BLONDEL (S
— Histoire des éventails chez tous les peuples et à toutes les époques, avec notices sur l'écaillé, la nacre et l'ivoire. Paris, Renouard, 187o, in-8, 50 grav. (Morgand et Fatout, 1878, dem. niar. vBrany, 18 fr.)
BLONDES et brunes ; aux dépens de la compagnie et se trouve à Paris, rue de la Bourse, 1866, in-18, frontisp. h l'eau-forte, représent, l'auteur dans un médaillon, environné d'une dizaine de jeunes femmes, (Monselet, 1871, br. 3 fr. 75.)
Petites pièces d'un goût assez relevé, tirées à 250 ex. numér.
BLUETTES anti-mondaines d'une danseuse, par mademoiselle Zélia Michelet, Paris, 1857, in-16. (cat. Joly, 1881, 2 fr.)
Brochure assez rare sur le Paris-chorégraphique.
BOBADILLO (signor Nicol.) pseudonyme dit Melzi, de l'abbé Penoncelli.
— SlEBDÉiDE (la) Slanze del signor Nicol. Bobadillo. Ginevra, 1869, in- 12, 16 pp. (Lefilleul, 1880, 3 fr.)
Poème scatologique peu commun.
BOBÈCHE. Les grandes parades, écrites par lui-même. Paris, l'éditeur, 1835, in-12.
Rare.
BOBINEAUTIADE (la\ ou Coupd'œil critique sur le théâtre du Luxembourg, satire en deux chants, par un avorton du Parnasse. Paris, 1830, in-8, 15 pp.
Pochade satirique contre la petit théâtre de Bobino qui, longtemps égaya de ses lazzi et de ses chansons le quartier du Luxembourg, et destin assez ironique, alla mourir dans la rue de la Gaieté.
BOCACCE (Jean) fils naturel d'un marchand toscan et d'une française, né à Paris en 1313, et mort à Certaldo, près Florence, le 21 décembre 1375. Giovanni Bocaccio da Certaldo, est un nom, dit Mazuchelli, qui vaut mille éloges ; il est certain qu'il n'existe peut-être pas une langue dans laquelle n'ait été traduit ce chef-
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d'œuvre de grâce, de naturel, de simplicité galante et de naïveté voluptueuse, qu'on nomme le Décaméron. Où trouver mieux que là, ce sentiment passionné, ce tour aimable, cette gaieté, ce coloris, ces paysages luxuriants, ces descriptions variées, ces situations inattendues, cet intérêt palpitant, soutenu et toujours renouvelé qui entraînent et charment sans fatiguer jamais ? Sa langue a une perfection, un nombre, une harmonie et une science inconnus jusqu'à lui. Spontanément, par un progrès soudain, il s'est élevé tellement au-dessus des autres prosateurs, qu'il a prcsqu'improvisé une langue nouvelle, sobre, cadencé et harmonieuse comme le grec, élégante, vive et hardie comme le latin, ses modèles. Mais il y a mis en plus cet art naïf et simple, cette sérénité un peu gaie, qui fait accepter comme une plaisanterie de bon ton, les tableaux les plus licencieux et les scènes les plus risquées et enlèvent d'un mot heureux les grivoiseries les plus scabreuses. Peintre sensuel de la galanterie et du plaisir, il a su gazer avec tant d'art et de génie, ses peintures les plus lascives, qu'elles ont presque la chasteté de la statue et qu'elles semblent, quoique nues, moins impures que maladroitement vêtues. Quelques académiciens, Paul IV et Paul V, ayant condamné ces contes, voulurent les réformer, mais on en revint vite à l'original qu'on jugea moins impur que la copie réformée. La feuille de vigne qui plâtre une nudité est souvent moins chaste et plus dangereuse que ce qu'elle veut voiler... La Fontaine, seul, parfois son imitateur, mais toujours son égal, a pu dire avec une bonhommie charmante, un abandon exquis et un naturel parfait, une gauloiserie plus effrontée. Le Décaméron est l'œuvre sensuelle, passionnée, d'un homme heureux en amour, en amitié, et en gloire, Bocacce fut tout cela. Admirateur passionné du Dante, ses compatriotes le chargèrent de leur commenter ses admirables poésies ; contemporain de Pétrarque, il sacrifia à sa gloire ses vers de jeunesse, et reçut en échange, les leçons et l'amitié de l'amant de Laure; amant heureux de la fille d'un roi, il put chanter son amour sous le nom de Fiammetta et lire sur les genoux de sa maîtresse ses contes immortels.
— Contes, traduction nouv. augment. de divers contes et nouvelles en vers imités de ce poète, par La Fontaine, Passerat, Vergier, etc., par l'abbé Sabatier de Castres. Paris, Poncelin, 1801, 11 vol. in-18, 132 fig. de Gravelet, grav. par Bacquoy, Beauvarlet, Delvaux, Cochin, etc. (Baillieu, 1875, v. rac. 100 fr. ; Fontaine, même année, dem. v. viol. 75 fr. ; Gouin, 1879, mar. pi. Rapariier, avec 3 suites fig. 500 fr. ; Saint-Denis et Mallet, 1881, dem. rel. 100 fr.)
Edit. recherchée, non pour l'exactitude et la correction de la traduction, mais pour les fig. réduction de la belle suite de l'édit, de Londres, 1757, vol. in-8.