‹ Bibliographie contemporaine (volume 3)Chapitre 35 sur 135 · GODEFROY · texte numérisé non relu

GODEFROY

GODEFROY (Frédéric), né à Paris en 1826. Lexicographe distingué, il a attaché son nom, bien qu'il ait plusieurs collaborateurs, à un travail de la plus haute importance : le Dictionnaire de l'ancienne langue française.

— Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes du ixe au xve siècle, composé d'après le dépouillement de tous les plus importants documents manuscrits et imprimés qui se trouvent dans les grandes bibliothèques de la France et de l'Europe et dans les principales archives départementales, municipales, hospitalières ou privées. Paris, Vieweg, 1880-88, Tomes IàV, in-4 à 3 col., 250 fr.

L'ouvrage formera 10 vol. et se publie par fascicules de 80 pp. à 5 fr., soit dix fascicules pour un toI. 50 fr.

— Histoire de la littérature française depuis le xvie siècle jusqu'à nos jours, 2e édit. Paris, Gaume, 1878-81, 10 vol. in-8, 65 fr.

— Histoire de la littérature française au xixe siècle. Paris, Gaume, 1880, in-8, 6 fr.

— Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du xvne siècle en général. Paris, Didier, 1862, 2 vol. in-8, 15 fr. (Sainte- Beuve, 1870, br. 5 fr.; Labitte, 1877, dem. ch. 12 fr.)

— Livre (le) d'or français. La mission de Jeanne d'Arc. Paris, Reichel, 1878, in-4, portr. inédit de la pucelle en chromolith, 14 encadrements sur teintes de frises, 14 fig. en camaïeu de Ciappori, 40 fr. (Dorbon, 1880, chagr. pi. 28 fr.; Brasseur, 1888, br. 12 fr.)

GODEFROY (N. P.). Dans son Dictionnaire des pseudonymes du jour, G. d'Heilly, prenant le nom de fantaisie ; Ernest de Breda, que Godefroy, indique comme l'auteur de son introduction, il en fait le pseudonyme qui couvre l'ouvrage entier de son masque. C'est une erreur, le nom de Godefroy est tout au long sur le titre, comme l'auteur principal du livre.

— Cosmogonie (la) de la révélation, ou les Quatre premiers jours de la Genèse, en présence de la science moderne, par M. N. P. Godefroy, avec une introduction, par M. Ernest de Breda. Paris, Debé court, 1841, in-8, 5 fr.

GODEFROY DE LAIGNY.

— Roman (le) du chevalier de la Charette par Chrétien de Troyes et Godefroy de Laigny. Reims, 1849, in-8, (Techener, 1886, br. avec les 25 publiés par Tarbé, 200 fr.)

Ce poème se rattache aux légendes du roi Artus et des chevaliers de la Table ronde, le chevalier de la Charette est Lancelot du Lac.

GODEFROY-MENILGLAISE (M* de), né à Francfort-sur-le-Mein en 179&.

70 GODEFROY-MENILGLAISE. — GODOLIN.

— Chronique de Guines et d'Ardre, par Lambert, curé d'Ardre, 918- 1203, revue sur huit manuscrits, avec notes, cartes, glossaires et tables. Paris, Renouard,1855, in-8, 9 fr.(Chossonnery, 1879, dem. chagr. 9 fr.)

GODESCARD (Jean-François), prêtre, prieur de Saint-Honoré à Paris, né à Rocquemont, près Rouen, le 30 mars 1728, mort à Paris, le 21 août 1800.

— Réflexions sur le duel et sur les moyens les plus efficaces de le prévenir, ouvrage posthume traduit de l'anglais de Geddes, Paris, an ix-1801, in-8.

— Vies des pères, martyrs et autres principaux saints tirées des actes originaux et des monuments les plus authentiques, avec des notes historiques et antiques. Versailles, Lebel, 1818, 12 vol. in-8. (Pillet, 1877, v. 25 fr.)

— Paris, 1841, 10 vol. in-8. (Labitte, 1877, dem. v. 45 fr)

— Paris, Leroux, Jouby, Gaume, 1853, 10 vol. in-8, 28 fr. (Fontaine, 1872, dem. ch. 50 fr.)

— Paris, Furne, 1868, gr. in-8, fig. (Fontaine, 1872, m. pi. 50 fr. ; dem. cli. 20 fr.)

GODET DE SOUDÉ (François).

— Dictionnaire des anoblissements, extrait des registres de la chambre des comptes, depuis 1345 jusqu'en 1660, publié d'après une copie ancienne du manuscrit original. Paris, Dumoulin, 1S76, in-8,

Extrait de la Revue historique, nobiliaire et biographique.

GODFRIN (Julien), professeur à l'Ecole supérieure de phar macie de Nancy.

— Étude histologique sur les téguments séminaux des angiospermes. Paris, Berge r-Levraull, 1880, in-8, 5 pi. 5 fr.

— Recherches sur l'anatomie comparée des cotylédons et de l'albumen. Paris, Berger-Levrault, 18S4, in-8, 6 pi. 6 fr.

GODOLIN (Pierre), voir à Goudelin.

