‹ Bibliographie contemporaineChapitre 54 sur 143 · BANQUET. — BANVILLE · texte numérisé non relu

BANQUET. — BANVILLE

RC'impression à 60 ov. pour le compte de Techoner. Dans ces vers fort décolletés et que la naïveté seule du langage peut laisser passer se trouve le conte du diable eu enfer qui, après avoir été emprunté à Eoccace, a servi de canevas à La Fontaine pour son Diable de Papefiguiére liv. IV», conte 10".

BANQUET des intelligences; recueil de table tant soit peu pantagruélique, à l'usage des trente convives du pavillon Nicolas, recueilli et impr. par L, Boitel, secrétaire de la chose, Lyon, s. d. in-16 pap. vél.

Edit. unique tirée à 30 ex. non numérotés. « Les bibliographes et les Saumaises futurs sont priés, dit charitablement l'éditeur de la chose, de ne pas prendre la peine de rechercher le 31* exemplaire. L'éditeur s'empresse de leur donner cet obligeant avis pour qu'une semblable recherche ne trouble pas en eux le calme nécessaire à une bonne digestion. » Cette facétie de crû lyonnais serait donc introuvable, c'est tant pis, car son étiquette joviale ei'it tenté plus d'un pantagruélisanl.

BANQUET (le) des muses, ou Recueil de toutes les satyres .. amourettes (par Jean Auvray), avec notice bibliographique, par Paul Lacroix, Bruxelles, Merlans pour Gay, 1865, in-12, 126 pp. (Monselet, 1871, br. 8 fr. 50.)

Tirées à 100 ex, pap. vergé. Ces pièces erotiques, plus libres que celles de Régnier et de Vergier, furent condamnées k la destruction, le 6 mai 1868, par le tribunal de Lille, pour outrages à la morale publique et religieuse.

BANQUIER (le) de Peixotte et la Dervieux, histoire peu morale extraite du Parc-aux-Cerfs, suivi de l'Autrichienne en goguette, ou rOrgie royale, opéra-proverbe, 1790 (Bruxelles, 1867, in-8, 24 pp. avec I gravure fac-similé s-ir celle de 1790. (mis en vente à 5 fr. et la grav. seule 3 fr.)

Cette obscénité a été condamnée à la destruction par un jugement du Tribunal de Lille. 6 mai I86S.

BANVILLE (Théodore-FauUain de) né à Moulins le 14 mars

Poète, romancier, auteur dramatique, critique, journaliste, il a mis sa plume d'écrivain au service de tous les genres de littérature en vogue à notre époque. Il n'est pas le premier venu, ni non plus le dernier, dans la Gpndelrttre, dirait Balzac, et quand on aura fait la part de l'engouement, de la camaraderie et des influences de clocher liltcraire, il restera à son actif un talent assez remarquable pour le classer parmi les riches et les heureux de la littérature. Nous avons le tort, pour nos contemporains, d'èlre trop généreux ou trop avares d'admiration, nous la donnons ou la gardons sans compter, c'est le vrai moyen de démonétiser, plus tard, une réputation. Un auteur, à ce compte, sera, mort, presque toujours, au-dessus ou au dessous de la renommée qu'il avait vivant. Evitons cette surprise posthume aux admirateurs quand même de Th. de Banville et donnons lui, autant que possible, dès maintenant, ce qu'on rendra... à sa statue.

De Banville a débuté dans la poésie par les Cariatides, 1841. I^e vers est souple, abondant et sonore, mais la pensée est hésitante, confuse, nuageuse : il dore sur zine. De loin, c'est de l'or, il brille, il étincelle : on frappe, il sonne cuivre. Rien d'étonnant,

le poète ciseleur faisait d'après V. Hugo, Lamartine, Sainte-Beuve, Em. Descbamps, Alf. de Musset, etc., il faisait en faux, il travaillait, en terme de métier, le doublé. Baudelaire son ami, a dit ; Revue fantaisiste, tome II, 12° livr. 1861, « Je ne nie pas que les Cariatides contiennent quelques-uns de ces admirables morceaux que le poète pourrait être fier de signer même aujourd'hui ; je veux seulement noter que l'ensemble de l'œuvre avec son éclat et sa variété ne révélait pas d'emblée la nature particulière de l'auteur, soit que cette nature ne fût pas encore assez faite, soit que le poète fiM encore placé sous le ebarme fascinateur de tous les poètes de la grande époque. » Son premier acte littéraire, fut donc V Imitation, le second, les Stalactiques, 1843-45. C'est la contrefaçon ; il pastiche les poètes do la pléiade, il mignardise son vers sur le rythme de Ronsard et se déclare hardiment, majestueusement, non pas son disciple, mais son égal :

Mais moi, vêtu de pourpre, en d'éternelles fêtes,

Dont je prendrai ma part.

