‹ Bibliographie contemporaineChapitre 4 sur 143 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Voici une Bibliographie contemporaine des curieux ; elle commence avec le roman étrange, galant, bariolé de la fin du Directoire, de l'Empire et de la Restauration (1800 à 1820) ; se continue par la description pittoresque et flamboyante de l'école romantique (1823 à 1840); s'arrête longuement sur la queue du romantisme (1843 à 1863); signale les parnassiens, les réalistes, les réimpressions luxueuses des écrivains curieux de toutes les époques et de. tous les genres et finit à Zola, le grand prêtre de la littérature forte en gueule. C'est donc p(jur les amoureux de l'ouvrage rare et curieux le complément nécessaire de Barbier, de Brunet, de Quérard et d'Asselinean. On a beau être bibliophile, bibliomane, bibliophobe, pour se reconnaître dans ce labyrinthe de la curiosité littéraire, il faut un bon iil, piesqu'un câble. L'amour du livre entraîne souvent à des surprises et à des déceptions.

Croyant suivre la grande rue, on prend souvent l'impasse en bibliophilie. Donc, cette Bibliographie contemporaine s'impose la mission de conseiller, de renseigner et de mettre en garde contre toute erreur ou entraînement l'amateur du livre-bibelot, le collectionneur d'exceptions et de fantaisies littéraires, le chasseur infatigable d'éditions originales, d'exemplaires de choix sur vélin, sur papier de Chine, sur papier de Hollande, avec eau-forte en plusieurs états, à la sanguine, à la sépia, épreuves d'essai, définitives, avant la lettre, après, sans nom de graveur et pas de numéro. . Que sais-jeV La liste des amorces typographiques inventée et perfectionnée pour l'esbahissement et la délectation des apprentis bibliophiles, est longue et savante. De nos jours, les auteurs et les éditeurs, à l'affût d'une souscription naïve mais chère, n'ont qu'un but, inventer, dans l'impression du livre et dans son illustration, tellement d'excentricités originales et fantasques que toute autre concurrence soit découragée ou dépassée. C'est a qui attirera le mieux et le plus la pratique par un luxe, trop souvent sans goût,

de caractères du seizième siècle, de fleurons et de vignettes de toutes les e'coles et de tous les siècles, de papier, de format, de couverture, de marges, de filets... L'auteur est peu, ou presque rien, l'imprimeur est tout. Que de Sedaines littéraires n'ont aujourd'hui d'autre valeur ({ue leur habit txpographique et avec quelle reconnaissance ils devraient dire à leurs livres : Ah! mon habit que je vous remercie! Certes, en littérature j'aime l'habit, le bel habit, le vêtement luxueux, mais je ne veux pas qu'il me cache l'homme, ou au moins je tiens qu'il soit fait à sa taille. Il est possible que ïh. de Banville soit un poète, Leconte de Lisie un passable traducteur de grec, Paul Lacroix, un Jacob bibliophile quelconque, X. Marmier, nn académicien, on le dit, je n'ai aucun motif d'en douter, mais je ne puis les voir sans sourire, vêtus d'un costume qui a été fait ou (|ui devrait l'être pour Rabelais, Marot, Racine, Molière, Regnard ou Piron.

Les mauvaises langues, et il y en a dans le monde des lettres, prétendent que demain nos neveux feront des vestes, de ces riches habits. Tant pis; puisque ces livres sont de mode et se vendent autant et parfois un peu mieux que les bons, le bibliographe doit les signalei', il n'y manquera pas; si plus tard ils tombent dans les dédaignés, les oubliés, les méprisés, c'est l'affaire de l'amateur et non celle du catalographe qui est forcé de suivre et d'indiquer le cours de la curiosité bibliomanesque.

