‹ Bibliographie contemporaineChapitre 124 sur 143 · BORDES · texte numérisé non relu

BORDES

— Histoire des monuments anciens et modernes de la ville de Bordeaux. Paris, Bordes, 1845, 2 vol. in-4, ûg. (vente Delaroque, 1873, dem. rel. 15 fr.)

Ouvrage local à considérer comme un guide plutôt que comme une histoire.

BORDIER (Henri-Léonard) né à Paris le 8 août 1817, avocat et paléographe, a donné de nombreux ouvrages scientifiques : les Archives de la France ou histoire des Archives de l'Empire, des archives des ministères, 1853, in-8 ; les Inventaires des archives de l'Empire, 1867, in-4 ; Histoire de France, d'après les documents originaux et les monuments de l'art de chaque époque, 1860, 2 vol. in-8, grav., du Recueil des chartes mérovingiennes formant la première partie de la collection des chartes et diplômes relatifs à l'histoire de France, 1850, in-8 ; etc.

— Eglises {les) et monastères de Paris, pièces en prose et en vers des IX^, XlIIe et XIV" siècles, publiées d'après les manuscrits avec préface et notes. Paris, Aug. Aubry, 1856, ln-12. (Morgand et Fatout, 1878, ex. pap. chine, br. 15 fr.)

BOREL (Pierre Borel d'Hauterive, dit Petrus Borel le lycanthrope) né à Lyon, le 28 juin 1809, mort, inspecteur de la colo-

nisation à Mostaganem, le 14 juillet 1859. Esprit paradoxal et styliste excentrique, il s'est jeté à plume perdue dans le romantisme, comme un autre se jette pour faire sa gourme, dit-on, dans le plaisir, les fêtes et les folies. Nature incomplète faite de brouillards et de tonnerre, il n'a produit que des éclairs orageux et lancé, pour ainsi dire, que des tempêtes littéraires ; il vise au grand, au solennel ; il vole au soleil, mais quand il pense l'atteindre, le vertige le prend et il tombe plus bas encore que là d'où il était parti. Comme Baudelaire son admirateur, romantique étrange, toujours en deçà ou au delà de la note vraie, il est peut-être la critique la plus cruelle du romantisme. Son talent a crevé sous ce fardeau littéraire, il est tombé foudroyé, ou plutôt écrasé par son idole, le romanticisme comme le nomme Beyle- Stendahl.

— Champavert, contes immoraux, par Petrus Borel le lycanthrope. Paris, Renduel, 1833, in-8, 438 pp. vignette de Gigoux, grav. s. bois par Godard sur la couverture et se répétant sur le titre, le sujet en est emprunté à André Vésale, troisième conte. (Baur, 1874, ex. incomplet, rel. 13 fr. ; Morgand et Fatout, 1878, mar. plein, 120 fr, ; cart. n. rog. 80 fr. ; Fontaine, 1874, br. 120 fr. ; Baur, 1875, dem. rel. n. rog. 150 fr. ; Conquet, 1876, br. 50 fr. ; même, 1878, br. couv. impr. 125 fr. : même, 1880, 100 fr. ; Vaton, 1879, br. 150 fr. ; Détaille, 1880, dem. mar, 60 fr.)

Première et rare édition.

— MÊME, sur l'imprimé de Paris, Bruxelles, Blanche, 1872, ia-8, eauxfortes d'Adr. Aubry. (Rouveyre, 1874, br. 2 fr. 75 ; Baur, 1875, pap. holl. br. 15 fr. ; Conquet, 1878, br. 3 fr. 50 ; Sardou, 1879, br. pap. holl. 30 fr.;

Deuxième, édit. tirée à 205 exempl,

— Livre (le) de beauté, souvenirs historiques. Paris, Janet, 1834, in-8, 13 portr. par Tony Johannot, Boulanger, etc. fLaporte, 1883, v. viol. 15 fr.)

Romantique peu commun auquel Petrus Borel n'a contribué que pour une pièce, les autres sont de Ch. Nodier, Lasailly, etc.

— Madame Isabelle. Bruxelles, société belge de librairie, 1844, in-18. ('Sapin,1881,br.4 fr. ; Sardou, 1882,même prix; Conquet. 1884, br.l2 fr).

