine vu à travers Soumet, serait celle que suivrait de préférence et le plus naturellement Mme de Girardin, si elle était livrée à ellemême. Elle a, avant tout, le sentiment du monde extérieur, de la beauté qui y est conforme, de la régularité de lignes et de contours, de l'élégance ; c'est ce qu'on trouve dans ses Elégies... Il y a en Mme de Girardin un homme de beaucoup d'esprit (le vicomte de Launay), et qui a tué le poète ; tué, non, car le poète apparaît encore parfois avec son masque, sa cuirasse, son casque de Clorinde, son escrime habile, aisée et large de jeu, ses poussées de beaux vers dans la tirade, et comme ses éclairs dans la mêlée... Elle sait le monde à fond, elle a le sentiment et l'observation de tous les travers de la société ; elle a l'art des portraits ; elle a le vers satirique, piquant et gai ; elle peut et elle ose tout dire... Moraliste de salon et journaliste, elle a créé un genre qui est à elle et où elle a excellé du premier jour ; elle fit la chronique, la police des salons. Ce courrier de Paris était piquant, léger, gai,
paradoxal et pas toujours faux. La société parisienne est observée à fleur de peau : elle est saisie dans son travers, dans son caprice d'une saison, d'un seul jour, d'une seule classe qui se dit élégante par excellence... Des mots heureux, imprévus, tout à fait drôles, font oublier l'absence du fond ; elle a du facétieux. On rit on est déconcerté, on oublie un moment, par les finesses et les saillies de détail, ce qui souvent est une complète moquerie ou mystification de la nature humaine... Dans les romans, on retrouverait le même genre d'esprit que dans ses feuilletons, des portraits et des scènes de société, des observations fines, force paradoxes, quelque charge, peu d'émotion, peu d'action, une grande science du monde à la mode, l'art et jusqu'au métier de l'élégance... Telle qu'elle est, il manquerait quelque chose à la société, à la poésie et au journalisme de ce temps-ci, et les trois ensemble n'auraient pas donné leur dernier mot, s'ils ne s'étaient entendus pour produire ce composé singulier, étrange, élégant, qui, dans sa forme habile et précise, se jouant du fond, associe à son gré avec malice, avec gaieté, naturel et même un reste de naïveté, la femme d'esprit, le cavalier à la mode, l'écrivain consommé et l'amazone parfois encore et la muse. »
Ce feuilletoniste-poète a, dans un jour de verve spirituelle et de malice féminine, inventé un genre de littérature dont il est resté le modèle presqu'inimitable : la chronique parisienne. Cet écho, comme on l'appelle, de tous les commérages qui, d'un coup de plume vif et léger, esquisse un tableau de mœurs, dessine une mode nouvelle, fait sourire d'un scandale et pleurer de la mort tragique d'un chat ou d'un chien. Ce La Bruyère de salon écrivit chiffon avec !a dignité d'un La Rochefoucauld, la moquerie de Marivaux et l'esprit de Beaumarchais. Sa plume est une pointe de diamant qui reflète dans ses mille facettes une étincelle divine. « Elle monta, dit Barbey d'Aurevilly, les Bas bleus, p. 39, jusqu'au naturel, car le naturel n'est pas du tout un terre à terre ; elle monta jusqu'au naturel qu'en prose du moins elle ne connaissait pas. Elle entra dans la sphère pure de cette simplicité de femme du monde qui est parfois une simplicité très savante, très profonde, où l'art et le naturel désunis partout, frères ennemis si souvent, se réconcilient et s'embrassent... Il n'y a pas que des chiffons, en ce chef-d'œuvre monté sur pointes d'aiguilles ; il y a aussi tout ce qui peut paraître suffisamment ; il y a, ma foi ! tout aussi bien que dans les livres de ces Messieurs, de la littérature, delà politique et de l'histoire. Seulement, nous l'avouons, nous, avec franchise, la femme de cette politique, de cette histoire et de toute cette littérature, quoiqu'elle soit protégée et même éclairée par la merveilleuse distinction de
