‹ Bibliographie contemporaine (volume 3)Chapitre 39 sur 135 · GONDINET · texte numérisé non relu

GONDINET

Plus heureux des trois, avait le monopole du rire. Son répertoire est assez important pour justifier un choix, c'est ce que nous faisons.

— Affolés (les) comédie en quatre actes. Paris, Lévy, 183 i, in-lS jés. 2 fr.

En collai), avec Pierre Véron. Culte pièce serait banale si elle n'était relevée par mille détails d'observation très fiancs, très spirituels et très parisiens. La scène déliiate et cbaruiante où Éva l'Américaine névrosée, guérie par l'honnêteté de son mari, se jette repentante dans ses bras, a décidé le succès de cette comédie qui ne se soutenait que par le talent des interprètes et la réputation des auteurs.

— Cravate (la) blanche, comédie en un acte en vers libres. Paris, Lévy, 1867, in-18 jés. 1 fr.

Edit. orig. un jeune homme va se marier avec une femme vieille et laide, mais riche, en acceptant les services de sa cousine pour faire le nœud de sa cravate, il découvre qu'elle est jeune, jolie, spirituelle et il l'épouse.

— Grandes (les) demoiselles, comédie en un acte en prose. Paris, Lévy, 1868, in-18, 1 fr.

Pièce à mariage et qui exige des actrices belles, charmantes et capiteuses pour réussir.

— Homard (le), comédie en un acte. Paris, Lévy, 1874, in-18, 1 fr. 50.

Pièce désopilante, un gendre qui déteste les homards autant que son beau-père les aime, s'en gave pourtant par haine de lui, à s'en donner une indigestion, espérant au moins que son beau-père en mourra avant lui. L'auteur tire de ce motif déjà pas mal d'effets, mais il les augmente en y mêlant un ami qui vient de province, assiste au théâtre à une pièce dans la loge du médecin et est forcé comme tel de soigner une dame ravissante qui s'est trouvée mal, il ordonne... sur un bout de papier, des pattes de mouche qu'il ne comprend pas lui-même, un pharmacien délivre sur cela un remède qui guérit la dame. Il la suit jusqu'à la porte du mangeur de homards, son ami, monte chez lui, lui raconte son... aventure médicale et galante. Son ami, enchanté de tenir un prétexte pour déménager se précipite chez le premier voisin qui lui administre... une maîtresse carte de visite quelque part et une femme... qui n'est autre que ceile du théâtre court au pseudo-médecin, en lui disant : « docteur, sauvez mon mari. » Il recommence son ordonnance et un pharmacien fournit un remède qui guérit le mari comme l'autre avait guéri la femme. Ce n'est qu'au théâtre, au reste, et sur une ordonnance non écrite, par un brave et jovial provincial, que l'on guérit si vite et si radicalement.

— Libres! drame en cinq actes. Paris, Lévy, 1874, in-18 j. 2 fr.

— Panache (le), comédie en trois actes. Paris, Lévy, 1875, in-18, 2 fr.

C'est une comédie piquante, une satire spirituelle de certains travers modernes. Dans cette pièce tout le monde est joué : le mari, l'amant et la femme et tout cela pour le prestige des grandeurs, pour la gloriole du fonctionnarisme, idéal des Jourdains contemporains.

— Panazol, comédie en un acte, en vers libres. Paris, Lévy, 1873, in-18 jés. 1 fr. 50.

Un type, ce chef de bureau de ministère qui, ayant décroché une femme jeune et - une belle dot, s'empresse d'aller cultiver les melons à la campagne. Il compte beaucoup

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