Je boirai le nectar au séjour des poètes

A côté de Ronsard.

Là, dans ces lieux, où tout a des splendeurs divines,

Ondes, lumières, accords.

Nos yeux s'enivreront de formes féminines

Plus belles que des corps ;

Et tous les deux, parmi des spectacles féeriques

Qui dureront toujours.

Nous nous raconterons nos batailles lyriques

Et nos belles amours.

Il faut être touché du feu lyrique pour oser se déclarer l'aller ego de celui qu'on démarque, mais de quel incendie poétique ne faut-il pas brûler pour se prophétiser l'hef d'école des poètes à venir :

Vous en qui je salue une nouvelle aurore.

Vous tous qui m'aimerez.

Jeunes hommes des temps qui ne sont pas encore,

O bataillons sacrés !

La poésie, je ne l'ignore pas, autorise des licences, mais n'est-ce pas trop largement les étendre que de s'adjuger un brevet de maître, ès-arts-poète et de s'inscrire pom peusemenl, général ou colonel des bataillons sacrés des jeunes hommes des temps qui ne sont pas encore ?

Imiter et contrefaire ses devanciers ou ses contemporains, jusqu'en 1856, où parurent les Odelettes, telle fut la manifestation littéraire du poète paradisiaque, comme le nomme Baudelaire. Jusque-Jà, il avait modestement écrit pour les bataillons sacrés des temps qui ne sont pas encore ; il possédait la postérité, il voulut conquérir l'actualité, les régiments rétifs des jeunes et des vieux hommes qui, à. peine lui accordaient dans leurs corps la laine de caporal, et il inventa les Odes funambulesques, sorte de grande parodie lyrique des auteurs et des écrits de notre temps.

Ces ombres chinoises fantastiques amusèrent d'autant plus que les paillasses faisaient leurs gambades les plus flatteuses et les pierrots leurs grimaces les plus affectueuses aux écrivains qu'ils présentaient à l'admiration du bon pnblic. Th. de Banville avait eu l'habileté de se faire le montreur, non le Barnum de toutes les curiosités... célèbres de notre époque. Approchez... entrrrrez... vous verrez !... Qui prête habilement un compliment, en récolte mille, ce fut son cas, il avait fait les autres grands, ils le déclarèrent immense, de peur... d'être plus petits.

Est-il romantique, classique, parnassien, impressionniste, réaliste ? Non... il est op-

portunisto. 11 côtoie tous les i^enres, il cultive toutes les illustrations et empruntant à chacun une idée ou une couleur, il est arrivé à produire ce genre épileptique, tourmenté, sanglé, torturé... qui défie toutes les habiletés des clowns littéraires les plus forts en gymnastique grammaticale et en phraséologie poétique.

Avec les noirs sourcils et les grands cils

Dont l'ombre solennelle Se joue., orgueil de tes regards subtils,

Sur ta vague prunelle,

Ta beauté, lys exalté, vétoaienl

Joyeux, que rien n'otl'ense, Garde, malgré l'épanouissement,

Comme un duvet d'enfance.

Styliste maniéré, il a gardé les mêmes défauts, ou si l'on veut, les mêmes qualités dans la prose, il cherche et vise l'effet, sacrifiant l'énergie de la pensée à la beauté do la forme.