GIRABDIN. 41
son être, par la formidable finesse de femme qui n'est jamais dupe des grosses choses du temps : et quoiqu'elle sache très bien plonger toujours sa longue épingle au point juste où il faut la plonger, la femme nous plaît moins alors en ces sujets, et nous paraît beaucoup moins elle ! Elle devient alors ce vicomte de Launay qui semblait d'abord impossible. Assurément on donnerait volontiers la main à ce charmant et noble jeune homme sur tous ces sujets de discussion contemporaine qu'il traite avec l'air de les cravacher ; et même parfois on la lui serrerait avec une cordialité ardente, mais ce n'est plus comme en chiffons, cet art de la femme. Ce n'est plus là la fée aux pieds de qui tous ceux qui aiment la grâce tomberaient pour lui rendre hommage, si ces pieds étaient encore là! »
Th. Gautier, son ami et son admirateur, par ces lignes, écrites le lendemain de sa mort, nous peint la femme après l'écrivain : « Dans les dernières années de sa vie, la beauté de Mme de Girardin avait pris un caractère de grandeur et de mélancolie singulier. Ses traits idéalisés, sa pâleur transparente, la molle langueur de ses poses, ne trahissaient pas les ravages sourds d'une maladie mortelle. A demi couchée sur un divan et les pieds couverts d'une résille de laine blanche et rouge, elle avait plutôt l'air d'être convalescente que malade. George Sand, qu'elle admirait sans aucune arrière-pensée, la vit souvent vers cette époque, et tandis que George fumait silencieusement sa cigarette, immobile et rêveuse comme un sphinx, Delphine, oubliant ou cachant sa souffrance, savait encore lui adresser quelques flatteries ingénieuses, quelque mot charmant plein de cœur et d'esprit... quand lange funèbre est venu la prendre, elle l'attendait depuis longtemps. »
Lamartine, aux premiers jours de sa célébrité, lui avait esquissé ce portrait : « Elle était assise sur un tronc d'arbre que les enfants des chaumières voisines avaient roulé là pour les étrangers ; son bras, admirable de forme et de blancheur, était accoudé sur le parapet. Il soutenait sa tête pensive ; sa main gauche, comme alanguie par l'excès des sensations, tenait un petit bouquet de pervenches et de fleurs des eaux nouées par un fil, que les enfants lui avaient sans doute cueilli, et qui traînait, au bout de ses doigts distraits, dans l'herbe humide. Sa taille élevée et souple se devinait dans la nonchalance de sa pose : ses cheveux abondants, soyeux, d'un blond sévère, ondoyaient au souffle impétueux des eaux, comme ceux des sibylles, que l'extase dénoue, etc. » Elle mourut, au bout de quelques mois d'un affreux martyre, d'un triple cancer, la mort s'était ainsi attaquée trois fois à elle.
42 GIPARDIN.
En résumé, on peut dire de cette admirable figure contemporaine, disparue si jeune, en plein éclat de beauté, de talent et de succès, que poète, elle rappelle trop Soumet, Musset et V.Hugo ; que romancière, elle imite mais suit de loin, toute l'école littéraire de son temps : que dramaturge, elle a de l'esprit et du bon sens, mais qu'elle manque du souffle comique qui donne la vie et la durée aux œuvres exceptionnelles. Elle n'est vraiment supérieure, et presque la rivale de Mme de Sévigné, que dans le feuilleton. Dans ces lettres parisiennes, il y a une verve spirituelle toujours soutenue, une finesse d'observation toute féminine et un bon sens tout viril. Que de pages charmantes qui compteront parmi les meilleures : que de détails, en apparence frivoles et pourtant déjà devenus historiques ! Quelle peinture vivante, saillante, dansante, pimpante, amusante, etc., de cette époque bariolée, enthousiaste, frivole! Elle défile, sous sa plume, badine fringante et cinglante, avec ses mœurs, ses modes, ses folies, ses fêtes, ses ridicules, ses soirées mondaines, ses commérages d'éventail, etc.