La Bibliographie, je l'ai dit tout récemment dans une étude spéciale : la Bibliographie clérico-galante, est l'art de décrire correctement un livre. Cela paraît dès l'abord facile et pas du tout comj)liqué que de pourtraiturer un ouvrage et d'en donner le signalement, et pourtant assure Boulard dans son Traité élémentaire de la Bibliographie Paris, I8O4, in-8, aucune science n'est plus difficile parce quelle exige des connaissances immenses, une longue pratifjue et beaucoup de méthode. Si se renseigner sur la valeur littéraire et commerciale d'ouvrages anciens depuis longtemps jugés et appréciés par une critique impartiale est chose si difficile, se lancer dans une étude bibliographique sur des auteurs contemporains, ne l'est-ce pas davantage? L'écrivain le mieux connu et le plus sainement jugé n'est pas celui qui vit à côté de nous, parmi nous : il est trop près de nos passions pour n'en pas subir l'influence. On ne peut asseoir un jugement sûr et définitif sur les appréciations hyperboliques d'une camaraderie littéraii'e et

d'une coterie de métier qui de parti pris sont trop ses amis ou ses ennemis. Lie meilleur juge du livre, c'est le temps. Celui qui résiste à sa dent, est bon, rare ou curieux. Les livres passables, les indifférents, les inutiles, les ;i peu près bons passent, seuls les bons ou les exceptionnellement mauvais restent. Que de Bossuets, de La Fontaines, de Molières, de Racines contemporains, aujourd'hui rivaux de gloire de leurs devanciers seront demain oubliés et obscurs! Oui, le bibliographe qui prendrait pour ai'gent comptant les caresses mutuelles, les congratulations réciproques, les savoureuses blandices et les délicieux emmielleraents que se distribuent dans les journaux, les revues périodiques et les prospectus, les gens de lettres, et ([ui escompterait sur cette monnaie courante leur réputation, s'exposerait grandement à mettre en cours une fausse monnaie. Si plus d'un des quarante immortels, pourtant tous triés sur le volet, l'est si peu, quand il meurt, que tout le monde ignore quel volume l'a fait vivre, jugez ce qu'il doit en advenir de cette multitude parfaitement inconnue dont |)lus d'un copin a dit ou dira : cest un je une poète, un inconnu^ mais ce jeune poète est plus poète encore quil n'est jeune, il deviendra grand, car cet inconnu a tout ce quUl faut pour être un des célèbres de demain. La société est faite à cet encensement général des auteurs, à ces compliments fastueux, cela ne change rien au fond des choses, à la valeur réelle du livre mais cela gêne et déconcerte souvent le bibliographe. Le recueil qui reproduirait toutes ces apothéoses dépensées en l'honneur d'œuvres aussitôt oubliées qu'imprimées, serait une palinodie vraiment curieuse et étrange mais instructive. Les ventes publiques qui devraient insjjirer une certaine confiance, obéissent trop aux engouements du jour et aux fantaisies capricieuses d'une mode éphémère pour établir dans la Bibliographie une règle sûre et invariable. Le marteau du commissaire-priseur est un sot ou un flatteur, on ne peut accepter ses décisions.

Hobcnt sua fatn libelli, hélas! oui, ils ont leurs hasards, leur mode, les livres. La convoitise de la veille est rarement celle du lendemain. Moins quelques écrivains hors baisse, presque tous subiront les caprices des ventes et le jugement sans appel du temps.

Cette Bibliographie contemporaine est donc ouverte non pas toujours aux meilleurs écrivains et aux plus flattés mais à ceux

que les amateurs honorent de leurs faveurs. Leurs faveurs s'étendent parfois sur les bons et les excellents ; mais le volume tiré à petit nombre, la beauté de l'impression, le luxe de l'illustration, la richesse de la reliure, telle singularité bizarre ou telle originalité inexplicable les attirent et les fixent bien plus souvent. A quoi tiennent en curiosité la réputation et le succès? La prison, la corde, un emj>risonnement, une condamnation, la guillotine, un scandale retentissant, un malheur, un crime, font plus pour le succès d'un livre que le talent le plus incontestable. Cartouche poète était même inconnu de sa concierge, Cartouche voleur et assassin fut visité dans sa prison par les plus grandes dames et ses vers furent lus et admirés plus que ceux de l'infortuné Gilbert. La Physiologie de la poire, Paris, 1832 in-8, du notaire Peytel, l'assassin de sa femme, guillotiné à Bourg, le 34à août 1839, sera plus recherchée et se vend mieux que les œuvres du P. de Ravignan, ouïes Odeursde Paris de L. Veuillot. Hégésippe Moreau plus heureux eût été moins célèbre : sa mort sur un lit d'hôpital a fait plus pour ses vers que son talent. C'est triste à constater, mais tout ce qui dans la vie et la mort est exception : le crime ou le malheur, font plus pour le succès d'un livre que n'auraient pu le faire le génie ou les vertus de l'écrivain le plus célèbre. La note fatidique condamné par le tribunal pour cause d'immoralité^ mise au-dessous de n'importe quelle ineptie scandaleuse, lui vaudra plus d'acheteurs que le génie de V. Hugo à son œuvre la plus remarquable.

