‹ Bibliographie contemporaineChapitre 122 sur 143 · BONNEVILLE (P.-F · texte numérisé non relu

BONNEVILLE (P.-F

— Traité des monnaies d'or et d'argent qui circulent chez les différents peuples, examinées sous les rapports du poids, du titre et de la valeur réelle. Paris, 1806, in-fol. nombr. pi. gravé en taille-douce. (Tross, 1874, mar. plein, 40 fr. ; Bachelin-Deflorenne, 1867, cart. n. rog. 28 Ir.)

Pour être bien complet l'ouvrage comprend à la suite plusieurs suppléments.

BONS (les) contes, trois-cents leçons de Lampsaque. Londres, chez Pinne (Bruxelles, H. Kistemackers) 1882, in-8, texte encadré et frontisp. à l'eau-forte. (Rouquette, 1882, br. 15 fr.)

Pablié, d'après l'édit. de Londres 1760, à 25 fr,

BONS (les) contes du sire de la Glotte, suivis de la chaste Suzanne, opéra-comique ea 1 acte, du même. Babel a l'étage de la confusion des langues. (Bruxelles, Poulet-Malassis) 1870, in-18, 46 pp. frontisp. à l'eau-forte.

Ces cinq contes, d'Albert Glatigny, l'auteur des Joyeusetés galantes ont été publiées à petit nombre, au prix de 10 fr ; ils ont pour titres : Le Parricide par ignorance — La Famille — La Découverte — L'honnête scrupule — la Vérole guérie.

288 BONVALLET. — BORDEAUX.

Ils sont assez libertins pour rappeler leurs aînés, les Joyeusetés galantes, du vidame de la Braguette. L'opéra de la chaste Suzanne qui termine cet opuscule, bien qu'il comporte trois personnages et le chœur, se passe en... cinq vers fort lubriques. Il est de tous les opéras, le plus court en vers, mais le plus long en obscénité,

BONVALLET (Adrien.)

— Armorial de la Franche-Comté, suivi de la liste des maisons reçues dans les chapitres nobles de la province, dans le Parlement, admises au gouvernement municipal de Besançon, etc. Besançon, Bulle, 1863, in-8. (Bachelin-Deflorenne, 1869, 65 fr. ; môme, 1868, br. 60 fr.)

Tiré à 100 ex. seulement.

BORD (le) de la coupe; (poésies du critique Chaudesaigues, mort en 1846.) Paris, Werdet et Olivier, 1835, in-18, fig. de Cél. Nanteuil, grav. s. bois par Bellatte : un ange mâle et un ange femelle s'embrassent voluptueusement, en tenant un bénitier qui se termine en fig. de Satan. (Monselet, 1871, cart. 26 fr.)

Romantique rare, voir à Chaudesaigues.

BORDEAUX (François-Marie-Jules), fut condamné, en raison de la mise en vente de Julie, ou les Malheurs de la vertu, à six mois de prison et à 3.000 fr. d'amende, par la Cour d'assises de la Seine le 15 mars 1836, pour outrages à la morale publique et religieuse. Du fait de cette condamnation, quelques bibliographes, contre le sentiment de Barbier qui attribue ce roman à Raban, l'adjugent à Bordeaux. L'auteur étant inconnu, la Cour n'a pu condamner un anonyme et a frappé l'éditeur responsable sans préjuger une paternité littéraire. Bordeaux était une sorte de libraire-colporteur qui a commandé à Raban, contre espèces, un livre à vente facile. L'écrivain qui, à cette époque, avait la spécialité du cru littéraire, a eu soin, en reproduisant la préface intégrale de de Sade et taillant dans son trop célèbre ouvrage, un pastiche presqu'honnète de sa Justine, de se dérober par l'anonymat, aux poursuites que devait provoquer cette spéculation effrontée. Bordeaux n'est donc, dans la circonstance, que l'endosseur légal de la couverture du livre et Raban reste l'auteur responsable de cette supercherie littéraire, qui ne doit peut-être sa condamnation et sûrement un certain succès, qu'à une similitude de titre avec la Justine du marquis de Sade.

— Jdstihe ou les Malheurs de la vertu, avec préface par le M's de Sade. Paris, chez Ollivier libraire et chez l'éditeur (Bordeaux) rue J. J. Rousseau, 3, 1836, 2 vol. in-8. (Monselet, 1871, br. 8 fr. 50.;

Rare.

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