— Canne (la) de M. de Balzac. Paris, Ollivier, 1836, in-8, 7 fr 50.
— CnAPEAU (le) d'un horloger, comédie en un acte, en prose. Paris, Lévy, 1855, in-18. (Conquet, 1887, cart. n. rog. 6. fr.)
Edit. ori?.
— Contes d'une vieille fille à ses neveux. Paris, 1832, 2 vol. in-8.
— Croix (la) de Berny, par le vicomte Charles de Launay, Th. Gautier, J. Sandeau, Méry. Paris, Pétion, 1846, 2 vol. in-8, 15 fr.
Edit. ori?., voir à Gautier.
— DÉVOUEMENT (le) des médecins français et des sœurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone. Paris, Tardieu, 1822, in-8, 16 pp. 1 fr.
Pièce couronnée par l'Académie.
— Ecole (1*) des journalistes, comédie en cinq actes, en vers. Paris, Desn /. L840, in-8, 5 fr. (Liepmannsshon, 1870, br. 15 fr.) — Paris, L856, in-18. (Sapin, 1879, br. 3 fr. 50.)
Sapin indique, par erreur, comme éHit. oriç. celle de 1856, quand elle e?t de 1840.
— Essais poétiques. Paris, Gautier-Laguionie, 1824, in-8, 1 lithogr.,3 fr. (Liepmannssohn, 1870, br. 2 fr. 50; Baur, 1S74, br. 2 fr.; Laporte, L870, br. 2 fr. 50).
Edit. orisr., c'est dan^ ce recueil qu'on trouve la pièce :
Quel bonheur d'être belle, oh ! que je suis heureuse !
G1RARDIN. 43
— Hymne à saint.' Geneviève. Paris, Urb. Canel, 1888, in-8, I fr. 50.
— Il ne faut pas jouer avec la douleur, etc., voir Nouvelles...
— Joie (la) fait peur, comédie en un acte, en prose. Paris, Lévy, 1854,
m- [s, 1 fr. 50.
— L w>\- Tartuffe, comédie en cinq actes, en prose. Paris, Lévy, 1853, in-18, 2 fr.
— Lettres parisiennes. Paris, Charpentier, 1843, in-18, 3 fr. 50.
Edit. oris.
— Paris. Librairie nouvelle. 1856, 4 vol. in-18. (Sapin, 1.879, br. 4 IV.)
Ces lettres, publiées sons 1p pseudonyme do -vicomte de Lannay, restent son œuvre la plus intéressante et la plus originale.
— Lorgnon (le), Paris, Levavasseur, Gosselin, 1832, in-S,l vignette sur le titre de Gavarni, 7 fr. 50. (Liepmannssohn, 1870, br. 21 fr.; Baur, 1874, dem. m. 15 fr.; Rouquette, 1881, dem. m. 40 fr.)
E.lit. orie.
— Marguerite, ou Deux amours. Paris, Lévy, 1853, in-18, 3 fr.
Edit. orig.
— Marquis (le) de Pontanges. Paris, Dumont, 1835, 2 vol. in-8, 15 fr.
— Napoline, poème, Paris, Gosselin, 1833, in-8, 8 fr. (Liepmannssohn, L870, br. 2 fr.)
— Nouveaux essais poétiques. Paris, Urb. Canel, 1825, in-8, 4 fr.
— Nouvelles. Paris, Lévy, 1853, in-18, 3 Ir.
Contiennent : le Lorgnon, la Canne de M. de Balzac, et en édit. orig. Il ne faut pas jouer avec la douleur.
— Œuvres complètes. Paris, Pion, 1860-61, 6 vol. in-8. portr. par Chassériau, grav. par Flameng, 36 fr. (Asselineau, 1875, dem. m. 27 fr. (Dorbon, 1882, br. 20 fr.; 1888, dem. m. 35 fr.; br. 18 fr.)
— Poésies complètes. Paris, Charpentier, 1842, in-18, 3 fr. 50.