— Œuvres complètes, avec traduction en regard, notes historiques et littéraires, par J. M. Cayla et Cléobule Paul. Toulouse, Delboy, 1843, gr. in-8, Irontisp. lithogr. portr. et fig. 15 fr. (Porquet, 1867, br. 12 fr. ; 1884, br. 10 fr. Rouquette, 1880, dem. m. 15 fr.)

Eilit. estimée.

GODRON (Dominique-Alexandre), naturaliste distingué né à Hayange, le 25 mars 1807, mort à Nancy en 1880. Docteur en médecine et ès-sciences,il a l'ait servir ses études spéciales à sa passion favorite pour les sciences naturelles.

— Age (1*) de pierre en Lorraine. Nancy, impr. Raybois, 1868, in-8, 20 pp.

— Animaux (des) sauvages indiqués au vip siècle par Fortunatus. Nancy, Berger-Levrault, 1874, in-8.

— Arrivée à Nancy de l'Elodea canadensis L. Cl. Rich. Nancy, Berger-Levrault, 1S7S, in-S.

— Atlantide (V) et le Sahara. Nancy, impr. Raybois, 1868, in-8, 36 pp.

— Cavernes (les) des environs de Toul. Nancy, Berger-Levrault, 1879, in-8.

— Contributions à la Flore de France, botanique descriptive et physiologie végétale. Paris, Baillière, 1882, in-8, pi. 10 fr.

— Contributions à l'étude de l'hybridité végétale et à la tératologie végétale. Paris, Baillière, 1882, in-8, pi. 10 fr.

Ces deux livres se composent de la réimpression de brochures publiées de 1847 à

— Cultures (des) d'segilops speltœformis par Durieu de Maisonneuve. Nancy, Berger-Levrault, 1878, in-8.

— Cuscutes (les) et leurs ravages dans nos cultures. Nancy, Berger- Levrault, 1876, in-8.

— Divers (des) modes de prononciation du nom de la ville de Briey. Nancy, Berger-Levrault, 1880, in-8.

— Espèce (de 1') et des races dans les organisés et spécialement de l'unité de l'espèce humaine. Paris, Baillière, 1859, 2 vol. in-8, 12 fr.

— Essai sur la géographie botanique de la Lorraine. Paris, Savy, 1862, in-18, 3 fr. 50.

— Étude sur les bourgeons des platanes. Nancy, veuve Raybois, 1868, in-8.

— Étude sur la Lorraine dite Allemande. Nancy, Crépin-Leblond, 1875, in-8, 2 fr. 50.

— Études sur les pavots cultivés. Nancy, Berger-Levrault, 1875, in-8.

— Études sur la Lorraine dite allemande. Nancy, Crépin-Leblond, 1876, in-8, 2 fr. 50.

Cette deuxième édit. augm. contient le pays messin et l'ancienne province d'Alsace.

Études sur les prolifications. Nancy, Berger-Levrault, 1878, in-8.

— Examen ethnologique des fêtes de saint Mansuy et de saint Gérard. Nancy, Raybois, 1864, in-8.

— Existence (de 1') ancienne du castor en Lorraine, Nancy, Rayboisi

— Floraison (de la) des graminées et spécialement des céréales. Nancy, Berger-Levrault, 1874, in-8.

— Flore de Lorraine. Paris, Baillière, 1857, 2 vol. in-12. — 2e édit. Nancy 1858, 2 vol. in-12, 12 fr. — 3f édit. publiée par Fliche et Le Monnier. Nancy, Grosjean, 1883, 2 vol. in-12, 15 fr.

— Flore de France, ou Description des plantes qui croissent naturellement en France et en Corse. Paris, Baillière, 1848-5t">, G vol. in-8, 42 fr.

En eollabor. avec Grenier.

— Florula Juvenalis, seu Enumeratio et descriptio plantarum, è seminibus exoticis inter lamas allatis enatarum in campestribus portus juvenalis propé Monspelium. Montpellier. Boehm, 1853, in-4.

— Histoire d<>s Aegilops hybrides. Nancy, Sordoillet, 1870, in-8, 1 fr. 50.

— Histoire des premières découvertes de production de l'industrie primitive de l'homme. Nancy, Berger-Levrault, 1879, in-8.

— Hybridation (de 1') dans le genre Papaver. Montpellier, Boehm, 1879, in-8.

— Hybrides (des) et des métis de Datura. Nancy, Berger-Levrault, 1874, in-8.

— Hybridité (de 1') dans le genre sorbier. Montpellier, Boehm,. 1875, in-8.

— Intervention (de 1') à distance des hyménoptères dans hi fécondité des végétaux. Montpellier, Boehm, 1876, in-8.

— Mémoire sur la pélorie du delphinium. Nancy, Raybois, 1866, in-8, 1 fr. 50.

— Mission (une) boudhiste en Amérique au vc siècle de l'ère chrétienne. Paris, Ghallamel, 1868, in-8, 1 fr.

— Modifications qu'éprouvent les plantes des lieux lmmides. Nancy, Berger-Levrault, 1880, in-8.

— MoNoc.RAPniE des rubus qui croissent naturellement aux environs de Nancy. Nancy, Raybois, 1843, in-8, 48 pp., 2 fr.

— Note sur le maïs géant caragua (zea caragua Molin). Montpellier, Boehm, 1888, in-8.

