BAUDE
— Dialogues sur réquitation, Paris, 1834, in-8.
Ouvr. écrit en collaboration avec M, Pellier.
— Dictionnaire raisonné d'équitation. Rouen, 1833, in-8. (Bachelin-Deflorenne, 1868, v. n. rog. 5 fr. ; Bailiieu, 1873, br. 3 fr. ; Hénaux, même année, dem. rel. 4 fr. 50.)
— Paris, 1839, in-8.
— Méthode d'équitation, Paris, 1842, in-8, portr. et 12 pi. par d'Heyrault. (Bailiieu, 1872, dem. v. 6 fr, ; Sapin, 1879, br. 6 fr. ; VatoD, même année, br. 12 fr. : Foulard, 1880, br. 6 fr. : Bridoux, 1883, dem. chagr. 8 fr.)
— Pabis, 1850, in-8, pi. (Simon, 1881, br. 7 fr.)
— OEuvBES complètes. Méthode d'équitation basée sur de nouveaux principes, suivie des Passe-Temps équestres. — Dialogues sur l'éijuilation. — Dictionnaire raisonné d'équitation. Paria, s. d. in-8, pi. (Rouquette, 1873, dera. rel. 7 fr.)
— Pahis, 1854, gr. in-8, portr. fig. (Foulard, 1880, br. 15 fr. ; Dufossé, 1882, br. 10 fr.)
— Onzième édit. Paris, Dumaioé, 1859, gr. in-8, fig. (Laporle, 1884» br. 12 fr.)
— Douzième édit. Paris, Dumaine, 1864, gr. in-8, portr. et pi. (Rouquette, 1882, br. 15 fr.)
— Passe-temps équestres. Paris, 1840, in-8, 2 fig. (Foulard, 1882, br. 8 fr.)
— Réponse à des observations de M. d'Aure, Paris, 1842, in-8.
BAUDE (Henri) poète, né à Moulins vers 1430, mort en 1495. Ses épigrammes, ballades et rondeaux lui méritent une place près de Villon et de Marot. Ce dernier, bien que favorisé des muses, n'a pas dédaigné de le piller et de l'en récompenser comme toujours, en taisant son nom.
— Nouvelles recherches sur H. Baude, par Vallet de Viréville. Paris, 1853, petit in-8.
C'est une étude fort complote sur ce poète inconnu jusqu'à ce jour.
— Vers recueillis et publiés avec les actes qui concernent sa vie, par J. Quicherat, Paris, Aubry, 1856, petit in-8. (François, 1867, dem. mar. 4 fr. ; Cape, 1868, dem. mar. 5 fr. 50 ; Fontaine, 1870, cart. 10 fr. ; Labitte, 1873, cart. 5 fr. ; même, 1876, cart. 5 fr. ; Bibliothèque poétique d'un amat. 1869, un des 2 ex. peau de. vél. Cape, 112 fr. ; Belin, 1878, 8 fr. ; Rouquette, 1879, cart. 4 fr.)
Ouvrage tiré à 350 ei.
BAUDELAIRE-DUFAYS fCharles-Pierrej né à Paris le 21 avril 1821, mort à Chaillot, dans une maison de santé, le 31 août 1867,
Baudelaire, nature incomplète et mal pondérée, faite à la diable de qualités et de passions disparates, présente au diagnostic de la critique, un tempérament littéraire tellement exceptionnel, que crainte d'entendre accuser de partialité notre jugement, nous préférons l'étayer des appréciations de critiques connus.