Nous croyons résumer le sentiment courant de la Bibliographie en disant : que vivant. Th. de Banville, cet amoureux de la plastique poétique, réduite à un assemblage épileptique de sons et de mots, effrayés de chanter ensemble, charmera les rêves histériques des femmes et fera le désespoir des apprentis-poètes des temps qui ne sont pas encore et que... plus tard les amateurs des beaux livres rechercheront ses Poésies complètes et ses Odes funambulesques pour la richesse et le bon goût... du vêtement typographique que leur a donné Poulet-Malassis. L'éditeur a illustré l'auteur, à ce titre Th. de Banville mérite une place sur le piédestal de la statue de Poulet-Malassis.

— Adieu, scène lyrique. Paris, Lemerre, 1881, in-8.

— ÂLUANACH de la société des aquafortistes, par G. de Boret ; odelettes et versiculets, par Th. de Banville. Paris, Cadart, 1865, in -4, 13 pi. à l'eau-forte, (Aubry, 1870, cart. 4 fr. 50.)

— AMÉTHYstes, nouvelles odelettes amoureuses composées sur des rythmes de Ronsard, Paris, Poulet-Malassis, 1862, in-16, 47 pp. impr. à deux coul. (Liepmannssohn, 1870, br. 6 fr. Monselet, 1871, br, 3 fr. 75 ; Baur, 1874, 3 fr. ; Détaille, 1880, br. 10 fr. ; Lepin, 1881, br. 12 fr. ; Sardou à Bruxelles, 1882, dem. mar. 10 fr.)

Edit. orig.

— Paris, Tardieu, 1864, in-12.

Deux. édit. moins belle mais plus rare que la première.

— Bead Léandre (le), comédie en un acte en vers. Paris, Lévy, 1856, in-18. (Fontaine, 1874, br. 20 fr. ; Asselineau, 1875, dem, mar. autogr. signé, 4 fr. ; ConqueL, 1881, cart. couv. impr. 4 fr. 50.) — Paris, Lévy frères, 1868, in-18, 36 pp.

Cette pièce écrite en collaboration avec Siraudin n'aurait-elle pas une ceitaine parenté avec : Beau Léandre, ou le Rival tourmenté, etc., folie-parade, en un acte etc., Lille, Bloquel, 1826. in-18 ?

— Camées (les) parisiens. Paris, Piucebourde, 1866-73, 3 vol. in-12, pap.

Ai

chamois, frontisp. -portrait à l'eau forte de Ulin en trois états: bistre, noir et rouge, les titres de pièces, les fleurons et les lettres initiales sont tirés en rouge. fBaur, 1874, prem. et deux. sér. br. 12 fr. 50 ; Fontaine, même année, prem. série, br. 5 fr. ; Dufossé, 1878, br. 15 fr. ; LefiUeul, 1879, br. 32 fr. ; même, 1880, br. 40 fr. ; Saint-Denis et Mallet, 1881, br. 24 fr. ; Foulard, 1883, br. 20 fr. ; Conquel, même année, br. 25 fr.)

■ Sous ce titre de camées, Banville, a groupé les biographies d'acteurs, d'actrices et d'écrivains contemporains. C'est léclié et amoureusement estompé comme ces médaillons fins et s;raeieux qu'on admirait sur la poitrine de nos grands-mères. Au reste, cù sont, sans nul doute, ces charmants portraits qui embellissaient toujours l'original, qui ont inspiré ce titre heureux : Camées. Presque tous les ex. ont été tirés à petit nomljre sur papier chamois, moins quelques-uns fort rares sur papier vergé, avec le frontispice en plusieurs états.

— Cariatu)es (les), Paris, Pilout, 1842, in-12. (Asselineau. 1873, cart. n. rog. 10 fr. ; Détaille, 1880, dem. mar. avec couv. impr. 25 fr. ; Morgand et Fatout, môme année, br. 30 fr. ; Simon, 1882, br. 23 fr.)

Edit. orig. peu commune.

— Paris, Tardieu, 1864, in-12. (Baur, 1874, br. 5 fr. ; Bailiieu, 1876, mar. pi. 23 fr. ; Laporte, 1878, br. 6 fr, ; Conquet, 1883, br. 4 fr.l

Deux. édit.

— Paris, Charpentier, 1879, gr. in-18. (Brasseur, un des 50 ex. pap. de Hollande, br. 10 fr.)

Cette édit. comprend aussi les roses de Noël — le Sang de la Coupe — les Stalactites.