— Note sur un hybride du genre verenica. Nancy, Berger-Levault, 1876, in-8.

— Notice historique sur le musée d'histoire naturelle de Nancy. Nancy, Crépin-Leblond, 1872, in-8.

— Notice sur les explorations botaniques faites en Lorraine de 1857 à 1875. Nancy, Berge r-Levrault, 1875, in-8, 3 fr.

— Nouveaux mélanges de tératologie végétale. Cherbourg, Bedelfontaine, 1S"<5, in-8.

— Nouvelle espèce du genre sorbus, Nancy, Grimblot, 1858, in-8.

— Nouvelles études sur les hybrides des Primula grandiflora et officinalis. Nancy, Berger-Levrault, 1875, in-8.

— Nouvelles expériences sur l'œgilops triticoïde, Nancy, Grimblot, 1858, in-8.

— Nouvelles observations sur les Primula de la section primulastrum. Nancy, Berger-Levrault, 1878, in-8.

— Observations sur un genre particulier et prolifications médianes des fleurs. Paris, Martinet, 1878, in-8.

— Observations sur les bourgeons et les feuilles du Liriodendron tulipifera. Nancy, Raybois, 1861, in-8.

— Observations sur les formes bi fructifères du framboisier cultivé. Nancy, Berger-Levrault, 1875, in-8.

— Observations sur les pétales du renunculus auricomus. Nancy, Berger-Levrault, 1875, in-8.

— Observations sur les bourgeons et sur l'inflorescence des papilionacées. Nancy, Raybois, 1866, in-8.

— Origine (de 1') des noms de plusieurs villes et villages de la Lorraine. Nancy, Crépin-Leblond, 1876, in-8.

— Origine (de 1') hybride du Primula variabilis, Nancy, Raybois, 1863, in-8.

— Origine (de 1') probable des poiriers cultivés. Nancy, Berger-Levrault, 1874, in-8, 1 fr. 50.

— Origines (des) ethnologiques des populations prussiennes. Paris, Challamel, 1869, in-8, 1 fr. *»

— Pélorie (une) reproduite de graines. Nancy, Raybois, 1869, in-8.

— Pélorie (de la) des pelargonium. Nancy, Raybois, 1866, in-8.

— Perles (les) de la Vologne et le Chàteau-sur-Perle. Nancy, SerdouilleVl870, in-8.

74 r.OETHE.

— Promenade (une) botanique aux environs de Benfeld, Bas-Rhin. Nancy, Raybois, 1864, in-8.

— Races (des) végétales qui doivent leur origine à une monstruosité. Nancy, Berger-Levrault, 1875, in-8.

Un premier tirage a été fait à Montpellier, Roehm, 1871, in-S.

— Recherches expérimentales sur l'hybridité dans le règne végétal. Nancy. Raybois. 1863, in-8, 2 fr.

— Recherches sur les animaux sauvages qui habitaient autrefois la chaîne des Vosges. Nancy, Raybois, 1866, in-8.

— Ri'le (le) politique des fleurs. Nancy, Berger-Levrault, 1879, in-8.

— Sayas (les) irlandaises. Paris, Thunot, 1868, in-8.

— Signification (de la) morphologique des différents actes de végégétation de la vigne. Nancy, Raybois, 1867, in-8, 38 pp., 1 fr. 50.

— Tables dichotomiques de la flore de Lorraine. Nancy, Grosjean, 1883, in-8.

— Végétation (de la) du Kaiserstuhl. Nancy, Raybois, 1864. in-8, 1 fr.

— Visite (une) géologique et botanique au lac de Fondromeyx, Vosges. Nancy, Raybois; 1864, in-8.

— Zoologie de Lorraine, ou Catalogue des animaux sauvages observés jusqu'ici dans cette ancienne province. Nancy, Raybois, 1863, in-8, (i fr.

Son œuvra est fort considérable, j'en passe, mais des brochures moins importantes seulement.

GOETHE (Jean-Wolfgang), né à Francfort-sur-le-Mein, le 28 août 1749, mort à Weimar, le 22 mars 1832.

La critique, ou plutôt la légende littéraire, prête à ce grand écrivain allemand, le plus illustre peut-être de tous, beaucoup des traits, des passions et du caractère des acteurs les plus en vue de Faust, de Werther et de Wilhelm Meister. La marque caractéristique de toute œuvre géniale est de rendre, dans chaque ligne, le son, le ton, l'empreinte, en un mot, de l'auteur. Rien d'étonnant, sans que cela soit de l'autobiographie, qu'il y ait dans chaque personnage, beaucoup de la personnalité de l'écrivain. Sans nous arrêter à cette étude et sans insister non plus sur ces innombrables luttes littéraires qui considèrent, les unes, Goethe, comme un génie inimitable, et les autres, comme un talent nuageux, énigmatique et, risquons le mot, passablement poseur plus qu'oseur, indiquons quelques appréciations sur lui