Sainte-Beuve : « M. Baudelaire a trouvé moyen de se bâtir, à l'extrémité d'une langue de terre réputée inhabitable, et par delà les confins du monde romantique connu, un kiosque bizarre, fort orné, fort tourmenté, mais coquet et mystérieux... Ce singulier kiosque, fait en marqueterie d'une originalité concertée et composite, qui depuis quelque temps attire les regards, à la pointe extrême du Kamschatka romantique, j'appelle cela de la Folie-Baudelaire. L'auteur est content d'avoir fait quelque chose d'impossible. «
Vermersch, dans ses Hommes du jour, première partie, p. 6: « Un immense talent. Baudelaire a tourné sa poésie du côté puant des choses, il a chanté les amours hors nature, les négresses, les géantes, les vagabondes, la charogne, etc. Cela lui était permis, l'art n'a point de limites, et je suis d'avis que l'on peut tout aussi bien chanter une viande faisandée que la peindre. Ces théories, dis-je, sont admissibles dans l'art, mais les transporter dans la vie, prendre le mal comme but, s'élancer vers lui avec préméditation, cela ne me parait pas plus sensé que de mélanger des excréments à sa nourriture. A quoi bon quand on n'est pas fou se faire retenir un cabanon dans le quartier des agités ? »
Alb. de la Fizelière, Essais de bibliographie contemporaine, p. XI : « Baudelaire avait sur les vicissitudes de l'âme, sur les rapports perpétuels de son idéal avec le monde matériel des idées que beaucoup de gens qualifient peut-être d'étranges ; mais qui n'ont pas laissé néanmoins que de créer le particularisme incontestable et fécond de son talent. Baudelaire est mort âgé de quarante-six ans. Il a appartenu pendant vingt-cinq ans à la littérature. Dans ce laps de temps, il a touché, ne fût-ce qu'un instant, à toutes les branches des belles-lettres, et à toutes il a réussi avec le succès qui s'attache à une tentative sincère et originale. Poésie, critique, histoire, philosophie, roman, polémique, il a tout abordé et tout approfondi. Mais c'est la poésie qui était Tœuvre de sa prédilection et celle qui s'accommodait le mieux de sa forme, concise, rêveuse et d'une individualité étrange et saisissante, »
Th. de Banville a dit devant la tombe ouverte de son ami : « L'avenir prochain le dira d'une façon définitive, les Fleurs du mal sont l'œuvre, non pas d'un poète de talent, mais d'un poète de génie ; et de jour en jour on verra mieux quelle grande place tient dans notre époque tourmentée et souffrante cette œuvre essentiellement française, essentiellement originale, essentiellement nouvelle. »
Asselineau, dans Ch. Baudelaire : " Au rebours du commun des hommes qui travaillent avant de vivre et pour qui l'action est la récréation après le travail, Baudelaire vivait d'abord. Curieux, contemplateur, analyseur, il promenait sa pensée de spectacle en spectacle et de causerie en causerie. Il la nourrissait des obj^s extérieurs, l'éprouvait par la contradiction ; et l'œuvre était ainsi le résumé de la vie, ou plutôt en était la fleur... Les Fleurs du mal ont gagné leur procès en appel au tribunal de la littérature et de l'opinion publique... Reste le livre, désormais serein et inattaquable, et dont les blessures ont été richement réparées par de nouvelles pousses. Livre, sinon classique, du moins classé, les Fleurs du mal n'ont plus besoin d'être défendues. ))
La Revue des Deux-Mondes, n° 1 juin 1855, justifiait dans ces termes la publication de quelques pièces des Fleurs du mal : « En publiant les vers qu'on va lire, nous croyons montrer une fois de plus combien l'esprit qui nous anime est favorable aux essais, aux tentatives dans les sens les plus divers. Ce qui nous paraît ici mériter l'intérêt, c'est l'expansion vive et curieuse, même dans sa violence, de quelques douleurs morales que, sans les partager, ni les discuter, on doit tenir à connaître, comme un des signes de notre temps. Il nous semble d'ailleurs qu'il est des cas oii la publicité n'est pas seulement un encouragement ; où elle peut avoir l'influence d'un conseil utile, et appeler le vrai talent à se dégager, à se fortifier, en élargissant ses voies, en étendant son horizon. »
Terminons par un mot écrit à Baudelaire par V. Hugo le flatteur de toutes les vanités, le souteneur de toutes les nullités : M Vous projetez on ne sait quel rayon macabre. Vous avez doté le ciel de l'art d'un frisson nouveau ! » Un ciel doté d'un frisson ; le maître seul de l'Olympe romantique pouvait se permettre cette figure hardie... jusqu'au frisson.
