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Col ouvrage te divise en trois parties: première, Judée, 1869, 3 vol. 30 fr.; deuxième, Samarie, 1*75, 2 vol. 20 fr. et troisième, Galilée, 1880, 2 vol. 21 fr.
— Ile de Rhodes. Paris, Leroux, 1880, in-18, 1 carte, 4 fr.
— Rapports sur une mission en Palestine. Paris, Leroux. 1879, in-8, 2 fr. 50.
— Terre (la) sainte, première partie : son histoire, ses souvenirs, ses sites, ses monuments. Paris, Pion, 1881, in-fol. 22 pi. hors texte et 288 grav. 50 fr.
— Deuxième partie : Liban, Phénicie, Palestine occidentale et méridionale, Pétra, Sinaï, Egypte. Paris, Pion, 1883, in-fol. 3 cartes color. 19 pi. hors texte et 300 gr. sur bois, 50 fr.
— Voyaoe archéologique dans la régence de Tunis, aux frais du duc de Luynes. Paris, Pion, 1862, 2 vol. in-8, 1 carte et pi. 20 fr. (Villemain, "l871, br. 10 fr. 50).
— Voyage dans l'île de Rhodes et description de cette ville. Paris, Ghallamel, 1866, in-8, 5 fr.
Mémo que : Ile de Rhodes.
GUÉRIN du Cayla (Georges-Maurice de), né le 4 août 1810, au château de Cayla, et mort, le 19 juillet 1839 ; il est enterré à Saint-Médard d'Andillac. Georges Sand publia, dans la Revue des deux Mondes, 15 mai 1840, la pièce du Centaure, pièce d'une inspiration magnifique et nouvelle qui frappa également les esprits puissants et les esprits délicats. Mais ce ne fut qu'un éclair qui fulgura un instant sur une tombe prématurément fermée. Il fût demeuré enseveli tout entier dans son cercueil, si deux amis : Barbey d'Aurevilly et Trébutien, n'avaient ressuscité ou plutôt créé cette renommée littéraire, en publiant, à quelques exemplaires, sous le titre de Reliquia*, quelques lettres émues, de sa sœur, cette passionnée d'admiration du talent de ce frère qu'elle avait bercé et qu'elle ensevelit. La gloire pure, touchante, virginale et émue delà sœur, nimba le front du frère: ils ne font qu'un littérairement. On ne peut pas plus les séparer dans la renommée que dans la mort : Eugénie s'est immolée, dix ans, courageuse et patiente, enthousiaste et dévouée, à la réputation de son frère. Elle le voulait honoré, elle le voulait grand, elle l'a fait tel par son cœur. Car en lisant ces écrits jumeaux du frère et de la sœur, on ne saurait au juste quelle est l'œuvre de chacun, si on ne sentait celle de la sœur à une émotion plus intime, à une délicatesse toute féminine. Il faut craindre pourtant que cette réputation faite, pour ainsi dire, de sensibilité, ne passe sur leurs tûtes comrHe le feu follet d'une émotion fugitive. Ce culte chaste et saint d'une sœur qui croyait de toute la foi de son âme et de
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l'amour de son cnuir, au talent de son frère, a ému, un instant, l'indifférence littéraire, mais cela ne suffit pas pour consacrer une réputation. Une fois la surprise passée, il ne reste rien de cet enthousiasme posthume et factice, que la surprise d'avoir été
surpris.
— Journal, lettres et poèmes publiés avec l'assentiment de sa famille par G. S. Trébutien et précédés d'une étude biographique et littéraire par Sainte-Beuve, 2^ édit. Paris, Didier, 1862, in-8, 7 fr. (Baur. 1874, pap. holl. br. 10 fr. ; Dorbon, 1882, br. 5 fr.)
— & édit. Paris, Didier, 1863, in-12, 3 fr. 50.
— Paris, Didier. 1865, in-8, 7 fr. (Guntzberger, 1872, dem. rel. 4 lr. 50.)
— Nouv. édit. Paris, Didier, 1869, 3 toi. in-12, 10 fr. 50 (Porquet, 1884, dem. rel. 10 fr.)
OEuvres d'Eugénie et de Maurice réunies.
— Reliqui.e, publié par G. S. Trébutien, avec une étude biographique et littéraire par Sainte-Beuve, Paris, Didier, 1861, 2 vol. in-16, 6 fr. (Sainte-Beuve, 1870, dem. m. 20 fr.; Baur, 1874, br. 9 fr. 50; Conquet, 1883, dem. m. 12 fr. ; Villemain, 1871, br. 6 fr.)
Première édit. des ivuvres de Maurice Guérin réimpr. sous le titre précédent, Journal .ettres et poèmes.
GUÉRIN du Cayla (Eugénie de), sœur du précédent, née en Languedoc, en janvier 1805, morte en 1848. Barbey d'Aurevilly, ami de la famille et éditeur avec Trébutien, des Reliquiae d'Eugénie, lui a consacré, dans les Bas bleus, un article enthousiaste. Il loue peu, mais quand il loue, il le fait avec la même exagération qu'il critique. Il faut, tout sn admirant son admirable métier de styliste, se défier des impondérances de sa pensée et de son langage.