— Comédie ('la) française, racontée par un témoin de ses fautes, avec une préface et un épilogue en vers. Paris, 1863, in-12. (Sapin, 1881, br. 5 fr.)

Tirage à part d'un article paru dans le Nain Jaune.

— Comédies. Paris, Lemerre, 1878, in-12, pap. teinté. (Sapin, 1881, br. 6 fr.)

Edit. orig. de la réunion des pièces de théâtre.

— Paris, Charpentier, 1879, in-18, (Brasseur, 1884, pap. ordin. br. 4 fr. 50 ; un des 50 ex. pap. de Hollande, br. 10 fr.)

— Contes féeriques, Paris, Charpentier, 1882, in-18, 1 fig. de Rochegrosse. (Brasseur 1884, pap. ordin. br. 4 fr. ; LefiUeul, même année, pap. holl. br. 8 fr.)

On a tiré 75 ex. pap. de holl.

— Contes héroïques. Paris, Charpentier, 1882, in-18, 1 fig.

Publ, à 3 fr. 50 pap. ord.

— Contes pour les femmes, Paris, Charpentier, 1879, iu-18, 1 tig. (Brasseur, 1883, un des 50 ex. pap. holl, br. 12 fr. ; même, 1884, br. 10 fr.)

Ces contes divers avec les Esquisses parisiennes et les Parisiennes de Paris forment la série : Scènes de la vie.

— Cousin (le) du roi, com. en un acte en vers. Paris, Lévy, 1857, in- 18, (Sapin, 1879; br. 3 fr, 50 ; Conquet, 1881, cart. couv. irapr, 4 fr. Détaille, 1881, br. 5 fr.)

Pièce de théâlre écrite en collaboration, avec Pli. Boyer.

— Deïdamia, comédie héroïque en trois actes, en vers. Paris, 1876, titre r. et n. (LeûUeul, 1883, br. 3 fr.)

Pièce jouée à l'Odéon le 18 novembre 1876.

— Diane au bois, comédie héroïque eu deux actes, en vers. Paris, 1864 in-18. ('Baillieu, 1876, mar. pi, 12 fr. ; LefîUeul, 1883, br. 3 fr 50,)

Cette pièce jouée à l'Odéon en 1863, a des ex. de 1864, avec l'indication deux, édit. C'est le même tirage avec un nouveau titre.

— Esquisses parisiennes, scènes de la vie. Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1859, in 12, tit. r. et u, et vig. s. le titre. (Baur, 1874, br. 7 fr. ; Laporte, même année br, 3 fr. ; Baillieu, 1876, mar, pi, 25 fr. ; Asselineau, 1875, un des 2 ex. pap, ch. m. pi. Cape, 28 fr. ; Lemonnyer, 1879, br. 10 fr. ; Sapin, 1881, br. 12 fr. ; Lefilleul, 1884, br. 7 fr.)

Prem. édit. rare,

— P/fRis, J. Tardieu. 1864, in-12.

Deuxième édit. peu commune publiée à 3 fr. Cet ouvrage a paru en trois, édit. sous le titre de : les Parisiennes de Paris. Paris, Lévy, 1866, in-18. (Laporte, 1874, br. 2 fr. ; Sardou, 1882, br. 2 fr.)

— Paris, Charpentier, 1877, in-18. (Bullet bouq. 1879, br. 7 fr. 50 ; Dorbon, 1882, pap. holl. br. 10 fr.)

Quatrième édit. dont on a fait un tirage à 50 ex. pap. holl.

— EoDORE Cléaz, conte du jour de l'an. Paris, Lemerre, 1870, in-16, pap. teinté. (Fontaine, 1870, br. 1 fr. ; Baur, 1875, 3 fr. Détaille, 1879, br. 2 fr.)

— Exilés (les), poésies nouvelles. Paris, Lemerre, 18G7, in-18, portr. de l'auteur (grav. à l'eau-forte par Alf. Dehodencq, (Bachelin-Deflorenoe, 1872, un des 4 ex, parchemin, 40 fr. ; Asselineau, 1875, pap holl. mar. pi. Cape, 19 fr.)