Nous aurions pu étendre ces citations, mais nous pensons que, celles-ci choisies entre les plus indépendantes et les plus sympathiques, suffiront pour asseoir un jugement impartial. Les unes le représentent comme un écrivain étrange et fantasque, un descripteur outré de l'horrible, et les autres ne craignent pas, de-
vant ces violences littéraires et ces peintures macabres voulues et cherchées, de prononcer le grave mot de Folie- Baudelaire, de cabanon du quartier des agités. En face de ce cas esthétique particulier d'un écrivain qui s'isole volontairement, amoureusement dans un genre hors nature, et qui prostitue, à son profit toutes les délicatesses de la pensée et toutes les richesses de la langue, que conclure, sinon, que s'il n'était pas fou, il était bien près de l'être, et que sa plume, nerveuse et tourmentée, a dû suivre les inspirations excentriques d'une fièvre perpétuelle. Oui, son œuvre bat la fièvre ; il n'est pas devenu fou par abus d'un travail intellectuel surchauffé à outrance, mais il a écrit à outrance parce qu'il était fou. Amoureux d'une individualité singulière que les Américains présentent comme un génie, Edgar Poë, Baudelaire a voulu boire et s'enivrer dans son verre ; or, comme il était trop grand pour lui, il a tué le disciple comme il avait tué le -maître. Une ironie de sa maladie donne raison à notre hypothèse. Cet écrivain qui étudiait avec passion la valeur des mots, qui avec Théophile Gautier, possédait peut-être le plus riche vocabulaire de la linguistique moderne, avait été condamné à perdre la mémoire des mots. Ce merveilleux lexicomane ne savait, de tout ce qu'il avait appris, en science littéraire, que deux mots : oui, non. Il est vrai qu'il a reculé si loin les limites de la folie qu'il en a presque fait celle du génie. L'un, au reste, touche de si près à l'autre, qu'il n'y aurait rien d'étonnant que le cerveau humain, cet instrument sublime, ne rende dans un acte de faiblesse ce qu'il produit dans un acte de force. La folie qui est souvent la fin du génie ne peut-elle pas, en être, parfois, le commencement? La folie vise, le but, le touche presque, mais le génie seul l'atteint.
On le sent, hanté par cette idée fixe de son impuissance à devenir le premier des romantiques, il s'est jeté dans la révolte et, crevant sous lui la muse des V. Hugo et Gie, il en fut le dernier. Sa poésie est du romantisme décadent, du romantisme à l'agonie, elle râle, désespérée, violente dans l'ignoble et l'horrible. Baudelaire avait l'hystérie de l'impossible et du rnonstrueax, il était possédé par l'attraction du mal. Tout ce qui affinait à son état esthétique l'attirait invinciblement et le possédait. Les traductions imparfaites d'Adèle Meunier lui ayant révélé Edgar Poë, dès ce jour, il ne s'appartint plus, il avait trouvé un bonnet à sa folie, il se coula dans cette individualité étrange et fantasque et ■- . fit jaillir de cette assimilation une traduction qui, chose peut- WL être unique, dépasse le mérite de l'original. Fait littéraire étrange B et mystérieux ! Deux fous se sont attelés à la même œuvre bi- H zare et hallucinée et ce que l'auteur américain avait conçu dans
la folie de l'ivresse, le traducteur français l'a mûri et perfectionné dans la fièvre de la folie. Baudelaire a complété Edgar Poë.