Spéculation belge des plus effrontées. Ce livre qui, dans le principe, portait le titre de Madame Putipbar, n'est que la contrefaçon de Après-Vèpres, par l'abbé Froulay (pseudonyme du journaliste Bauchéry), Paris, Alpb. Levasseur, 1837, in-8. Cette contrefaçon n'ayant pu complètement s'épuiser sous le titre de Madame Putipbar, l'éditeur colla sur la couverture bleue de Madame Putiphar, une couverture rose de Madame Isabelle, avec le nom de Petrus Borel, et tenta sous ce nouveau titre les chances plus fructueu-

les d'une nouvelle vente. Ce livre, malgré le nom de Borel bien en vedette, n'entre que comme spéculation indélicate dans pon bagage littéraire.

— Madame Putiphar. Paris, Ollivier (imprimerie Terzuolo), 1839, 2 vol. in-8, 2 fig. 8ur bois, tirées s. ch. dont la deuxième est signé L. B. (Louis Boulanger) grav. par Lacoste. (Baur, 1873, br. 150 fr. ; Morgand et Fatout, 1876, ex. gr. pap. tiré in-4, 300 fr. ; mêmes, pap. ordin. couv. impr. 150 fr. ; Conquet, 1878, br. 45 fr. ; Archives du bibliophile, 1880, 60 fr.)

Première édition dédiée à L. P. (Lucinde Paradol) : Ce livre est à toi et pour toi mon amie. Ce roman, sous ce titre, qui annonce une largo indépendance morale est l'histoire galante des amours de la marquise de Pompadour. Nous citerons quelques vers de l'introduction, le meilleur peut-être de toute l'œuvre romantique de Pétrus Borel.

Car la société n'est qu'un marais fétide

Dont le fond, sans nul doute, est seul pur et limpide.

Mais où ce qui se voit de plus sale, de plus

Vénéneux et puant, vient toujours par dessus !

Et c'est une pitié ! C'est un vrai fouillis d'herbes

Jaunes, de roseaux secs épanouis en gerbes.

Troncs pourris, champignons fendus et verdissants.

Arbustes épineux croisés dans tous les sens.

Fange verte, écumeuse et grouillante d'insectes.

De crapauds et de vers, qui de rides infectes

Le sillonnent, le tout parsemé d'animaux

Noyés, et dont le ventre apparaît noir et gros...

— Même, avec préface de J. Claretie. Paris, Willem, 1877, 2 vol. in 8, 2 fig. reproduction des 2 orig., en-têtes et culs-de-lampe.

Deuxième édlt. vendue pap. ord. vél. 12 fr. et pap. holl. fort, 30 fr. L'éditeur a fait tirer des Cg. sur acier qui se vendaient en dehors du texte. Les papiers exceptionnels ont des épreuves en deux et trois états, avec ou sans lettres. Claretie, dans la Petite revue ,anecdotique du 1°'' mai 1867, n'hésite pas à accuser P. Borel de plagiat, c'est-à-dire d'avoir pillé impitoyablement son canevas... et le reste dans Camille Desmoulins.

— Obélisque (1') de Louqsor, pamphlet. Paris, 1836, in-8, 16 pp. (Baillieu, 1874, dem, rel. 8 fr.)

Très-rare.

— Rhapsodies, par Petrus Borel. Paris, Levavasseur, 1832, in-16 carré, frontisp. à la manière noire (de Bouchardy l'auteur dramatique) et deux lithographies signées Napol (Napoléon Thomas, dessinateur). Le frontispice représente un jeune homme coiffé d'un bonnet phrygien, en chemise et bras nus. Assis sur un escabeau, contre une table garnie d'un tapis, il tient un long poignard et semble vouloir s'en frapper. La première vignette, Fantaisie, a pour sujet un bousingot couché sur la paille d'un cachot, une cruche, un morceau de pain et des fers aux murs ; la deuxième. Ma croisée, un bousingot, en toilette de ville, accoudé sur une croisée encadrée de vignes (Baur, 1874, 100 fr. ; même. 1875, br. 160 fr.)

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Première édit, très-rare en bonne condition.

— MÊMES, deux. édit. Paris, Bouquet successeur de Levavasseur, 1833, in-8, eau-forte de Cél. Nanteuil de l'effet macabre le plus romantique : des livres, des tètes de mort, des chevaliers armés, des démons, des jeunes filles, des ossements, etc.. figurent dans un encadrement des plus étranges qui, comme dernière bizarrerie, offre en bas, un christ renversé sur lequel on lit : Cél. Nanteuil. Moins cette eau-forte, une des plus vigoureuses du célèbre aquafortiste romantique, cette édit. n'est que la première avec un nouveau titre. (Le Collectionneur, 1868, br. 150 fr. ; Vaton, 1879, même prix.)