Cette édit. a été publiée à 3 fr. sur pap. teinté ; à 15 fr., sur pap, chine (10 ex.) et à 8 fr. 50 pap. de holl. (50 ex.)

ci'

— Paris, Charpentier, 1878, in-18. fDorbon, 1882, pap. ordin. br. 6 fr. pap. hoU. 8 fr. ; Brasseur, 1884, pap. holl, br. 10 fr.)

Cette édit. tirée à 50 ex. pap, holl. comprend : Odelettes, Améthystes, Rimes dorées, Rondels, les Princesses et Trente six ballades joyeuses.

— Feuilleton (le) d'Aristophane, comédie satirique en'deux actes. Paris, 1852, in-18. (Sapin, 1878, cart. n. rog. 3, 50.)

Pièce écrite en collaboration avec Ph. Boyer.

— FiGAEO (A.), salon de coiffure. Figaro barbier, à ses clients et à tout le monde. Alençon, Poulet-Malassis et de Broise, s. d. in-8. (Asselillneau, 1875, br. avec 4 br. du même auteur, moins rares. 200 fr.)

Cette pièce parue anonyme, et bien entendue, non réimprimée dans les œuvres complètes de Banville, est un prospectus de circonstance composé pour un certain barbier du boul. Montmartre qui rasait ses clients en costume de Figaro.

— Flobisk, comédie en vers. Paris, Lemerre, 1870, in-12, pap. teinté. (Baur, 1875, br. 5 fr. ; Bull, du bouq. 1879, 2 fr. 50; Couquet, 1880, 2 fr. Détaille, 1882, br. 10 fr.)

— Folies (les) nouvelles, prologue, musique de Hervé. Paris, Lévy, 1854, in-18, 24 pp.

Pièce très-rare composée pour la réouverture des Folies nouvelles le 24 octobre

— Fourberies (les) de Nérine, comédie eu un acte, en vers. Paris, Lévy, 1864, iu-18. (Conquet, 1883, br. 2 fr. 50.)

Pièce représentée chez la princesse MathilJe l'amie du poète et jouée au Vaude ville.

— Gautier (Th.), ode, Paris, Lemerre, 1872, in- 16. (Assehneau, 1875, br. avec trois autres pièces, 15 fr. : Détaille, 1880, br. 2 ïr.)

— Idylles prussiennes, 1870-71. Paris, Lemerre, 1871, in-i8, pap. teinté. ('Laporte, 1872, br. 5 fr. ; Asselineau, 1875 m. pi. 43 fr. ; Belin, 1878, édit. 1872, br. 3 fr. 50 ; Conquet, 1881, édit. 1872, br. 4 fr.)

La prem. édit. porte la date de 1871, mais le même tirage a été rafraîchi par un nouveau titre portant 1872.

- Meh (la) de Nice, lettres à un ami. Paris, Poulet-Malassis, 1861, in- 18, titre r. et n. 230 pp. (Baur, 1874, br. 2 fr. 50 ; Asselineau, 1875, dem. mar. Lortic, 7 fr. 50 ; Détaille, 1879, br. 5 fr. ; Lepin, 1881, br. 2 fr. 50; Conquet, 1883, 5 fr. 50; Lefilleul, 1884, 5 fr.)

— Nice française, scène lyrique ; le Vœu de Nice, ode ; le Vingt avril, stances d'anniversaire, récitées sur le théâtre français de Nice, par mademoiselle Daubrun, Nice, s. d. in-8.

Opuscule de circonstance, très-rare.

130 nANVILLE.

— Nous TOUS ('poésies nouvellesj, décembre 1883, mars 1884. Paris. Charpentier, 1884, ia-18, 1 fig. de Rochegrosse.

Réunion do pièces parues dans les journaux et les revues de l'année. L'éditeur, a fait pour cet ouvrage comme pour tous ceux qu'il édile un tirage de 50 ex. sur pap. de hollande. Nous citons la pièce XV, à Balzac, elle donnera la note de la manière du poète, noueuse, encîievétrée, laborieusement ployée au joug de la rime, sentant l'huilo du pressoir lentement et désespérément amené, par un suprême effort, à son dernier tour.

Balzac.

O toi dont l'œuvre qu'on admire

Est comme un lac Où notre humanité se mire.

Divin Balzac !

Oui, nous dresserons ta statue.

