‹ Bibliographie contemporaineChapitre 40 sur 143 · AUDIN. — AUGER · texte numérisé non relu

AUDIN. — AUGER

Bachelin, 1869, ex. peau vélia, 300 fr.; pap. de Hollande, 120 fr. et pap. vergé, 80 fr.).

Cet ouvrage admirablement illustré n'a éié mis dans le cojnmerco ijn'à 150 n,

AUDIN (J.-M.-V.), né à Lyon en 1793, mort le 21 février

— Essai sur le romantique. Paris, Ponthieu, 1822^ in-8, 75 pp.

Etude curieuse et la seule qu'on lise des nombreux ouvrages de cet auteur vite oublié.

AUFAUVRE (Amédée.)

— Histoire de la ville de Nogent-sur-Seine. Troyes, 1859, gr. in-8, 12 pi. (Dumoulin, 186), 5 fr.).

Cet écrivain champenois a donné sur le déparlemi^nt de l'Aube : Un coup d'iuil historique et géographique et un Album historique et monumental. Il a même commis un roman : Entre onze heures et minuit, 1S58 in-18, dont il a emprunté de vive force le titre à un roman d'Alph. Brot et le sujet à Fernande, nouvelle gracieuse et fine de J. Sandeau.

AUGER (Hippolyte-Vic.-Just), né à Auxerre, le 2.5 mai 1797, a écrit 30U3 le pseudonyme de Saint-Hippolyte, dea romans et des études historiques, et sous celui de Gérau, quelques pièces de théâtre assez estimées.

— Physiologie du théâtre. Paris, 1839-40, 3 vol. in-8. (cat. Sapin, 1879, br. 10 fr.).

— Question (la) du théâtre au point de vue social. Paris, Tresse, 1848, in-8. ('cat. Vaton, 1879, br. 3 fr.).

AUGER (Louis-Simon) académicien né le 29 décembre 1772, à Paris, mort en janvier 1829. Il n'a dû sa réputation de... critique et son fauteuil d'académicien qu'aux écrivains illustres, dont il a cru partager la gloire, en surchargeant leurs œuvres immortelles de notes inutiles, souvent gênantes et parfois fort étrangères au texte... original.

— Discours sur la comédie et la vie de Molière. Paris, 1827 in-8. (cat. Sapin, 1879, 4 fr.

— Mélanges philosophiques et littéraires. Paris, Ladvocat, 1828, 2 vol. ia-S. (cat. Fontaine, 1872, 7 fr.)

Molière, de tous les auteurs expliqués et commentés par cet académicien, est certainement le plus à plaindre, car il est de tous, le plus expliqué et le plus commenté : OEuvres de Molière, Paris, 1819-25, 9 vol. in-8.

Le Martyrologe littéraire (par Ménegaut), Paris, Mathiot, 1816, in-8, a dit de cet écrivain :

Au seuil du temple de mémoire, Par un destin fort malheureux, Ces distributeurs de la gloire N'en savent point garder pour eux,

84 AUGEROLLE. — AUGIER.

AUGEROLLE (A. d') pseudonyme de J.-H. Collet, baron de la Madelène, né à Toulouse en 1825.

— Mademoiselle DE FoNTANGEs, romau d'amour. Souvenirs d'Asnières. Paris, Librairie nouvelle, 1853, ia-i8. (cat. Conquet, 1880, br. 2 fr.; même, 1881, 4 fr.).

Ce roman a reparu avec le vrai nom da l'auteur, sous le titra : les Amoars d'Asnières, 18^4, iii-18.

AUGIGOURT (J.-H.-P. comte d').

— Prêtre (le) marié, précédé d'une préface de C. Nodier. Paris, Canal, 1833, in-S. (cat. bachelin-Deflorenne, 1876, dem. mar. n. rog. 20 fr.}.

Edit. orig. Ce roman, réimprimé pour lo compto de Tecliener, n'a d'autre mérite... que la préface de C. Nodier,

AUGIER (Guill.-Vict. -Emile) né à Valence, le 17 septembre 1820. Petit-fils de Pigault Lebrun, l'auteur spirituel mais souvent égrillard de l'Enfant du carnaval, de la Folie espagnole, du Gitateur, etc., il a hérité de cette ampleur de style, de cet entrain moqueur et de cette observation fine et gauloise de mœurs que l'on remarque dans les romans et dans les pièces de théâtre de son grand'père. En admirant les comédies du petit-fils... académicien, on oublie trop le grand'père, romancier grivois qui, comme Piron, eut l'honneur de n'être rien... pas môme académicien. On a reproché, mais tout bas, à M. E. Augier, d'avoir lu Molière, Racine, Regnard, quelque peu Ponsard, A. Dumas fils et même V. Hugo ; ou a eu tort, ces lapsus... classiques et romantiques, loin de jurer dans son œuvre, s'y encastrent si heureusement qu'on regretterait de ne les y trouver pas. Au reste, comme on ne prend qu'aux riches, lui aussi, aura souvent l'honneur... d'être pillé. On dit aussi que ses comédies ne sont pas toujours bien conçues, que ses personnages sont trop bourgeois, que... mais le reste se perd dans l'éclat des applaudissements que justifient la vérité de ses peintures, la nouveauté de son action vivement enlevée, la science de ses caractères également soutenus et surtout l'entrain de son vers pimpant et de sa prose toujours incisive et vigoureuse. Son style classique pimenté parfois de romantisme a un brio vif et brillant qui flatte et cloue l'attention. En un mot, on ne peut assister, indifférent et froid, à ces comédies, inspirées, la plupart, par la politique et la religion, on voudrait critiquer, qu'il faut, quand même... applaudir. Gertes, vous n'êtes pas, M. E. Augier, comme l'ont écrit quelques amis complaisants, le successeur immédiat de Molière, non ; mais vous tiendrez,., sûrement, un rang honorable et envié parmi ses héritiers. J'en souhaite autant à vos détracteurs... et à vos admirateurs,

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