et sur son rival et ami, Schiller. Le Dictionnaire universel des littératures dit p. 900 : « Pour les critiques allemands, Goethe représente le réalisme dans l'art et, comme ils disent, l'objectivité dans la poésie; Schiller est resté le grand interprète de l'idéal et du subjectif ; le premier a répandu surtout dans ses écrits la pensée et sa lumière, le second, le sentiment et sa chaleur. Goethe a plus d'éclat, de variété, de puissance ; Schiller exerce un charme plus intime et plus profond. L'un se répand sur la nature entière qu'il illumine et vivifie ; l'autre nous ramène de la nature en nous-mêmes pour rendre plus claire et plus vive la conscience de notre propre existence. Tous deux ont le sentiment de la vie universelle, si puissant dans l'art moderne ; mais avec l'un, l'homme tend à s'évanouir dans la nature agrandie ; avec l'autre, l'homme trouve dans la perception de ses relations avec la nature une idée plus haute de lui-même et de ses destinées. Goethe et Schiller, par leur diversité, se complètent et se corrigent l'un par l'autre ; ensemble ils forment l'expression la plus haute de la littérature allemande, sinon de la littérature moderne. » Malgré l'idéalisme Kantien de Schiller et le réalisme de Goethe, il se forma entre ces deux grands poètes, cette amitié si profitable à tous deux et si glorieuse pour les lettres allemandes. Est-il dans l'histoire de la poésie un spectacle plus grand que ce fraternel essor? Leurs controverses amicales et l'éducation réciproque de leurs deux génies, si diversement doués, ont produit et précisé les principes de critique littéraire qui sont un des titres de l'Allemagne. Rien de plus instructif que de voir se former ainsi, par des progrès, en sens contraire, l'harmonieuse communauté de leurs travaux. Schiller maîtrise sa fougue et s'élève à un sentiment plus pur delà beauté; Goethe rallume sans crainte l'enthousiasme de sa jeunesse ; la critique et l'art renaissent et grandissent entre leurs mains. La littérature germanique, grâce à leurs efforts réunis, arrive à sa virilité et marche enfin de pair avec celles des états les plus favorisés.

Un jour les hasards de la guerre mirent en présence à Erfurth le génie de l'action et le génie de la pensée : Napoléon et Goethe, et le premier, en prenant congé du second, rendit hommage à sa supériorité par ces paroles célèbres ; « vous êtes un homme, monsieur Goethe. » Oui, c'était un homme que cet écrivain qui s'est exercé dans tous les genres littéraires et qui a laissé dans tous une trace profonde, et, dans plusieurs, des modèles.

Une analyse rapide, ou plutôt une appréciation simple et sans prétention de ses trois ouvrages principaux; Faust, Werther et Wilhelm Meister, complétera cette étude biographique. Faust, poème dramatique, qu'on nomme parfois, une tragédie est une

conception tellement originale qu'elle ne peut avoir de pair ou de comparaison que la comédie du Dante. C'est l'œuvre de toute la vie de Goethe. Il l'a conçue dans sa jeunesse, pendant son séjour à Strasbourg, il l'a élaborée dans la maturité de l'âge et du génie; il l'a remaniée dans sa vieillesse et complétée Tannée même qui précéda sa mort. La première partie (1790-1807), est restée la plus importante et la plus belle. C'est le miroir de l'esprit et de l'âme de Goethe et le résumé personnifié de toute sa vie intellectuelle et morale. Le docteur Faust figure Goethe lui-même dans ses aspirations universelles. Cette œuvre de virilité et de jeunesse, a, tour à tour, dans son étrangeté même, le charme et la force, la grâce et la profondeur ; l'allégorie et la fantaisie s'y mêlent à la réalité ; la légende du moyen âge s'y développe à travers des scènes d'imagination et des confidences autobiographiques. Le mystérieux et le naturel s'y mêlent et s'y confondent au point de déconcerter toute critique et de ne pouvoir être distingué l'un de l'autre. E^t-ce raison? Est-ce hallucination? on ne sait. S'il y a hallucination, c'est le rêve d'un fou sublime ; s'il y a raison, c'est la clairvoyance froide d'une intelligence rassasiée de savoir. Monument de puissance, selon les uns, de bizarrerie, suivant les autres, Faust, nous montre le génie de Goethe s'affranchissant de toutes les entraves et, comme dit Mme de Staël, dépassant et renversant les bornes de l'art. C'est plus qu'un chef-d'œuvre, dit Zeller; c'est une lumineuse énigme, dit Goethe; c'est une œuvre populaire, une légende du xvie siècle devenue, par la volonté d'un homme de génie, ajouterons-nous, une comédie de marionnettes élevée à la dignité de l'art. La pensée et le style sont francs et bien venus. Faust, Marguerite, Méphistophélès, Wagner, sont dessinés avec une netteté magistrale. Malgré l'esthétique symbolique de la légende, Faust et Marguerite intéressent et passionnent comme des êtres qui vivent, qui aiment et qui souffrent.