Les Fleurs du mal, réunion de petits poèmes laborieusement ciselés, ont la prétention de peindre le monde moderne dans ses douleurs, dans ses passions et surtout dans ses immondices morales. Baudelaire est un Delacroix poète, il a, en poésie, les violences, de tons et de couleurs de sa peinture verte et violacé : il emporte le nez et les yeux. Si devant ce grand et superbe talent frappé par la folie, on ne se sentait pris de pitié et de douce sympathie, on dirait volontiers de lui, ce qu'il disait d'H. Vernet, salon de 1846, p. 85 : « Horace Vernet ! je hais cet homme, parce que ses tableaux ne sont point dans la peinture, mais une marturbation agile et fréquente, une irritation de l'épiderme français... »>
— Amenitates belgicse, auctore. C. B. — S. 1. n. d'impr. n. d. (Bruxelles, Poulet-Malassis, févr. 1866), in-8, 36 pp.
Brochure très-rare contenant 16 épigrammes contre la Belgique et les Belges ; elle a été tirée à 10 ex. 7 sur vergé de holl. 2 sur chine et 1 sur peau de vélin. Une des pièces la Vénus Belga a été donnée dans le Nouveau Parnasse satirique du dix-neuvième siècle, 'Eleutheropolis (Bruxelles) 1866, in-18. Ces épigrammes sont le spécimen d'un ouvrage satirique important que Baudelaire se proposait d'écrire contre la Belgique.
— Art (1') romantique, Paris, Lévy, 1868, in-18 jés. (Bachelin-Deflorenne, 18T2, br. 4 fr. ; Léotard, à Clermont-l'Hérault, 1880, hr. 40 fr.)
Réunion, sous ce titre, de différents articles, parus dans des revues etc.
— AvEHTHRES d'Arthur Gordon Pym. Paris, Lévy, 1858, in-18, 284 pp. (Monselet, 1871, br. 10 fr.)
Traduction de l'ouv. d'Edgar Poë : Relations d'Arthur Gordon Pym.
— CoMPLÉMEM aux Fleurs du mal, édit. Mich. Lévy, 1869, Bruxelles, chez tous les libraires, 1869, Jn-18, 32 pp.
Ce complément contient les pièces dites obscènes : Lesbos — les Femmes damnées — le Lethè — A celle qui est trop gaie — les Bijoux — les Métamorphoses du vampire — le Monstre — un cabaret folâtre — Promesses d'un visage.
— CcHiosiTÉs esthétiques, Paris, Lévy, 1868, in-18. (LefiUeul, 1882, br. 2 fr. 50.)
Première édition.
— Epaves (les), Amsterdam (Bruxelles), à l'enseigne du coq (un coq lire en rouge, avec l'exergue : cantabit qui cantavitj 1866 in-12, frontisp. eau-forte de Rops. (Liepmannssohn, 1872, br. 14 fr. ; Monselet, 1871, gr. pap. de holl. 18 fr. ; Pillet, 1872, br. 12 fr. ; Fontaine, 1874,
dem. mar. n. rog. 18 fr. ; Lefilleul, 1870, br. 18 fr. ; Rouquette, même année, br. 20 fr.)
Cette édition dont l'eau-foite, dit Monselet, est d'un fantastique, d'un macabre à donner le frisson, a été tiré à 250 es. gr. pap. de holl, et 10 sur pap. chine. Ce vol. renferme les pièces qui ne se trouvent pas dans les Fleurs du mal et les six pièces condamnées par le tribunal de la Seine. L'explication du frontisp. et la préface sont de Poulet-Malassi» et les notes ont été rédigés en commun par l'éditeur et l'auteur.
— MÊMES, Amsterdam (Bruxelles, Briard) 1866, in-18, vélin, sans le frontispice et la préface.
Cette deuxième édition qui, eu somme n'est qu'un nouveau tirage, a été publiée à 500 es.