Roi des esprits, Auguste et de splendeur vêtue.

Dans ton Paris,

Alors, 6 sculpteur de colosses

Jamais ployé.

Contre qui tant de vils molosses

Ont aboyé ;

Géant, chevelu comme un arbre

Tendant ses bras, Dans l'immortalité du marbre

Ta revivras !

Tu vivras au ciel qui t'azure !

Et de la main Tu désigneras la masure,

Le flot humain.

Et mille femmes, et le lustre

Des clairs palais.

Et tout ce qui vit, fils illustre

De Rabelais !

Et dans son sublime délire,

A nous lassés.

Roi, la bouche semblera dire :

Hommes, passez.

Passez, amours, colère, foule

Dont les sanglots Se lamentent comme la houle

Parmi les flots I

Mais dans le sacré sanctuaire

Où l'esprit bout.

Moi, l'Ouvrier, le Statuaire

Toujours debout ;

O foules pâles et meurtries,

Moi l'Inspiré Qui de mes mains vous ai pétries

Je resterai.

7 décembre 188»^

Je ne sais pas ce que la postérité pensera fie cette poésie, peut-être oubliée, avant (l'arriver jusqu'à elle, mais je suis sur que Boileau n'eût pas fait les honneurs de son fouet à cette bohémienne du parnasse contemporain.

— Nouvelles odes funambulesques. Paris, Lemerre, 1869, in-18 pap. vél. frontisp. à l'eau-forle s. chine. (Baur, 1874, un des 10 ex. pap.

4 ch. br. 16 fr. ; Asselineau, 1873, pap. vergé luar. pi. 27 fr. ; LefiUeul, 1879, br, 12 fr. ; Rou>iuelte, même année, hr. 15 fr. ; Voisin, 1881, br. 4 fr. 50 ; Conquet, 1883, 3 fr. 50.)

— Odelettes. Paris, Lévy, 1856, in-18. (Bailleu, 1869, br, 10 fr. ; Liepmannssohn, 1870, br. 12 fr. ; Baur. 1874, 4 fr. 50 ; Asselineau, 1875, dem. raar. 7 fr. 50 ; Laporte, 1876, br. 6 fr. 50 ; Lefiileul, 1879, br. 12 fr. ; Lemonnyer, même année, br. 6 fr. ; Conquet, 1883, br. 4 fr.)

— Deuxième édil. précédée d'un e.^amen des Odelettes, par Asselineau, Paris, Lévy, 1836, in-12. (Monseiet, 1871, br. 2 fr. 23 : Asselineau, 1875, dem. mar. 4 fr. 50 ; Rouquelte. 1879, br. 6 fr.)

Cette deux. édit. parue la même année que la prem. se distingue de celle-ci i>ar le format et par l'étude préliminaire d'Asselineau.

— Odes funambulesques, s. u. Alencon, Poulet-AIalassis et de Broise 1857, petit in-8, écu, frontisp. à l'eau-forle de Bracquemoud d'après un dessin de Villemot. ('Monseiet, 1871, br. couv. impr. 30 fr. ; Baur, 1874, br. 31 i'r. ; Asselineau, 1873, ex. sur vieux pap. de hoU. mar. pi. Lortio, 110 fr. ; Lefiileul, 1879, br. 75 fr.. Archives du bibl. 1880, br. 33 fr. ; Saint-Denis et Mallet, 1881, 30 fr. ; Morgand et Fatout, 1882, ex. pap. ancien de boll. mar. pi. Lortic. 70 fr. C'est Tex. d'Asselineau qui, de 110 fr. d'adjudication est tombé dans le cat. de libr. à 70 fr; Porquet, 1884, dem. m. r. n. rog. 133 fr.)

Cet ouvrage est une des premières publications de Poulet-Malassis et l'une des plus soignées, le titre est rouge et noir et les fleurons, les filets et lettres majuscules sont tirés en rouge. Cette prem. édit. fût donnée .». n. d'auteur.

— Deux. édit. Paris, Lévy, i839, in-18, 304 pp. ('Laporte, 1874, br. 2 fr. 50; Alselineau, 1873, dem. mar. Lortic, 14 fr. ; Conquet, 1883, br. 2 fr. 50 ; Rouquette, 1883, br.couv. impr. 20 fr.)