Pour l'amateur du livre, la qualité est un détail, l'essentiel est qu'il soit rare ou curieux. On appelle rare l'ouvrage qui ayant été tiré à petit nombre, épuisé rapidement ou détruit se trouve difficilement, et curieux celui qu'une singularité recommande à l'attention des chercheurs. Le même ouvrage peut être rare et curieux, ou n'être que l'un ou l'autre et l'être à des degrés divers, cela dépend de mille circonstances, d'un événement imprévu, d'une fantaisie même. Le bibliographe doit subir et signaler ces fluctuations de hausse et de baisse, ces irrégularités d'appréciations sans préjuger et sans contester le cours et le goût du lendemain. Rien n'est plus bizarre, moins justilié et quelquefois plus injuste que les envies et les recherches des collectionneurs; pourquoi les discuter? Il y a quelques années l'Elzévir 'atin se vendait fort cher et Dorât se donnait; aujourd'hui le

premier se donne et le second se vend fort cher ; qu'en dire, sinon que c'est ainsi.

Non, il ne faut pas toujours du génie, du style, de l'originalité, de la morale pour capter l'estime des amateurs et mériter leurs enchères ; quelquefois le contraire atteint mieux ce but. Des niaiseries sorties on ne sjyt d'où, imprimées sur papier de chandelle... en raison d'une allusion ordurière ou d'une ignoble calomnie se vendent plus avantageusement que des livres bons et utiles. Jamais de Bonald, de Maistre, Lacordaire, Ch. Blanc, H. Martin ne soulèveront autant de frémissements de convoitise dans les ventes parmi la gent bibliomane que tel mauvais livre, que cette folle et boiteuse brochure ou que ce canard stupide.

Donc, ô écrivains modernes, Edmond About, Francisque Sarcey, Richebourg, Sardou, X. Montépin, Zaconne et tuttifjuanti^ n'allez pas m'en vouloir si vous ne figurez pas dans cette Bibliographie contemporaine, félicitez m'en plutôt ; vous n'êtes pas assez mauvais pour y être admis. De l'excellent, du très bon, mais surtout du frivole, du galant, du gai, du fantaisiste, de l'effronté, du bariolé, de l'égrillard, de l'étrange, voilà la part de la curiosité littéraire et le meilleur ragoût de l'amateur. Que voulez-vous, il lui faut du pimenté ! Tous les siècles, et le nôtre n'a pas répudié cet héritage ou cette habitude, ont dans leur bagage littéraire une certaine pacotille canaille, malsaine, bête; puisqu'elle fait la joie des fouilleurs, j'aurai soin de la ramasser quand elle se trouvera sur mon chemin.

Vous le voyez, jeunes et vieils amateurs, bibliophiles, bibliomanes, bouquineurs et autres, la moisson sera abondante et variée dans cette Bibliographie contemporaine. Les romans in-18, de la fin du Directoire, ces inconnus galants, impossibles, incroyables nous révéleront par leurs joyeuses et étranges indiscrétions les mœurs de ces frivoles copistes des Grecs et des B^omains de la décadence. Cette époque, scandaleux pastiche d'autre temps et d'autres mœurs, se reflète tout entière dans cette littérature erotique de boudoir et dans ces plaquettes minuscules avec figures de Borel et de Chaillou. L'École romantique, cette littérature ardente, vigoureuse, enfiévrée et guerrière défilera nombreuse et serrée, menant par la main les écrivains les plus illustres et nous montrant les figures les plus originales. Le défilé sera long, c'est presque une armée. Si dans mes citations j'oublie quelques