Deuxième édit.

— MÊMES, sur l'imprimé de Paris, Levavasseur, 1832, Bruxelles, 1868, in-12, eaux-fortes. ('Baur, 1874, br. 5 fr.)

Tiré à 280 ex.

— Vie et aventures de Robinson Crusoé, par Daniel de Foë, traduct. de Petrus Borel, avec la vie de de Foë, par Ph. Chasles, des notices par Ferd. Denis et d'une dissertation religieuse par l'abbé La Bouderie. Paris, Francisque Borel et A. Varenne, 1836, 2 vol. in-8, 2 frontisp. sur bois et 250 vign. de Boulanger, Devéria, Cél. Nanteuil, Lorentz, etc. (Revue nouvelle, 1866, br. 20 fr. ; Liepmannssohn, 1870, même prix ; Rouquette, 1S73, dem. raar. 30 fr.)

Première et rare édit. où dès le début le lycanthrope pose nettement son indépendance littéraire : « Le traducteur de ce livre n'est point un traducteur, c'est tout bonnement un poète qui s'est pris de belle passion et de courage. Une des plus belles créations du génie anglais courait depuis un siècle par les rues avec des baillons sur le corps, de la boue sur la face et de la paille dans les cheveux ; il a cru, dans son orgueil, que mission lui était donnée d'arrêter celte longue profanation, et il s'est mis à arracher à deux mains cette paille et ces haillons. »

— Même. Paris, Jouaust, 1878, 4 vol. petit in 8, portr. par Flameng et eaux-fortes de Mouilleron.

BOREL d'Hauterive (André-Fr.-Joseph) généalogiste, frère de Petrus Borel le lycanthrope, né à Lyon le 6 juillet 1812. Quérard, d'après Laine généalogiste, constitue ainsi l'arbre généalogique de ce noble et preux descendant des d'Hauterive : « Elève de l'école des chartes, né le 6 juillet 1812, à Lyon d'André Borel, marchand de cette ville, demeurant rue des Quatre-Chapeaux, n° 24, et de demoiselle Magd.-Vict. Garnaux son épouse. » II faut espérer que dans le prochain Annuaire de la noblesse Borel rectifiera l'erreur héraldique d'Hauterive. Sous le pseudonyme de A. Mure de Pelanne, Borel a donné la Saône et ses bords, 1835, in- 8, fig.

— Annuaire de la pairie et de la Noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, publié sous la directioû de Borel d'Haute-

294 BORN. — BOSREDON.

rive. Paris, 1843 à 1876, 33 vol. ia-18, blasons noirs et color. (Bachelin-Deflorenne, 1870, années 1842 à 1869, 140 fr. ; même, 1877, 70 fr. ; Dumoulin, 1874, colle<ition complète, 170 fr. ; Ritti, 1879, années 1843, à 1876, 250 fr.)

La collection se trouve rarement complète, les trois premières surtout se trouvent difficilement. On a du même auteur : Armoriai d'Artois et de Picardie, Paris, 1866-78, 2 vol. in-8 ; Armoriai de Flandre, 1856, in-4 ; Nobiliaire de France, 1845-47, 3 vol. in-8. etc. Il n'est pas extraordinaire vivant ainsi, en pleine noblesse, qu'il n'ait fini par se croire noble : dis-moi qui tu hantes.... etc.

BORN (de).

— MoNACOLOGiE (la\ OU Histoire naturelle des moines, texte latin en regard. Paris, Paulin, 1844, in-12, nombr. fig. sur bois. (Dorbon, 1881, br. 4 fr.)

Première traduct. française.

— Traduite par Boussonnet sur l'édit. orig. de 1784. Rouen, Lemonnyer, 1879, petit in-8, pap. vélin, teinté, nombr. fig. s. bois dans le texte. (Dorbon, 1880, 4 fr. ; Ressayre, 1881, br. 5 fr. ; Brasseur, 1884, br. 8 fr.)

BORORQUIA, ou la Victime de l'inquisition, fait ^historique, traduit de l'espagnol, par Duclos. Senlis, 1803, in-12, fig.

Rare.

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