— Quête (la) au profit des grecs. Paris, Urb. Canel, 1825, in-^, 1 fr. 50.
Poésie.
— Retour (le), épitre. Paris. Letellier, 1827, in-8. 32 pp. 2 fr. (Conquet, 1880, br. 3 fr. 50.)
— Vicomte de Launay,voir Croix de Berny et Lettres parisiennes.
— Vision (la) Paris, Urb. Cane], L825, in-8, 2 IV. (Détaille, 1880, br. 5 fr.; Rouquette, L881, dem. m. 6 fr.)
Couverture im;>r. à l'encre bleui', texte encadré.
GIRARDIN (Emile de), né, d'après une fausse déclaration, à Paris, le 22 juin 1806, de père inconnu et de demoiselle de Lamothc, lingère, fille d'un sieur Delamothe, demeurant au Mans. Il porta ce nom jusqu'en 1827, où d'autorité, il prit, pour ne plus le quitter, celui de Girardin. Le comte Alexandre de Girardin, député et général, reconnut, en effet, au sein d'une commission de la Chambre des députés, Moniteur 24 décembre 1837, qu'Emile était son fils et avait le droit, légitimement, sinon légalement, de s'appeler ainsi. Un acte de notoriété, substitué à la première déclaration, établit qu'il est né en Suisse, vers 1802, du comte Alexandre de Girardin et de Mme Dupuy, fille de Faynon, commis des finances, mariée à Dupuy, conseiller à la Cour royale de Paris, E. de Girardin est mort le 28 avril 1881.
Delphine Gay, sa première et illustre femme, avait deux langues : son cœur parlait en vers et son esprit parlait en prose. Emile de Girardin n'en avait qu'une, lui, celle de l'argent. Malgré son esprit, et il en avait beaucoup, il chiffrait tout; les hommes n'avaient pour lui qu'une valeur commerciale. « Il a tous les courages, dit Jacques Reynaud, dans ses portraits contemporains, p. 176, il en a donné les preuves. Il choisit de préférence les courages utiles et réfléchis; la chevalerie le séduit peu, elle ne rapporte guère que des coups, quelquefois de la gloire ; mais la gloire est une fumée... On l'a calomnié de toutes les façons, calomnié à dire d'experts ; il a continué sa route, et il est arrivé... Pour lui rien n'est perdu, il se sert de ses ennemis mêmes. Sa maxime est de toujours faire ce qu'ils ne lui conseillent pas... Selon lui, beaucoup de gens mettent la conscience en actions ; elles montent ou elles baissent, elles se vendent ou s'échangent, c'est une monnaie dont le cours se cote aussi bien que les autres et dont les banqueroutes sont fréquentes; il y a encore moyen d'en utiliser les débris. Il a de l'orgueil, sans cela il ne serait pas ce qu'il est ; pourtant il a l'orgueil de ne pas le laisser voir. Cet orgueil empiète sur ses autres penchants et les domine... Il aime à gagner sur tout ce qu'il troque ou cède. Un gain manqué le contrarie à l'excès... Sa mémoire est immense, il n'oublie rien. Il a peu d'imagination ; aussi n'écrit-il que ce qu'il voit, ce qu'il sent et ce qu'il pense ; il n'invente guère ; il a la toquade du théâtre, où ses qualités mêmes l'empêcheraient de réussir, l'analyse positive ne peut jamais être un amusement. Son élément est le paradoxe, il s'y plaît, il a pour le soutenir des
raisonnements qui stupéfient ; par celte raison, ses convictions ne sont pas profondes. On est étonné de tout ce que contient cette tète. Son talent de publiciste est à la fois brillant et vigoureux. Il pressure une idée à sa dernière expression. Il est concis et clair jusqu'à la sécheresse. Ce n'est ni un phraseur, ni un poète. Ne cherchez pas d'images chez lui, cherchez des faits et des pensées. Son style est martelé comme son esprit, il frappe toujours... Il a arraché pièce à pièce à la destinée toutes ses faveurs. Il a plus que de la hardiesse, il a de l'audace. Un parti pris chez lui est immuable ; il s'avance calme et fier au-devant de l'opposition qu'il a prévue. Il ne l'attend pas, il marche tout prêt à la parade et surtout à la riposte ; on ne peut le suprendre ni l'étonner. Presque toutes les bonnes idées industriellement littéraires de cette époque viennent de lui. Il a profité des unes, et beaucoup lui ont échappé pour enrichir les autres... 11 existe dans tous les siècles de ces individualités puissantes qui ne se pèsent pas au même poids que le vulgaire. M. de Girardin est de ceux-là ! L'histoire et l'inconnu peut-être diront mieux que nous ce qu'il fut. »