— Edbéka, traduit de l'anglais d'Edgar Poe, Paris, Lévy, 1864, in-18. (Bachelin-Deflorenne, 1872, cart. n. rog. avec Curiosités esthétiques 20 fr. ; Ressayre, 1882, br. 6 fr.;
Edit. orig. d'un poème en prose. Eurêka, ou Essai sur l'univers matériel et spirituel dont une partie fut donnée dans la Revue internationale, octobre 1859 à janvier
— Fleurs (les) du mal, Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1857, in-18, titre r. et n. fBaur, 1874, br. 40 fr. ; Fontaine, même année, br. 40 fr. ; Rouquette, 1881, dem. mar. 30 fr. -, Laporte, 1872, br. 28 fr. ; Porquet, 1884, dem. m. n. rog. 209 fr.)
Cette édit. orig. tirée à 10 ex. sur pap. vergé et à 1.000 ex. et la* passe sur pap. vél.fut condamnée pour 6 pièces jugées obscènes, non pas à la destruction mais à la mutilation. Deux cents esempl. non vendus, subirent, ciseaux en main, cette honteuse castration. Ces infortunés Abeilards présentent aux amateurs leurs feuillets, souvent irrégulièrement coupés mais toujours mutilés. L'ouvrage dédié à Th. Gautier contient uuo épitre au lecteur et 100 pièces de poésie dont les 6 condamné 3S.
— Mêmes, seconde édit. augmentée de trente-cinq poèmes nouveaux, Paris ; Poulet-Malassis et de Broise, 1861, in-18, portr. de Baudelaire dessiné et gr. à l'eau-forte par Bracquemond. (Baur, 1874, cart. toile, 10 fr. 50 ; Asselineau, 1873, mar. pi. Cape, un des 4 ex. sur chine, 37 fr.)
Deuxième édit. presqu'aussi recherchée que la première, à cause de l'eau-forte mais dans laquelle manquent les 6 pièces condamnées, Poulet-Malassis, dans la Revue anecdotique 186, p. 70, annonçait ainsi cette édit. tirée à 500 ex. pap. vél. 10 vergé et 4 chine: i< Un petit événement littéraire que cette seconde édition. La première avait déjà fait son bruit dans le monde. Qu'on aime ou non l'auteur, on ne peut rester indifférent à son œuvre ; elle vous frappe par la noblesse de son rhythme, comme par la dignité grandiose avec laquelle elle s'attaque aux effets les plus osés. L'étrange a trouvé désormais son maître poète. — Un portrait et trente-cinq pièces nouvelles ornent cette édition. Celles-ci sont de la taille de leurs aînées. Quant au portrait, les puristes ne sont pas d'accord avec l'aquafortiste Bracquemond, sur la ressemblance de certains détails, mais selon nous, on y retrouve plus que cela : — c'est le regard et l'expression, ces deux choses qui manquent souvent aux choses les plus mathématiquement exacts. »
— Gautier (Th.). notice littéraire précédée d'une lettre de V. Hugo. Pa-
ris, Poulet-Malassis et de Broise, 1850, irj-18, T3 pp. frontisp. eauforte de E. Thérond. (Baur, 188J, br. 3 fr. oO ; Asselineau, 1875, pap. vergé, dem. mar. 23 fr. ; Belin, 1878, br. 6 fr.;
RarCj réunion d'articles parus sur Th. Gautier dans l'Artisle, 19 mars, 1859, etc.
— Histoires extraordinaires, par Edgar Poe, traduites par Cb. Baudelaire. Paris, Lévy, 1856, in-lS. (Monselet, 1871, br. 11 fr. ; Sapin, 1881, br. 4 fr. 50).
Edit. orij. qui contient : Eda;. Poë, sa vie et ses œuvres ; l'Assassinat de la rue Morgue ; la Lettre volée ; le Scarabée d'or ; le Canard au ballon ; Aventure sans pareille d'un certain Hans Plaal, manuscrit trouvé dans une bouteille ; une Descente dans Je Maelstrom ; la Vérité sur le cas de M. Valdemar ; Révélation magnétique ; les Souvenirs de M. Auguste Bedloe ; Morella ; Ligeia ; Metzengerstein. Ces différents ar- ' ticles avaient d'abord paru en feuilleton dans le lîays, années, 1854-55.