La seconde partie qui s'intitule Hélène (1826-1831), développe, mais en l'affaiblissant, le drame ém'ouvant esquissé dans la première. Goethe a changé le dénouement de la légende, et plus indulgent qu'elle, au lieu de livrer Faust au diable, il l'envoie au paradis. Ce n'est plus la primitive simplicité de la symbolique de la première partie, c'est un grand opéra à machines compliquées, un tumultueux sabbat, où surabondent de continuelles allégories, de fatigantes figures mythologiques, l'antiquité et le moyen âge avec des sphinx, des lémures, des sorcières, des magiciens, le démon, les anges, les mystiques degrés du paradis. On regarde généralement cette seconde partie comme bien inférieure à la première, bien qu'il y ait de magnifiques épisodes et

des scènes très belles et très heureuses. Il nous semble, qu'avec ses défauts et ses beautés et surtout par ses prétentions à tout embrasser dans cet éclectisme universel où le poète unit la poésie et la science, l'esprit antique et l'esprit moderne, ce poème mériterait plutôt le titre d'épopée que celui de drame ou de tragédie.

Werther. Ce roman a bouleversé les mœurs et les caractères du siècle où il a paru, tout le monde a voulu se reconnaître dans cette peinture psychologique des tendances intellectuelles et morales de l'auteur et s'est modèle sur les pensées, les sentiments, les souffrances plus ou moins chimériques d'un héros de roman. Jamais une passion réelle n'a causé autant de morts volontaires que la contagion de cette passion imaginaire ; il y a eu imitation épidémique jusqu'à la mort inclusivement. Werther est un rêveur révolté contre les devoirs sociaux et les nécessités de la vie, un artiste que les aspirations folles d'un idéal impossible brisent contre les déceptions et les cruautés de la réalité. Celte sensibilité maladive, cette mélancolie romanesque d'un penseur qui se condamne aux tortures solitaires de sa pensée et se dévore dans les tourments d'une contemplation intérieure ont ravagé tous ses compatriotes et déteint sur l'Angleterre et la France qui ont follement imité les Allemands : Ce célèbre roman dont la donnée repose sur deux faits réels ; le suicide d'un fils d'un célèbre prédicateur nommé Jérusalem, et une vive affection de Goethe pour une jeune femme mariée, a été traduit dans toutes les langues, commenté, imité, refait, contrefait, parodié sous toutes les formes et joué sur tous les théâtres. Goethe qui lui-même s'efforçait de l'oublier a fait la parodie de son œuvre et la satire de ses imitateurs.

Wilhelm Meister. Chenier, qui ne connaissait que la première époque de ce roman en deux parties, en porte ce jugement sévère : « Ce livre est trop long, quoique abrégé par son traducteur (Toussenel . Du reste, une intrigue bizarre et mal ourdie, une action tantôt traînante et tantôt précipitée, des incidents que rien n'amène, des mystères que rien n'explique, un personnage principal pour qui l'on veut inspirer de l'intérêt, et qui n'est qu'un ridicule aventurier, d'autres personnages que le romancier jette au hasard dans sa fable, et dont il se débarrasse par des maladies aiguës ou par un suicide, pour faire arriver, bon gré mal gré, un dénoûment vulgaire et froid. » Malgré ce jugement et bien d'autres aussi peu flatteurs, Wilhelm Meister passe en Allemagne pour l'une des productions les plus remarquables de Goethe, et renferme, affirment ses admirateurs, toute l'énigme de son génie. L'émotion y est puissante, l'exécution parfaite, le développement

et la peinture du caractère merveilleux. Dans Werther, l'écrivain lutte contre la vie et la destinée, dans Wilhelm Meister, il se réfugie, dans une philosophie poético-optimiste, Werther est un misanthrope farouche, impatient, frénétique, Wilhelm Meister est un philosophe dont la théosophie consolante est également éloignée de l'ascétisme et de l'épicuréisme. Werther n'était qu'une improvisation de jeunesse, une inspiration fiévreuse ; Wilhelm Meister est une œuvre de maturité, à laquelle Goethe consacra, pendant plus de quarante ans, un soin et un travail assidus. Le roman n'est qu'un prétexte, le vrai sujet est le tableau de la vie humaine elle-même au \vm« siècle avec ses aspirations vraies ou factices, ses tendances philosophiques et sociales, ses misères dorées et galantes.

Cette histoire psychologique très longue, trop longue, d'un homme qui se cherche lui-même par bien des chemins et qui, avant de trouver le but de son existence, s'égare en des poursuites sans objet et des routes sans issue, est le même sujet que le roman comique de Scarron, mais là où l'écrivain burlesque n'a mis en scène que des marionnettes fantastiques, le poète, dédaignant l'unité de composition et l'intérêt passionné de Werther, y exprime ses propres idées sur l'art, sur la vie et sur toutes les questions morales, intellectuelles, religieuses, scientifiques et philosophiques de son siècle. « J'ai eu l'occasion, écrit Goethe, pendant son voyage en Italie, de réfléchir beaucoup sur moimême, sur les autres, sur le monde et sur l'histoire ; de cette réflexion, j'ai tiré maintes choses, assez peu neuves peut-être, mais bonnes à dire et que j'exprimerai à ma façon ; tout cela formera un ensemble dans Wilhelm Meister. » En somme, ce singulier roman, composé à de longs intervalles, se ressent trop des transformations qu'a subies la pensée de l'auteur, mais présente, bien qu'ennuyeux et parfois trivial, beaucoup d'expérience et d'esprit, des analyses délicates, de fines peintures, des symboles subtils et profonds et l'épisode de Mignon qui, à lui seul, effacerait bien des fautes.