Vermersch, les Hommes du jour : « Il naît de temps en temps un homme qui est l'étonnement et la curiosité de son siècle, qui a une soif insatiable de publicité, et à qui tous les moyens sont bons pour la satisfaire. Actuellement cet homme s'appelle Emile de Girardin, du moins c'est lui qui le dit. Sa vie n'est qu'un tissu de contradictions. Aujourd'hui il accorde une réparation à Armand Carrel ; le lendemain, après avoir bénévolement insulté Bergeron, il lui refuse satisfaction et se contente de porter ensuite sa joue toute chaude devant les tribunaux. Il se fait l'apôtre de la liberté illimitée de la presse, et il attaque en diffamation son biographe Eug. de Mirecourt, et il envoie Clément Duvernois à Sarcey. Il fonde une kyrielle de journaux littéraires et politiques, et il nie l'influence du journalisme. Il professe le plus profond dédain pour la littérature pure, et il fait des pièces de théâtre. Il affirme qu'il a une idée par jour, et il met plusieurs mois à écrire les Deux sœurs. Il veut que l'on admire sa rare intelligence, et il s'expose à ce que le public lui exprime son opinion... par des sifflets de toutes les formes et de toutes les tailles. »
« Jamais écrivain, dit les 365, Annuaire de la littérature, 1858, p. 178, n'a été attaqué avec autant d'aigreur, jamais homme n'a enduré autant d'outrages que lui, et jamais non plus personne n'a su mieux que lui rendre coup pour coup et tenir tête, à lui tout seul, à cinquante ennemis se ruant en furie contre lui... M. de Girardin tiendra une grande place dans l'histoire contemporaine. Ce n'est pas un écrivain correct et élégant ;
mais il possède l'idée, la clarté et une logique implacable. »
Le Rivarol de 1842, p. 91 : « L'enfant... du siècle. A linsigne bonheur de valoir mieux que plusieurs de ses ennemis. Craint surtout de ceux qui affectent de le mépriser. Croit à son étoile, et se défie de tout le monde. »
Lermina, souvent exagéré, le juge ainsi dans le Dictionnaire universel, p. 702 : « Girardin peut se juger d'un mot : ce fut une intelligence sans conscience. Activité incroyable, immense faculté d'assimilation, mémoire prodigieuse, méthode imperturbable dans la polémique, il représente le type du journalisme-métier... Ce grand remueur d'idées a rendu de grands services, mais il a donné le piteux spectacle de toutes les palinodies. Il n'avait pas dépensé son activité uniquement en articles de journaux ; il avait fait des affaires et beaucoup, quelques-unes peu recommandables, et avait amassé une fortune considérable. Il publiait volumes sur volumes, émettant chaque jour des théories nouvelles, en économie politique, en administration, en politique étrangère ou intérieure... Il mourut sans laisser un regret, n'ayant aimé que lui. »
Véron, ce publicateur heureux, a écrit de Girardin : « Ceux qui le connaissent, le savent généreux, courageux et obligeant; il est aussi fidèle dans ses dévouements que persévérant et audacieux dans ses haines ; il a l'honneur de compter un grand nombre d'ennemis. Tant d'idées neuves, longuement méditées et développées avec talent, ce courage personnel, tranquille et toujours prêt, dont tant de fois il a fait preuve, eussent certainement suffi à fonder et à gouverner un royaume. Journaliste, il n'a jamais eu qu'une vie troublée et militante... »
Ces citations, que nous pourrions multiplier, car on a autant écrit pour et contre lui, qu'il a écrit, ou fait écrire pour les autres, doivent suffire pour faire apprécier son caractère, son talent, ses services, ses erreurs ou ses défaillances politiques et littéraires. Il fut un écrivain fécond, hardi et novateur, mais il fut surtout un industriel habile, autrement dit un brasseur d'affaires heureux.