— MÉME3, Paris, Lévy, 1857, in-18. (Ressayre, 1883, br. 1 fr.)
Même tirage que la précédente avec un nouveau titre.
— Histoires grotesques et sérieuses, traduites d'Edgar Poë, Paris, Lévy, 1863, in-18. (Monselet, 1871, br. 1 fr. ; Ressayre, 1883, br. 6 fr.;
Edit. orig. d'articles séparés parus dans le Monde illustré.
— Nouvelles histoires extraordinaires, par Edgar Poë, Paris, Lévy, 1857, in-18, xxviii-2 88 pp. (.Monselet, 1871, br. 11 fr. 50; Sapin, 1881, 5 fr. ; Ressayre, 1883, br. 7 fr.;
Edit. orig. contient : Notes nouvelles sur Edgar Poë ; le Démon de la perversité ; le Chat noir ; William NVilson ; l'Homme des foules ; le Cent révélateur ; Bérénice ; la Chàte de la maison Usher ; le Puits et la Pendule ; Hop-Frog : la Barrique d'Amontillado ; le Masque de la mort ; le roi Peste ; le Diable dans le beffroy ; Lionnerie ; Quatre bètes en une ; petite Discussion avec une momie ; Puissance de la parole ; Colloque entre Monos et Una ; Conversation d'Eiros avec Charmion ; Ombre, silence, l'Ile de la fée ; le Portrait ovale.
— OEUVRES complètes, précédées d'une notice par Th. Gautier, Paris, Lévy, 1868, 7 vol. in-18, portr. (Asselineau, 1873, dem. mar. n. rog. 59 fr. ; même, 1875, mar. pi. Cape, pap. vergé, avec portr. et autogr. ajoutée, 500 fr. ; Belin. 1878, br. 18 fr.)
— Paradis ('les) artificiels — Opium et Haschisch. Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1860, in-18, iv-309 pp. (Laporte, 1873, br. 6 fr. : Asselineau, 1875, dem. mar. n. rog. pap. vergé, 17 fr. ; Sapin, 1881, br. 6 fr. 50 ; Conquet, 1883, un des 12 ex. pap. vergé, br. 43 fr. ; Durel, même année, br. 18 fr. ; Porquet, 1884, br. 3 fr.)
Rare. La couverture porte la date 1860, mais le titre r. et n. indique 1861. La première partie de cet ouvr. ; le poème du Haschisch, est l'œuvre personnelle de l'auteur qui a développé sous cette nouvelle forme : Du vin et du Haschisch, comparés comme moyens de multiplication de l'individualité et de l'Idéal artificiel. Je Haschisch,
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un I. I
articles parus dans le Messager de l'Assemblée, 1851 et dans la Revue contemporaine, 1S3S. La seconde partie, Un mangeur d'opium est une analyse du fameux livre de Th. de Quincey, entremêlée d'une étude sur la matière. Poulet-Malassis dans la Revue anecdotique, 1861, p. 46 : « M. Baudelaire, dans son livre, a voulu analyser les effets mystérieux et les jouissances morbides que peuvent engendrer le baschisch et l'opium, et constater les châtiments inévitables qui résultent de leur emploi prolongé. Le poème du Haschisch et le Mangeur d'opium n'ont pas d'autre but. On y trouve, au milieu de théories ayant toutes une tendance évidemment idéaliste, une foule d'anecdotes merveilleuses. Les pages relatives aux effets du haschisch sont fort belles ; le style de l'autour y est d'une netteté singulière, tout en étant vivement coloré. »
— RÉPUBLIQUE (la) du peuple, Almanach démocratique pour 1852. Paris, 1832, in-18.