Je pourrais étendre cette étude sur d'autres ouvrages, sinon aussi importants, mais encore fort remarquables : Hermann et Dorothée, le drame de Torquato Tasso, Goetz de Berlichingen, Reinecke le Renard, etc., mais il suffit, dans une notice biobibliographique qui doit toujours être courte, d'indiquer les traits généraux d'un écrivain et de laisser aux biographies spéciales le soin d'en esquisser les détails et les ombres. La vie de Goethe est une vie encyclopédique, on ne peut résumer, dans quelques pages, ce puissant esprit, le plus grandjpoète de l'Allemagne et l'un des plus vastes génies du monde moderne. L'intelligence est

le signe caractéristique de Goethe, l'intelligence sympathique, avide, l'intelligence dominant la passion et cherchant à se mettre en harmonie avec le monde. Ce développement extraordinaire de l'esprit nuit chez lui aux autres facultés de l'âme et rompt l'harmonie qu'il s'efforçait de mettre entre elles. De là cet égoïsme qu'on lui reproche, cette indifférence dont on l'accuse et qui sont plus apparents que réels. Sa mission était de penser et il était convaincu qu'il servait mieux son pays par ses écrits que par ses actes. Son génie, impassible dans sa tranquillité sereine, s'est désintéressé des malheurs et des souffrances de son pays. L'Allemagne, fanatique de son talent, lui a pardonné, pourquoi nous, contre qui i! refusa d'écrire des chants de guerre, serionsnous plus sévères pour lui? «Gomment aurais-je pu, dit-il à Eckermann, chanter des chants de haine sans haine? Entre nous je ne haïssais pas les Français, quoique je remercie le ciel de nous avoir délivrés d'eux. Comment, moi pour qui la barbarie et la civilisation sont choses d'importance, aurais-je pu haïr une nation qui est une des plus civilisées de la terre et à qui je dois une si grande partie de mon propre développement? »

Je ne cite que les ouvrages et les éditions les plus importants et les plus recherchés.

— Campagne de France, traduction française par Jacq. Porchat. Paris, Hachette, 1882, in-16, 2 fr.

— Conversations de Goethe pendant les dernières années de sa vie 1822-32, recueillies par Eckermann, traduites par Délérot, précédées d'une introduction par Sainte-Beuve et suivies d'un index. Paris, Charpentier, 1863, 2 vol. in-18, 7 fr. (Pincebourde, 1866, br. 6 fr.)

— Correspondance entre Goethe et Schiller traduction de la baronne de Carlowitz révisée, annotée et accompagnée d'études historiques et littéraires par Saint-René Taillandier. Paris, Charpentier, 1863, 2 vol. in-18, 7 fr. (Fontaine, 1872, dem. ch. 8 fr.)

— Avec introduction et notes par J. Gérard. Paris, Delalain, 1877, in-18, 3 fr.

— Divan (le) oriento-occidental. Paris, 1835, in-8, (Peignot, 1852, br. 1 fr.)

— Elégies romaines suivies d'épigrammes, ballades et épitres. Paris, Dondey-Dupré, 1837, in-8, 1 fig. 5 fr. (Amand, 1872, dem. m. 4 fr. 50.)

— Faust, tragédie nouvelle traduction complète en prose et en vers par Gérard (de Nerval). Paris, Dondey-Dupré, 1827, in-18, 1 iig. 3 fr. 50.

Première édit. Je cette traduction considérée par Goethe lui-même comme la plus parfaite.

— Traduit en français par A. Stapfer. Paris, Motte, 1828, in-fol. portr. et 17 fig. lithographies de E. Delacroix sur pap. ch. bleu. (Guntzberger, 1872, dem. m. 65 fr. Rouquette, 1878, dem. m. 150 fr.)

Edit. peu commune surtout avec toutes les fig.

— Faust, xxvi gravures d'après les dessins de Retzsch, avec une analyse du drame par Elise Voïart. Paris, 1829, in-4 oblong 26 fig. (Peignot, 1852, dem. m. 2 fr.)

— Faust, ou les Premières amours d'un métaphysicien romantique, pièce de théâtre arrangée pour la scène française en quatre actes, en prose (par Rousset). Paris, Pélicier et Chatet, 1829, in-8. (Detaille, 1881, br. 2 fr. 50.)

— Faust, nouvelle traduction complète en prose et en vers, 2e édit. par Gérard (de Nerval). Paris, Dondey-Dupré, 1835, in-16, 1 eauforte. (Guntzberger, 1872, m. pi. 26 fr. ; Amand, 1870, m. pi. 49 fr.)

— Suivi du second Faust, choix de ballades et de poésies de Goethe, de Schiller, etc. traduits par Gérard (de Nerval). Paris, Gosselin,

— Trad. en vers français et précédé de considérations sur l'histoire de Faust par Alp. de Lespin. Paris, Durand, 1847, in-8, 7 fr.

— Traduction revue et complète précédée d'un essai sur Goethe par H. Blaze. Paris, Dutertre ou Lévy, 1847 gr. in-8, 1 portr. et 9 eauxfortes de Tony Johannot. (Guntzberger, 1872, dem. m. 33 fr. ; Pillet, 1876, dem. ch. 10 fr.; Lefilleul, 1880, dem. m. 22 fr.; Rouquette, 1880, dem. m. 30 fr.; Fontaine, 1884, dem. m. 10 fr.)