— Au hasard. Fragments sans suite d'une histoire sans fin ; manuscrit trouvé dans le coin d'une cheminée et mis au jour par Adolphe Bruant. Paris, Dondey-Dupré, 1828, in-18, 3 fr.
Rare.
— Deux (les) sœurs, drame en quatre actes. Paris, Lévy, 1865, in-8, 4 fr.
Cette pièce jouée au Vaudeville fut honorée d'une chute des plus éclatantes.
— Dossier (le) de la guerre de 1870,prél'ace d'Ém. de Girardin. Paris, Garnier, 1877, in-18, 2 fr. 50.
— Droits (les) do la pensée, question de presse, 1830-64. Paris, Pion, 1864, in-8, 6 fr.
— Égale (Y) de son fils. Paris, Lévy, 1872, iu-8, 2 fr.
— Élu (Y) du 9e arrondissement, questions de l'année 1877. Paris, Pion,
1878, in-8, 7 fr. 50.
— Emile, fragments. Paris, Désauges, 1827, in-S. (Aubry, 1867, br.
5 fr.)
Premier ouvrage fort rare d'Em. de Girardin. J. Janin, alors rédacteur du Figaro, déclara, dans un article, que ce livre, publié sans nom, était un chef-d'œuvre ; il ignorait, sans doute, qu'Emile, titre de l'ouvrage, était le prénom de l'auteur et du héros de cette autobiographie, assez romanesque, pour faire croire que c'était un roman. Les éditions suivantes portent le nom d'Emile de Girardin.
— Études politiques. Vues nouvelles sur l'application de l'armée aux grands travaux d'utilité publique, lettres au lieutenant-général comte A. de Girardin. Paris, Desrez, 1838, in-8.
Ce livre présente cette particularité qu'il est adressé à son père.
— Fille (la) du millionnaire, comédie en trois actes et en prose. Paris, Librairie nouvelle, 1858, in-18, 2 fr.
— Forge ou Ricbesse, questions de l'année 1864. Paris, Lévy, 1865, in-8,
6 fr.
— Grandeur ou décadence de la France, question de 1874 et de 1875, Paris Pion, 1876, in-8, 7 fr. 50.
— Heure (une) d'oubli, comédie en un acte et en prose. Paris, Lévy,
— Homme (1') et la femme. Paris, Lévy, 1872, in-18, 2 fr. Réponse à l'Homme-femme d'Al. Dumas fils.
— Hommes (les) sont ce que les femmes les lont, proverbe. Paris, Lévy. 1872, in-18, 1 fr.
— Impuissance (Y) de la presse ; questions de Tannée 1878. Paris, Pion,
1879, in-8, 6 fr.
— Journal d'un journaliste au secret. Paris, Lévy, 1848, in-18, 1 fr.
Historique de son arrestation et de sa mise au secret par le général Cavaignac, pendant onze jours, lors des événements de juin.
— Liberté (la) dans le mariage par l'égalité des enfants devant la mère. Paris, Librairie nouvelle, 1854, in-18, 1 fr.
— Malheur (le) d'être belle, comédie en un acte, en prose. Paris, Lévy, 1866, in-18, 1 fr.
— Mariage (le) d'honneur, qui paie ses dettes s'enrichit, proverbe en un acte. Paris, Lévy, 1866, in-18, 1 fr.
— Paix et liberté,questions de l'année 1863. Paris, Pion, 1864, in-8, 6 fr.