Cette deux, édit. est précédée d'une lettre de V. Hugo, de stances d'Aug. Vacquerie et d'une lettre d'Hipp. Babou sur l'auteur des Odes funambulesques. Elle est augm. d'un avertissement et contient douze pièces nouvelles.

— Odes funambulesques, suivies d'un commentaire. Paris, Lemerre, 1874, in-12, frontisp. (Conquet, 1881, br. 4 fr. ; Lepin, 1883, br. 4 fr.)

— Paris et le nouveau Louvre, ode. Paris, Poulet-Malassis, 1837, ia-16, titre r. et n. (Liepmannssohn, 1870, br. 6 fr. 50 ; Laporte, 1873, br. 4 fr. ; Conquet, 1883, br. 6 fr.j

— Parisiennes fies) de Paris. Paris, Lévy, 1866, in-18-

Réimpression avec ce nouveau titre des Esquisses parisiennes.

— Padvbes (les) saltimbanques. Paris, Lévy, 1833, ia-12. (Conquet. 1878, 2 fr. ; Sardou à Bruxelles, 1879, 3 fr. ; Lefilleul, 1880, br. 4 fr.)

Edit. non épuisée, vendue à tort comme rare. •

— Petit traitt^ de poésie française. Paris, s. d. in-12. (Asselineau, 1875, pap. vergé, br. 7 fr.)

Edit. orig.

— Seconde édit. augmentée. Paris. Lemerre, 1877, in-12. (Rouquette, 1880, pap. hoU. br. 5 fr. ; Sapin, même année, pap. hoU. br. 4 fr.)

— Poésies, Paris, Lemerre. 1872-7o, 3 vol. in-12 pap. teinté.

Il en a été tiré des ex. sur pap. ch. et sur pap. de holl.

— Poésies complètes, 1841-54 ; Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1837, gr. in-12, frontisp. eau-forte dessinée et grav. par L. Duveau, 438 pp. (Mouselet, 1871, un des 15 ex. pap. vergé br. 50 fr. ; Fontaine, 1874, br. o fr. ; Rigaud, même année, br. 11 fr. ; Asselineau, 1875, pap. vergé, mar. pi. Lortic, 49 fr. ; Laporte, 1874, br. 10 fr. ; Sainte-Beuve, 1870, pap. holl. br. 30 fr. ; Conquet, 1878, br. 10 fr. ; Rouquette, 1879, br. 10 fr. ; Détaille, 1881, br. 13 fr. ; Morgand et Fatout, 1882, pap. lioll. br. 23 fr. ; Lefilleul, 1884, br. 18 fr.)

Cet ouvr. publié sur pap. vél. à 3 fr. ; a vite -pris, en raison de son exécution typographique et de l'eau-forte qui reproduit en médaillon le portr. de l'auteur, un prix assez élevé, les ex. pap. de holl., tirés à 15 ex. d'après Monselet et à 30 d'après Asselineau, sont les plus recherchés. Ce vol contient : les Stalactites, Odelettes, le sang de la coupe, la Malédiction de Vénus, les Cariatides, etc.

— Paris, Charpentier, 1878-79, 3 vol. in-18. (Dorbon, 1882, vol. des Cariatides, pap. de holl. br. 8 fr. ; Brasseur, 1884, même vol. pap. de holl. br. 10.)

En dehors du tirage courant sur pap. vélin, ledit, a tiré chaque vol. à 50 ex. pap. de holl, au prix de 10 fr. Sous ce titre de Poésies complètes en 3 vol. le prem. vol. contient : les Cariatides, les Slalactites, le Sang de la Coupe, Rose de Noël ; le deux, les Exilés, Odelette, Améthystes. Rimes dorées, Rondels, les Princesses, Trente six ballades joyeuses ; le trois. Odes funambulesques. Occidentales, Idylles prussiennes.

— Poésies occidentales. Rimes dorées, Rondels, Paris, Lemerre, 1873, in-12. (Conquet, 1881, br. 4 fr. 50 ; Sapiu, mêuje année, br. 6 fr.;

— Pomme (la), comédie en un acte, en vers. Paris, Lévy, 18G5, in-18.