« Lorsque nous publiâmes ses lettres, écrit-il, p. 117, elle avait ce terrible demi-siècle qui met la dernière pierre à notre temps de jeunesse et de maturité, et la première à notre tombe. A cet âge fatal, la plupart des femmes se courbent sous les ruines qu'elles portent et n'ont plus, pour toute beauté, que le front triste des cariatides écrasées ; mais M1,e Eugénie de Guérin, si Dieu ne l'avait pas rappelée à lui, eût porté sur le sien les ruines de la vie aussi légèrement que les canéphores portaient autrefois leurs corbeilles ; car elle avait tout ce qui allège le poids des années, la pureté de cœur, l'ingénuité de la pensée, la fleur d'imagination éternelle, et cette confiance en Dieu qui en sait encore plus long que le Génie, et qui, en regardant la terre voit le ciel... Poète et
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dévole, Mllc Eugénie n'est ni une ascète de religion, ni une ascète de poésie, et comme elle ne mettait pas de bornes au ciel, elle n'en mit ni à sa vie ni à son âme. Nature profondément sympathique, elle ne se cloîtrait en rien, pas même dans l'immense affection fraternelle qui n'eut jamais de rivale parmi les autres affections de son cœur... Maurice avait une sœur, non pas seulement de sang, mais de génie. Cette sœur qui lui a survécu pour mourir quelque temps après lui, inconsolable de sa perte, admirait son frère de cette admiration fervente que la sensibilité de son esprit ajoutait à la sensibilité de son âme ; et c'est cette admiration, tournée par la mort en angoisse, qu'elle exprima avec la variété des sentiments infinis, dans des lettres incomparables. Nous qui avions l'intention de dire plus tard, dans un détail qui éclaire le talent par la vie, ce que fut Maurice de Guérin, nous avions senti, en lisant ces lettres, que jamais, quoiqu'il pût arriver, il n'inspirerait désormais un pareil langage, et nous voulûmes que ceux qui l'avaient aimé pussent en juger. Ils devaient retrouver le génie du frère passante travers l'âme de la sœur, et s'attendrissant au passage. Le génie de Guérin, ce grand poète naturaliste, embrasse le monde avec ses horizons et ses paysages. Le génie de M1U Guérin n'embrasse que son frère ; mais quelle grâce et quelle passion divine dans cette attitude éplorée qui résume toute une existence et la lie si étroitement autour d'une autre. Eugénie de Guérin, morte, a gardé l'attitude de toute sa vie. Elle est l'Ange Annonciateur de la gloire de son frère; elle est l'Aurore du jour de ce frère; une aurore qui a aussi des larmes ! Ces larmes ont fécondé la tombe sur laquelle elle pleure et en ont fait sortir cette fleur de gloire, plus rare que jamais pour les poètes 1 Le Matérialisme contemporain a épaissi une terre toujours dure à percer. On connaît la fleur qui perce la neige, mais celle qui perce la boue des époques vouées à la matière, est plus difficile à trouver. » Sans la sœur, le frère serait encore à trouver; décidément elle est le meilleur de son talent et de sa renommée. C'est une sœur mère, une amante vierge, qui sauve par sa douleur et son admiration, son frère de l'oubli et lui fait presque une auréole de génie.
— Journal et lettres publiés avec l'assentiment de sa famille, par G. S. Trébutien. Paris, Didier, 1862, in-8, 7 fr. (Baur, 187'., pap. holl. br. 10 fr.)
— Paris, Didier, 1872, in-12, 3 fr. 50.
— Lettres d'Eugénie de Guérin, publiées par G. S. Trébutien Paris, Didier, L864, in-8, 7 fr.
— Nouv. édit. Paris, Didier, 1872, in-12, 3 fr. 50.
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— Didier, 1880, in-18, 3 fr. 50.
— Lecoffre, 1881, in-18.
— Rei.iquik, publ". par Barbey d'Aurevilly et G. S. Trébutien. Caen, Hardel, 1855, in-32. (Sainte-Beuve, 1870, ht-. 12 fr.)
Opuscule tiré à petit nombre et non mis dans le commerce.
— Eugénie de feùérin, récit de son exhumation. Paris, Didier, 1876,
GUÉRIN delaGrasserie(A.).
— Armorial de Bretagne. Rennes, Deniol, 1845-48, 2 vol. in-4, blas. col. 100 fr. (Pillet, 1877, cart. 85 fr.)
Magnifique ouvrage contenant la généalogie île toutes les familles bretonnes d'ancienne ou de récente uoblesse.
GUÉRIN d'Estriché (Nicolas-Armand-Martial), fils de la célèbre Armand Béjart, femme de Molière. Cet auteur dramatique est né à Paris, en 1678 et est mort, dans la même ville, en janvier 1708. Il n'a fait que deux pièces qui ne méritaient pas plus l'une que l'autre une réimpression ; la Psyché de village, comédie en quatre actes, avec prologue et intermèdes, musique de Gibliers. 29 mai 1705. Le sujet de cette pièce est sa liaison romanesque et son mariage avec la nièce du curé de Fucherolle, son précepteur.
— Myrtil et Mélicerte, pastorale héroïque, en vers libres, avec prologue, notice par Ed. Thierry et préface par le bibliophile Jacob. Paris, librairie des bibliophiles, 1882, in-18, 6 fr.
La première édit. est de 1699.
GUÉRIN-G1NISTY, voir à Ginisty.
— Fange (la), préface par Léon Ghapron. Paris, Rouveyre, 1882, in*-S 3 fr. 50.
Tiré à 50 exempl. pap. vergé.
— Rastaquouères (les), étude parisienne. Paris, Rouveyre. 1883, in-8, 3 fr. 50.
Ces deux ouvrages, comme presque tous ceux publiés par la librairie Rouveyre sont vendus au rabais.
GUÉRINIÈRE (Joseph).
— Histoire générale du Poitou. Poitiers, Fradet, 183S, 2 vol. gr. in-8. (Bachelin-Deflorenne, 1876, dem. m. 12 fr.)
GUERLE (G. H. de), ce traducteur est un descendant de Jean- Marie-Nicolas de Guérie, né à Issoudun, le 15 janvier 1706, mort le 11 novembre 1824.