Pensées et maximes extraites de ses œuvres par Albert Hétrel. Paris, I. in-8, 6 fr.
— Pouvoir et impuissance, questions de l'année 1865, Paris, Lévy,
. in-8, 6 fr.
— Presse (de la) périodique au xixe siècle. Paris, Desrez, 1837, in-8.
— (Question (la) d'argent, questions de l'année 1876. Paris, Pion, 1877,
. 6 fr.
— Qi estions de mon temps, 1836 à 1856. Paris, Serrière, 1858, 12 vol. in-8, 72 fr.
Pour avoir la collection complète, il faut ajouter : Questions de mon temps, Introduction, Paris, Serrière, 1858, in-8 et les vol. publiés, chaque année, depuis 1857, avec le sous-titre : Questions do l'année. C'est un recueil annuaire de tous les articles donnés par l'auteur dans divers journaux, particulièrement dans ceux dirigés ou patronuès par lui.
— Questions philosophiques, questions de mon temps, 1852 à 1857. Pans, Lévy, 1868, in-8, 6 fr.
— Réponse d'un mort à M. Clément Duvernois, Paris, Lévy, 1861, in-8, 1 fr.
— Succès (le), questions de l'année, 1866. Paris, Lévy, 1867, in-8, 6 fr.
— Supplice (le) d'une femme, drame en quatre actes. Paris, 1865, in-8, 10 fr.
Pièce remaniée en grande partie par Al. Dumas fils, voir à son nom,
— Trois (1rs) amants, pièces en deux actes, avec une préface. Paris, Lévy, 1873, in-18 jés. rv-96, 2 fr.
J'ai indiqué les volumes ou brochures qui semblent offrir le plus-d'intérét, il a tellement écrit, et un peu sur tout, qu'il était impossible, sans nuire, même à leur auteur, de citer toutes ces innombrables actualités littéraires et politiques dont il alimentait sa fiévreuse activité.
GIRARDOT (Auguste-Théodore, baron de), né à Paris, le 8 juin 1815,
— administrations (des) départementales électives et collectives de la France (1- rance-Bekique-Ilalie) de 1790 — an YJ1I. Nantes et Paris, Guillaumin, 1857, in-8, 5 fr.
GIRARDOT. — GIRART. i I
— Artistes (les) de Bourges depuis le moyeu âge jusqu'à la révolution. Paris, Tross, 1861, gr. in-8, 5 fr.
— Cathédrale (la) de Bourges, description historique et archéologique, avec plan, notes et pièces justificatives. Bourges, Moulins et Paris, 1849, in-12, 48 pp. 1 pi. 3 fr.
Entrait de la Monographie générale de Bourges, en eollab. avec Hipp. Durand.
— Cimetière gallo-romain de Séraucourt à Bourges, fouilles de 1848. Paris, 1848, in-fol. fig.
— Curiosités de l'archéologie et des beaux-aris. Paris, Paulin et Lechevalier, 1855, in-18, 3 fr.
De la Bibliothèque de poche rédigée par une Société de gens de lettres et d'érudits.
— Essai sur les assemblées provinciales, et en particulier sur celle du Berri : 1778-1790. Bourges, Vermeil, 1845, in-8, 7 fr. 50. (Chossonnery, 1876, br. 4 fr.
— Mémoire sur la généralité de Bourges, dressé en 1697, avec introduction et notes. Bourges, 1843, in-S.
— Ministres (les) de la République française, lre partie ; Roland et M>»e Roland. Paris, Guillaumin, 1860, in-S, 3 fr.
— Mystère des actes des apôtres représenté à Bourges en avril 1536, publié d'après le ms. original. Paris, Didron, 1854, in-8, 2 fr. 75. (Chossonnery, 1876, br. 4 fr.)
— Pièges inédites relatives à l'histoire d'Ecosse conservées aux archives du département du Cher. Paris, Pion, 1846, in-4.
— Tarsias (le) de marbre du baron H. de Triqueti, décoration de la chapelle Wolsey à Windsor, s. n. Nantes, 1868, 1 pi.