Il a été tiré 90 ex. in-fol. sur chine de ces 10 eaux-fortes. (Lefilleul, 1880, 100 fr.).

— Même. Paris, Dutertre, 1849, gr. in-8, 1 port. 9 eaux-fortes de Tony Johannot, 12 fr.

Mùme tirage que le précédent avec un nouveau titre.

— Traduction de J. Porchat, revue par B. Lévy. Paris, Hachette, 1877, in-fol. 13 grav. sur acier et 50 sur bois d'après les dessins de Liezen-Mayer, 100 fr.

— Faust, première partie, préface et traduct. de H. Blaze de Bury. Paris, Quantin, 1879, in-4, 11 eaux-fortes de Lalauze et grav. de Méaule d'après Wogel et Scot, 50 fr. (Fontaine 1884, dem. m. 25 fr.)

Les ex. sur pap. de choix ont les fig. en double épreuve.

— Traduct. par Alb. Stapfer, avec préface par P. Stapfer. Paris, librairie des bibliophiles, 1885, gr. in-8, fig. de Laurens, grav. par Ghampollion. 35 fr. (Dorbon, 1888, br. 20 fr.)

— Fummes (les) fouîmes de Goethe, texte de Paul de Saint-Victor. Paris, Hachette, 1870, in-folio 18 fig. de Kaulbach, (Fontaine, 1872, cari. '.»(.) IV. dem. m. 180 fr.)

— Qoetz von Berlichingen mit der eisernem Hand, ein Schauspiel. Texte allemand conforme à l'édition de 1787, avec une introduction et des notes par Ern. Lichtcnberger. Paris, Hachette, 1885, in-8, 10 fr.

— Hermann et Dorothée, poème. Paris, Dentu, 1804, in-8. (Fontaine, 1872, bas. 3 fr.)

— Traduit de l'allemand par Bitaubé. Paris, Didot, an IX, in-12, frontisp. gravé par Huet. (Chossonnery, 1882. dem. rel. 3 fr.)

— Hommes (des) célèbres de France au xvm« siècle et de l'état de la littérature et des arts à la même époque, trad. de l'allemand par Saur et de Saint-Geniès. Paris, Renouard, 1823, in-8, portr. (Aubry, 1867, br. 3 fr.; Chaude, 1867, br. 1 fr. 25.)

— Journal (mon) traduit en vers avec une notice par Jul. Frœlich. Nancy, Berger-Levrault. 1881, texte encadré avec une eau-forte par Jacq. Lévy, in-8, 7 fr. 50.

Tiré à 200 exempl.

— Lettres inédites la plupart de l'époque de sa jeunesse accompagnées de documents justificatifs publiées par Kestner, traduits par Poley. Paris, Glaeser, 1855, in-12.

— Maximes et réflexions traduites pour la première fois par S. Sklower. Paris, Brockhaus et Avenarius, 1843, in-12, 3 fr.

— Mémoires traduits de l'allemand par Aubert de Vitry. Paris, Ponthieu, 1823, 2 vol. in-8.

— Traduits par H. Richelot. Paris, Charpentier, 1844, in-12, 3 fr. 50. (Dorbon, 1886, br. 4 fr. 50.)

— Traduits pour la première fois parla baronne de Carlowitz. Paris, Charpentier, 1855, 2 vol. in-18, 7 fr.

— Mémoires (ses) et sa vie, traduits et annotés par H. Richelot Paris, Hetzel, 1863, 4 vol. in-8, 24 fr.

— Œuvres, traduction nouvelle par Jacques Porchat. Paris, Hachette, 1861-63, 11 vol. in-8, portr. 66 fr. (Gunlzberger, 1872, un des 100 ex. gr. pap. vélin, dem. m. 181 fr.; Pillet, 1876, pap. vél. dem. m. 195 fr. ; Rouquette, 1880, dem. m. 80 fr.; Morgand, 1882, un des 150 pap. holl. m. bl. 200 fr.)

— Œuvres d'histoire naturelle comprenant divers mémoires d'anatotomie comparée, de botanique et de géologie, traduits et annotés

par Martins. Paris, Cherbuliez, 1837, texte in-8 par Turpin et atlas in-fol. 21 fr.

— Œuvres dramatiques (traduction par Stapfer, Cavagnac et Margueré) précédées d'une notice biographique et littéraire. Paris, Sautelet, 1826, 4 vol. in-8, 30 fr. (Chaude, 1867, br. 21 fr. Sapin, 1888, dem. rel. 8 fr.)

— Œuvres scientifiques de Goethe analysées et appréciées par Ern. Faivre. Paris, Hachette, 1862, in-8, 7 fr. 50.

— Poésies traduites pour la première fois par le baron H. Blaze. Paris, Charpentier, 1843, in-12, 3 fr .50.

— Renard (le) traduction en français par E. Grenier. Paris, Hetzel, Lévy, 1858, in-32, 1 fr.