soldats, ce ne sera point ma faute, ce sera celle des amateurs qui ne veulent admettre à tout prix dans leurs collections que certains généraux et quelques excentriques de cette école si contestée et si combattue et pourtant si bien en place aujourd'hui. Combien Urb. Canel, Gosselin, Ladvocat, Renduel, Souverain, Poulet- Malassis qui, si souvent, ne pouvant vendre une première édition de Th. Gautier, V. Hugo, Lamartine, J. Janin, etc., amorcèrent l'acheteur rebelle, en mettant sous ses yeux la même édition, avec un nouveau titre de deuxième, troisième et même cinquième édition, seraient étonnés en les voyant lutter de prix avec Boileau, Pascal, Molière, Corneille! Une première édition de V, Hugo, dépasse une édition originale de Corneille, lutte avec Racine et atteint presque Molière. Une Marion Delorme, le Roi s'amuse, les Feuilles d'Automne, un Spectacle dans un fauteuil, la Confession d'un enfant du siècle, la Jeune France, les Contes bruns, Champavert luttant de prix avec Atlialie, le Cid, le Médecin malgré lui, le Diable boiteux, Télémaque, Manon Lescaut, est-ce un caprice de bibliophile ou une folie de bibliomane? Je n'en sais rien et je le sais encore moins quand l'édition originale de Paul et Virginie se paie 10 à lo francs, et que Debureau, l'Histoire du théâtre à quatre sous de J. Janin, 1832 in-8, se vend 99 francs. Au reste, si j'étais surpris, Mlle Maupin triomphant de Bossuet et Mme Putiphar dédaignant même un coin de son manteau à Fénélon me ménageraient bien d'autres surprises. Ces quelques lignes doivent suffire pour prouver l'intérêt que les amateurs réservent aux éditions romantiques et pour justifier la place importante qu'elles occupent dans cette Bibliographie. Baudelaire, Champfleury, de Concourt frères, Monselet servent de transition entre Alf. de Musset, l'écrivain admirable de 184o et Th. de Banville, Fr. Coppée et autres parnassiens. Si le critique dans cette dernière période ne trouve sous sa plume que des talents secondaires très contestés, le bibliographe au contraire récolte une surabondante moisson d'éditions de luxe admirablement rehaussées par les eaux-fortes de Flameng, de Lalanne, Bracquemond, Lalauze, etc. C'est le temps des riches habits, des vêtements typographiques splendides : beaucoup d'étoffes sur un mannequin.

Les renseignements les plus complets sur les merveilleuses réimpressions des écrivains du quinzième au dix-huitième siècle,

permettront aux collectionneurs qui ne peuvent atteindre les éditions anciennes de se rendre les heureux possesseurs de leur fidèle et somptueuse reproduction.

Je l'ai dit, j'ai voulu faire de cette Bibliographie contemporaine, le manuel d'ouvrages rares et curieux du dix-neuvième siècle* j'espère avoir réussi, les vrais amateui's ne me démentiront pas, c'est tout ce que j'ambitionne.

Je m'arrête à Zola, non pas qu'il soit l'incarnation ou la manifestation la plus autorisée de la littérature actuelle. Il s'est fait Zola, c'est-à-dire réaliste fangeux, ordurier parfois, canaille toujours, parce qu'il ne pouvait pas être Balzac, Paul de Kock ou tout autre. Un maçon qui ne peut pas devenir sculpteur reste maçon et s'enrichit, c'est le cas de Zola. Il sera donc en bibliographie l'exception qui étonne, la curiosité qu'on veut avoir, mais il ne sera jamais le génie qui met sa puissante empreinte sur une œuvre et qui lui dit, regardant devant lui, dans la postérité : tu es, va et reste.

25 octobre 1879,

ABOUT (Edm.-Fr.-V.ll.), né à Dieuze (iMeurthe), en 1828, ancien élève de l'école normale et de l'école d'Athènes, est actuellement rédacteur en chef du journal le XIX*" siècle. Son style facile et léger étincelle d'esprit jusqu'à « fatiguer les yeux. « Ses romans dureront autant qu'un article de journal : un jour. La chute éclatante de sa comédie Guillery donnée d'abord sous le titre de l'Effronté et les sifflets qui ont accueilli son drame Gaétana ont dû lui apprendre que les qualités qui font le succès d'un journaliste ne suffisent pas toujours pour former un auteur dramatique tolérable.