GIRARDOT de Noseroy (Jean), seigneur de Beauchemin, né vers 1580 et mort à Salins, dans la nuit du 7 au 8 février 1651.
— Histoire de dix ans de la Franche-Comté de Bourgogne (1632-42). Besançon, Outhenin-Chalandre, 1843, gr. in-8.
Cet ouvr. resté inédit a été publié par Jules Crestin.
GIRART de Rossillon, jadis duc de Bourgogne, voir à Gérard de Roussillon.
— Girart de Roussillon, chanson de geste, traduite pour la première fois par Paul Meyer. Paris, Champion, 1884, in-8, 8 fr.
— Roman (li) en vers de très excellenl, puissant et noble homme Gérart de Rossillon, publié pour la première fois d'après les mss. de Paris, de Sens et de Troyes, avec de nombreuses notes philologiques,
vi 4
50 GIRADD.
suivi de l'histoire des premiers temps féodaux par Mignard. Paris, Techener, 1853, gr. in-8, 9 fig. dont 6 chromolithogr. 12 fr. (Villemain, 1871, br. 13 fr. 50 ; Fontaine, 1872, dem. m. 15 IV.- br. 10 fr. ; Labitte, 1877, pap. vél. br. 15 fr.; pap. lioll. br. 20 fr.; Morgan'd, 1882, pap. de lioll. m. pi. 80 fr.)
Tiré à 500 exempl. dont 60 sur pap. de lioll.
GiRAUD (Paul-Emile), né à Romans, le 27 novembre 1792.
— Aymar du Rivail et sa famille. Lyon, 1849, in-8, fig., 3 fr.
Recherches biographiques ci -r'" •'!"- :iqnes "ur |,p chroniqueur dauphinois du wi° siècle.
— Composition, mise en scène et représentation du mystère des Trois- Doms, joué à Romans le 27, 28 et 29 mai aux fêtes de Pentecôte de l'an 150'.», d'après un ms du temps, publié et annoté par Géraud. Lyon, Perrin.et Paris, Techener, I848,gr. in-8, 2 fig., 2 (r. 50 (Aubry, 1865, dem. m. 15 fr. 50.)
— Essai historique sur l'abbaye de Saint-Bernard et sur la ville de Romans, Lyon, Perrin, 1856, 2 vol. in-8, fig., 30 fr. (Bachelin-Deflorenne, 1869, br. 20 fr.
Le 1"' vol. contient l'histoire de Romans et celle du monastère depuis le ixc siècle jusqu'au xm* ; et le deuxième, le Cartulaire inédit de cet ancien monastère, l'original est perdu probablement mais Giraud, grâce à de savantes et nombreuses recherches, est parvenu à le reconstituer.
— Essai historique sur l'abbaye de Saint-Bernard et sur la ville de Romans. Lyon, Brun, 1866-69, 6 vol. in-8, 40 fr.
— Fragment d'une notice inédite sur l'église de Saint-Bernard de Romans, Paris, Dupont, 1844, in-8, 24 pp.
— Quelques mots sur la question de savoir quel a été le premier nom du monastère fondé par l'archevêque Bamarel, vers l'an 840, au lieu où est aujourd'hui la ville de Romans, Lyon, 1843, in-8.
Rapport présenté au Comité- historique des arts et monuments,
Paris, 1846, in-8.
Description d'une inscription du xi° siècle découverte à Romans.
GIRAUD (Philip).
— Art (1') poétique du romantisme, suivi d'une traduction on vers français du deuxième livre de l'Enéide et d'un post-scriptum accompagné du livre premier. Marseille, imprimerie Barlatier-Feissat, 1845, in-8.
Ce poème en deux chants, débuté ainsi :
Vainement le rimeur,dans ce siècle pervers, Espère avec son nom accréditer ses vers ; S'il n'est capitaliste avant d'être poète, S'il n'a de quoi payer un iaurier de gazette, Il ne sortira point de son obscurité, Et, tel qu'il a vécu, mourra pauvre et crotté.