AUBANEL
— Odes d'Anacbéon, traduites en vers languedociens. Nismes, an X — 1802, 1814, in-12 ('Arch. du bibliophile, 1862, 4 fr.;.
Traduction pen commune
AUBANEL (Jos.-M.-A.-TH,), imprimeur, né à Avignon, le 26 mars 1827. Félibre coloré et ardent, il a, mariant ses vers et ses efforts à ceux de Mistral et de Roumanille, provoqué la régénération littéraire du provençal..
— MiocoRANO (La) entraduberto, avec une traduction littérale en regard. Avignon, 1860, iu-12 carré, pap. teinté, xx et 321 pp. (cat. J. Janin, n» 470 ; Monselet, 1871, 2 fr. 75 ; Rouveyre, 1877, 4 fr.j.
Cette Grenade entr'ouverte est vraiment l'image de cette poésie chaude, colorée et savoureuse comme elle.
AUBENAS (J.-Ad.).
— Histoire de M™^ de Sévigné, de sa famille et de ses amis^ suivie d'une notice historique sur la maison de Grignan. Paris, AUouard (impr, Crapelet), 1842, in-8 (cat. Sainte-Beuve, 2" part., 10 fr., et Moret, 1880, 7 fr. 50;.
Ouvrage épuisé et le plus complet comme renseignement sur Sévigné et sa famille
AUBERGE (L') des Adrets, manuscrit de Robert Macaire,trouvé dans la poche de son ami Bertrand. Paris, Baudoin, 1833, 4 vol. in-12, 1 fig. (cat. Lefilleul, -1879,9 fr.).
Rare. Ce roman, inspiré par le mélodrame d'Antier, en a exagéré le thème et se raoproche davantage, par le cynisme des idées, de la pièce de Robert Macaire.
AUBERVAL. — AUBIGNÉ. 79
AUBERVAL (Alph.-Aimé de Beaufort d').
— Contes en vers érotico-philosophiques, par D. B. Bruxelles, imprimerie Demanet, 1818, 2 vol. ia-8, 183 et 163 pp, (cat. Blanche, à Bruxelles, 1868, 10 fr.; Archiv. du bibl., 1880, 25 frj. Bruxelles, 1868, 2 vol. in- 12, frontisp. grav.
Contes fort lestes et souvent plus libres que ceux de La Fontaine : le Beau baiseur ; la Chose qui croit le plus vite, — le Cocu, ou l'Occasion prise aux cheveux, — le Coup de langue et le coup d'épée, — les Filles de la Conception, — la Jeune pensionnaire, ou le Joujou de religieuse, — le Prédicateur comme il y en a beaucoup. — les Saints chauffés, — Saint Guignolet, — le Dessus, dessous, etc.
AUBIGNÉ ( Th.- Agrippa d'), poëte et historien, né à Saint- Maurj', près Pons, Saintonge, en 1551, mort le 29 avril ^630.
— AvÈNTDREs du baron de Fœneste, nouvelle édit. annotée par Mérimée. Paris, .lannet, 1833, in-16, xx-348 pp. pap. vergé (cat. Pasquier, 1874, 6 fr. 50 ; Baur, 1879, 13 fr.; Fontaine, 1874, 16 fr.; 1877, 30 fr.; 1879, pap. chine, 33 fr.).
— Mémoires publiés par Lud. Lalanne. Paris, Charpentier, 1854, gr. in-18, xu-468 pp.
Ouvrage donijé sur un mss. de la bibliothèque du Louvre, brûlée par la Commune,
— OEuTOES complètes publiées pour la première fois d'après les mss. originaux accompag. de notices, de variantes, d'un commentaire, d'une table des noms propres et d'un glossaire, par Eug. Réaume et Fr. de Caussade. Paris, 1873-77, 5 vol. in-8.
Il a été tiré de cette édit. 25 ex. sur papier wathman.
— Tragiques (Les), nouvelle édit. revue et annotée par Lalanne. Paris, Jannet, 1857, in-16, xxxix-3j1 pp. (cat. Morgand et Fatout, 1876, 25 fr.). — Avec additions et notes de Ch. Read. Paris, Libr. des bibliophiles, 1872, in S, pap. vergé.
Les chapitres de cette épopée farouche et originale sont in tulés : Misères,— Princes, — Chambre dorée..— Feux, — Fers, — Vengeance, — Jugements.
Je n'escris plus les feux d'un amour inconnu ;
Mais par l'affliction plus sage devenu,
J'entreprens bien plus haut, car j'apprens à ma plume
Un autre feu auquel la France se consume...
D'ici, la botte en jambe, et non pas le cothurne.