— Paris, Hetzel, 1867, gr. in-8, 1 eau-forte et 59 dessins de Kaulbach, 10 fr. (Villemain, 1871, br, 5 fr. 50; Guntzberger, 1872, br. 8 fr. ; Rouquette, 1880, dem. m. 15 fr.; Conquet, 1880, br. 12 fr.; Sapin, 1880, br. 6 fr.)

— Souffrances (les) du jeune Werther, traduites de l'allemand. Paris, Didot, 1809 in-8, Q fig. de Moreau grav. par Gendt. (La Bédoyère, 1862, pap. vél. avec dessins originaux 590 fr.; avec eaux-fortes et fig. av. la lettre, br. 22 fr. ; Laporte, 1878, br. 6 fr. ; Morgand, 1882, br. 70 fr.)

Cette première traduction de H. de La Bédoyère diffère de la suivante du même et parait plus complète.

— Traduites par le comte H. de La B..., 2e édit. Paris, Crapelet, 1845, in-8, 1 fig. de Moreau. (Chaude 1867, pap. holl. dem. m. 7 fr.; Cape, 1868, gr. pap. vél. br. 15 fr.; m. pi. 41 fr. ; Guntzberger 1872, m. pi. avec la suite de Tony Johannot, 90 fr. ; Morgand, 1882, pap. holl. dem. m. 80 fr.)

— Théâtre traduclion de Alb. Stapfer révisée et précédée d'une étude ' par Th. Gautier fils. Paris. Charpentier, 1863, 2 vol. in-18, 7 fr. (Fontaine, 1872, dem. ch. 9 fr.;

— Werther traduit de l'allemand sur une nouvelle édit. augmentée par l'auteur de 12 lettres et d'une partie historique entièrement neuve, par C. L. Sévélinges. Paris, Demonville, Colnet, an xn-1804, 2 part. in-12, 1 portr. par Boilly grav. par Noël et 4 fig. de Duplessis-Bertaux. (La Bédoyère, 1862, fig. av. la lettre, br. 15 fr. 50; Fontaine, 1872, pap. vél. m. pi. 45 fr. ; Morgand, 1882, dem. m. 10 fr.)

On attribue cette traduction peu commune à La Bédoyère.

— Paris, Dentu, 1825, in-18, 1 portr. et 4 fig. de Berthon, grav. par Duplessis-Bertaux, 6 fr. (Chaude, 1867, fig. av. la lettre, br. 11 fr. ; R.mquette, 1878, br. 20 fr. ; Conquet, 1880, dem. v. 75 fr.; Lefilleul, 1879, fig. av. la lettre, br. 118 fr.)

Toute l'édit. a été tirée sur vélin.

QOKTHF. — GOFPTN. 83

— Traduction nouvelle, précédée de considérations sur Werther et en général sur la poésie de notre époque par P. Leroux, accompagnée d'unr étude littéraire par G. Sand. Paris, Hetzel, 1845, gr. in-8, 2 vignettes de Lavieille et 10 eaux-fortes de Tony Johannot, 12 fr. 50. (Chaude, 1867, fig. sur ch. av. la lettre, br. 9 fr. ; Amand, 1870, dem. m. 24 fr. ; Baur, 1874, dem. ch. 9 fr. 50 ; Conquet, 1881, dem. rel. 25 fr.)

— Paris, Hetzel, 1852, gr. in-8, 10 eaux-fortes de Tony Johannot.

Mémo tirant que le précédent avec un nouveau titre.

— Wilhelm Meister, traduction par Th. Toussenel. Paris, 1829, 4 vol. in-12, 12 fr.

Traduction réputée la meilleure.

— Traduction de la baronne de Carlowitz. Paris, Charpentier, 1843, 2 vol. in-12, 7 fr. (Villemain, 1871, v. pi. 9 fr. 50.)

— Traduction complète et nouvelle par Th. Gautier fils. Paris, Charpentier, 1861, 2 vol. in-18, 7 fr.

— Goethe, sa vie, ses œuvres et ses contemporains par Hédouin. Paris, Lacroix, 1866, in-18, 3 fr. 50. (Gay, 1884, br. 3 fr.)

— Goethe et Diderot, voir Barbey d'Aurevilly, tome Ier.

GOETHE et Bettina, correspondance, inédite de Goethe et de Mme Bettina d'Arnim, traduit de l'allemand par Sébastien Albin. (Mme Hortense Cornu, née Lacroix). Paris, Comptoir des imprimeurs-unis, ou Gosselin, 1843, 2 vol. in-8, 15 fr. (Sainte-Beuve, 1870, br. 6 fr. 50 ; Dufossé, 1885, br. 8 fr.).

Le même traducteur a donné Ballades et chants populaires (anciens et modernes) de l'Allemagne. Paris, Gosselin, 1841, in-18, 3 fr. 58.

GOETSCHY (Gustave).

— Jeunes (les) peintres militaires : de Neuville, Détaille, Dupray ; préface de E. Bergerat. Paris, Baschet, 1878, in-4, 35 pi. et croquis, 30 fr.

— Pressé pour le salon. Paris, Baschet, 1877, in-4, illustrations d'H. Pille, 1 fr.

GOETSCHY (Joseph), né à Porrentruy en 1805

— Trois coups de crayon, esquisses littéraires. Paris, Sartorius, 1865- 68, 2 vol. in-18, 6 fr.

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