Cet almanach démocratique publié, au début du second empire, contient la pièce de vers de Ch. Baudelaire : l'Ame du vin.
— Richard Wagner et Tannhauser à Paris. Paris, Dentu, 1861, ia-18, 70 pp. (Liepmannssohn, 1870, br. 3 fr. 50 ; Asselineau, 18"5, cart. u. rog. 26 fr. ; Détaille, 1881, br. 4 fr.)
Extrait de la Revue européenne, livr. avril 1861.
— Salon de 1843, Paris, Labitte, 1845, (impr. veuve Dondey-Dupré) in- 18, 72 pp. ('Monselet, 1871, cart. avec Salon, 1846, 15 fr. ; Asselineau, 1873, cart. n. rog. 4 fr. 50.)
Première, rare et curieuse publication de Baudelalre-Dufays. « Ce petit livre, dit le Corsaire du 27 mai 1845, est un spirituel lever de rideau qui précédera heureusement les prochains ouvrages sur les beaux-arts, du même auteur. C'est une curiosité, une excentrité, une vérité. Baudelaire est hardi comme Diderot, moins le paradoxe ; il a beaucoup d'allure, de ressemblance avec Stendhal, qui sont les deux hommes qui ont le mieux écrit peinture. »
— Salon de 1846. Paris, Lévy, 1846, 12, 144 pp. (Asselineau, 1878, cart. n. rog. 12 fr. ; Rouquette, 1873. br. 8 fr. ; Lepin, 1881, br. 15 fr. ; Sapin, même année, avec celui de 1845, 10 fr.)
Rare. Cette nouvelle publication accentue l'esthétique agressive, singulière et déjà fantasque de l'auteur, il sabre impitoyablement tout ce qui n'est pas Delacroix, sa genèse en peinture.
— Souvenirs, correspondance, bibliographie suivie de pièces inédites, Paris, Pincebourde, 1872, in-8. (LefiUeul, 1880, pap. vergé, br. 14 fr.; Conquet, 1883, pap. vergé de hoU. br. 25 fr.)
Cet ouvrage, d'admiration intime et tout de souvenirs affectueux, a été donné en collaboration par Cousin, Asselineau et Poulet-Malassis.
— Voyage (le), poème, suivie de l'Albatros, dédié à Maxime Du Camp, Ronfleur, s. d. (1860) in-8, irrégulier.
Cette publication, parue et restée à l'état de placard, n'a été tirée qu'à 5 ou 6 ex. ; mais le poème a été reproduit dans la deuxième édit. des Fleurs du mal, p. 303-
Avant de paraître en vol. presque toutes les pièces, vers ou prose, de Ch, Baude-
180 BAUDICOURT. — BAUDRILLART,
lairc, ont paru dans des journaux, revues, etc. comme h» liste en est fort longue, consulter : Essais de bibliographie contemporaine, Cli. Bauili>!aire, par de la Fizelière et G. Decaujt, Paris, académie des bibliophiles, IStiS, in-18 pap. vergé. — Ch. Baudelaire, sa vie et son oeuvre par Ch. Assidineau, Paris, Lcmerre, 1869, in-12, 5 portr. à l'eauforte. — Catalogue de la bibliothèque romantique de Ch. Asselineau, Paris, 1875, in- 8, et Bibliothèque de Poulet-Malassis, 1878, in-8.
BAUDICOURT (Prosper de)
— Peinire-gbavedr (le) français continué, ou Catalogue raisonné des estampes gravées par les peintres et les dessinateurs de l'Ecole française nés dans le xviiio siècle, Paris, M™e Bouchard-Huzard, 1859-61, 2 vol. in-8 (Béhague 2" p. n» 162 ; Cii. Le Blanc, 1865, br. 11 fr.)
Supplément du Peintre-graveur français... de Robert-Dumesnil, Paris, madame Huzard, 1835-71, 11 vol. in-8, portrait.