Pièce jouée au théâtre français.

— Princesses (les). Paris, Lemerre, 1874, in-12. (Rouquette, 1882, br. 4 fr. ; Conquet, 1883, br. 2 fr. 50.)

Poésies réimpr. dans les Poésies complètes, édit. Charpentier.

— RiQUET à la houppe, comédie féerique. Paris, Charpentier, 1884, ia- ^ 18, l fig. de Rochegrosse. (Brasseur, 1884, br. 3 fr. oO.)

Pièce publiée à 2 fr. 50.

— Sainte (la) Bohême, chanson ; musique de J. Darcier. Paris, s. d, n8o4) in-fol. lithogr. de Cél. Nanteuil sur le tit. musiq. grav. (Baur, 1874, br. 10 fr.)

Clianson parue dans le gd. format, fort rare.

— Souvenirs (mes), V. Hugo, Th. Gautier, H. de Balzac, Alf. de Vigny J. Janin, etc. Paris, Charpentier, 1882, in- 18. (Rouquette, 1883, br. 4 fr. ; Brasseur, 1884, 4 fr. 50.)

— Stalactites (les), poésies. Paris, Paulier, 1846, in-8. (Baur, 1864, br. 6 fr. ; Asselineau, ISlo, mar. pi. Lortic, 26 fr. : Rouquette, 1879. dem. r. 8 fr. ; Morgand et Fatout, 1880, br. 30 fr.)

Certains es. portent l'indication deux. éJit. c'est la première avec un nouveau titre.

— Trente six ballades joyeuses précédés d'une histoire de la ballade. Paris, Lemerre. 1874, in-12. (Rouquette, 1879, 6 fr. ; Lepin, 1881, br. 3 fr. 50; Sapin, même année, br. 4 fr. ; Rouquette, 1882, br. couv. impr. 6 fr.)

Pièce rare réimpr. dans les poésies complètes édit. Charpentier.

— Vie 'la) d'une comédienne, Minette. Paris, Lévy, 18.53, in- 18. (Asselineau, 1S75, dem. mar. 3 fr. ; Cooquet. 1878, br. 1 fr. .50,;

Banville a écrit la notice biographique qui précède les Essais en Prose et Poésies de Marie Laure. Paris, impr. de Boar!ro!;ne, 1844, in-12 port. Ses poésies, son théâtre, ses études, etc. ont paru sous le titre collectif :

— OEuvBEs, Paris, Lemerre, 1873-78, 8 vol. in-16 et Charpentier, 1878, 84, 14 vol. in-18, Bg.

Les amateurs ne recherchent de ledit, de Charpentier que les ex. tirés à 10 sur pap. chine et à 50 et même 75 sur pap. de holl. Presque toutes ses œuvres avant d'être réunies en vol. ont paru en articles dans le Nain Jaune, la Revue de Paris, la Revue fantaisiste, le National, le Pouvoir, le Gil blas, le Fisaro, etc. A propos de sa collaboration au Figaro, nous sommes heureux de servir aux amateurs de ragoûts... littéraires inédits, le récit d'une campagne qui se termina, après des flots d'encre versés, par la défaite... glorieuse d'un des combattants. C'était en 1857, en plein pamassisme. Th. de Banville, l'auteur anonyme des Odes funambulesques, n'aimait pas Edm. About, le pseudo-auteur de Tolla, pourquoi '? Il le visa de ses Uéches poétiques les plus acérées et les plus cruelles et ne tenta rien moins que de l'immoler sur l'autel des neuf sœurs. Le prosateur aiguisa sa plume la mieux trempée et piqua de ses traits les pins mordants l'aile légère du poète. Plumes et flèches volaient, encrier et lyre se heurtaient... les paris étaient ouverts. Les uns tenaient pour le poète, les autres pour le romancier ; tous faisaient des vceux pour le lutteur favori, quand subitement stupetf fientes musse. Th. de Banville abandonna le Figaro et le laissa à son heureux vainqueur. Ed. About qui ne l'occupa que juste le temps, de prouver à l'échiné de ses adversaires que les lanières de son fouet sifllaient plus fort et frappaient mieux que leurs imprudents mirlitons.

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