— Gaetana, drame en cinq actes, en prose. Paris. Mich. I.évy 1862 in-8.

Édit. orig., vente Liépmannssohn, ^872, 2 fr. 25.

ACADÉMIE DES BIBLIOPHILES DE PARIS. Sous cette enseigne passablement bibliomanesque, Jouaust a de 1 860-68 donné la série suivante :

— La Seizième joye du mariage (publ. par Pierre Jannet), 1862. in-lfi.

— La Semonce des Coquus de Paris en may 1535 (publ. par A. de Montaiglon), 1866, in-8.

— Testament politique du duc Charles de Lorraine (publ. par A. de Montaiglon). 1866, in-8.

— Une préface aux Annales de Tacite par Sénac de Meilhan (publ. par Sainte-Beuve) 1868, in-16.

Les traductions tirées à petit nombre dans le format in- 4 6 par V. Develay de

ACHR ALCIBIADE, 9

certaines curiosités d'Erasme, de Jean second etc., font également partie de cette collection presque épuisée.

ACHE (Louis-Joseph-Xavier d') . Cet aventurier, mort dans les environs de Liège, se prétendait le frère aîné de Louis XVI, qu'il appelle usurpateur, et en même temps son gendre, car il raconte son mariage avec sa nièce, la fille du roi-mart3'r.

— Réclamation de Louis-Josepli-Xavier contre la spoliation de ses biens. Paris. Dentu 1817, in-8, 58 pp. plus le faux titre.

— ■ Tableau historique des malheurs de la substitution, par M. d'Aché, Voroux-Goreux chez l'auteur, 1809-12, 6 vol. in-8 et 2 ff. du tome Vile.

La Bibliothèque nationale possède de ce livre un exempt, auquel est joint un procès verbal, constatant que toute l'édition a été détruite. Si je suis bien informé, dit Beuchot dans la Bibliographie de la France^ l'imprimeur ne voulut dans le temps se dessaisir d'aucun exemplaire. J'en possède un avec quel([ues notes manuscrites ; c'est un des cinq du dépôt légal. L'auteur dit que « lors de la saisie, le citoyen inspecteur lui a laissé deux exempl. de son ouvrage. C'est peut-être un (le ces deux qui est tombé en ma possession.

ADENES LI ROIS. Li roumans de Cléomadès, publié pour la première fois d'après un mss. de la bibliothèque de l'Arsenal à Paris par André Van Hasselt. Bruxelles, 1803, 2 vol. grand in-8.

Tiré à petit nombre au prix de 10 francs.

AKERLINO (le docteur, pseudonyme, croit-on, de Rousseau- Jacquin de Metz, imprimeur à Paris). Pigoreau, dans sa Bibliographie romancière, l'attribue à tort à Deguerle.

— La Prusse galante, ou Voyage d'un jeune Français à Berlin, trad. de l'allemand par le docteur Akerlino. Coïtopolis [Paris)^ 1801, in-12, 166 pp., frontisp. libre grav. — Coblentz, 1802, iii-12, %. (1).

11 ne faut pas confondre cet ouvrage erotique peu commun, avec la Prusse galante, trad. par le b°° Fr. Et. Dupin. Paris, Jacquin, s. d. (1800), in-8, Vl-ieO pp. Cette traduct. qui, sans nul doute, a servi au ])remier ouvrage, ne présente point ces détails et ces scènes obscènes qu'on trouve trop fréquemment dans l'autre.

ALBITÏE (Gustave).

— Un Claie de lune. Paris.^ Renduel, in-8, eau-forte de Célestin Nanteuil.

Ce romantique peu commun n'a qu'un mérite, c'est d'êtie illustré pnr le célèbre aqua-fortiste. Le sujet présente en premier plan un jeune homme dans un lit ])rès d'une fenéti'e ouverte, à gauche une bière béante, dans le lointain des monuments largement éclairés, et sur tout cela une lune mélancolique, aux pâles rayons.

ALCIBIADE FANCIULLO A SCOLA, Paris, 1862, petit in-8, 2 ff. 103 pp. et 4 non chiffr.

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