J'appelle Melpomène en sa vive fureur.
Au lieu de l'Hippoerène, esveillant cette sœur
Des tombeaux rafraîchis, dont il faut qu'elle sorU.
Que faict la biche après le fan qu'elle a perdu...
De sa voix enrouée elle bruira ces mots :
« 0 France désolée ! û terre sanguinaire ! n
80 AUBRION. — • AUCASSIN.
AUBRION (Jean et Pierre), bourgeois de Metz : Jehan ou Jean, né à Metz, vers 1441, mourut le 10 octobre 150^.
— Journal de Jean Aubriou, avec sa continuation par Pierre Aubryon (1465-1512), publié en entier pour la première fois par Lorédan Larcbey, de la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Metz, 1857, gr. in-8, 550 pp., plan de la ville au xv siècle (Bull, du bibl., 1857, 20 fr.).
Reeueil historique inédit publié à 200 exemplaires.
AUBRYET (Xavier) né à Pierry, près d'Épernay, en 1827, se nomme Aubriet, a pseudonyme son nom en faisant un y de \'i, mort tout récemment 1880.
— JuGEMERTS (Lcs) ucuveaux. Paris, librairie nouvelle, 1860, gr. in-18.
Ce tribunal critique prononce des sentences douces et presque toujours flatteuses comme celles-ci, par exemple : V. Hupo, l'Alexandre du lyrisme ; Taine, un bénédictin laïque; Barbey d'Aurerilly, ce dandy d'une invulnérable originalité, à laquelle manque le talon d'Achille; J. Janin, ce Ciceron du feuilleton ; J. Simon, le Robinson des croyances ; Octave Feuillet, le Ravignan du roman ; et Madame Bovary, de Gust. Flaubert, le meilleur ouvrage de CharapHeury. etc. Tout le reste est à l'avenant. Littérateur fécond, il a écrit de nombreux ouvrages, citons seulement : les Idées Justes et les idées fausses, Paris, 1865, ineS ; les Patriciennes de l'amour. Paris, 1870, in-18 ; la Poëme des mois républicains. Paris, 1879, in-I6.
AUBRIET et MARTIAL.
— BocLEVARDs (Lesj de Paris, histoire, état présent, maisons grandes et petites, hôtels et jardins, théâtres, etc. Paris, 1877, gr. in-8, eauxfortes, (Delaroque, 1879, 18 fr.j.
Ouvrage publié à 30 fr.
AUCASSIN et NIGOLETTE, roman de chevalerie provençal-picard, publié avec introduction et traduction d'Alfred Delvau. Paris, Bachelin-Deflorenne, 1866, in-8, pap. vergé, carat, goth., musique tirée en rouge (cat. Bachelin-Deflorenne, 1870, ex. peau de vélin, 200 fr. ; pap. vergé, 30 fr, ; Letilleul, 1879, 50 fr.)
Ouvrage tiré à 130 ex., d'après un mss. de la Bibliothèque nationale, un des plus rares de Delvau. C'est une vieille chanson de geste, du xn° siècle, en prose et en vers de sept ou huit syllabes. Les retours du chant et de la prose sont indiqués dans le texte par : Or se cante, or dient, content et fabloient. Lacurne de Sainte-Palaye a reproduit ce roman en français moderne dans les : Amours du bon vieux temps, 1756, in-12, et Méon en a publié l'ancien texte dans son Recueil et fabliaux, Paris, 1808, 4 vol. in-8. Delvau a eu le tort de trop moderniser et romantiser ce vieil et naïf style, digne des pantagruélisants et non aultres. C'est piquant et simple dans ce langage bâtard arrange par le traducteur ; ce le serait bien plus dans la version ancienne.
Prends femme du haut lignage.
— Mère, je ne puis le faire.
Nicolette est débonnaire :
Son corps gent, son clair visage.
AUDE. — AUDIAT. 81
Belle à l'aller, au, venir, Au jouer, au folâtrer ; Belle au parler, au chanter ; Belle au baiser, au sentir !...
Tout le poème est dans ce ton maniéré et naif, une sorte de sauce littéraire an Roman de la Rose et à la Marivaux.
— AucASsiîf ET i\!COLETTE. Chante-fable du xn« siècle, traduite par A. Béda, révision du texte original, préface de Gaston Paris. Paris, Hachette 1878, gr. in-8, texte encadré 9 fig. tirées sur chine, (cat Conquet, 1880, cart. 30 fr.; Rouquette 1882, br. 25 fr.; Cholet à Bordeaux, 1883, pap. chine, 50 fr.; Brasseur 1883, br. 25 fr.). On a tiré 25 ex. sur papier Japon.