‹ Bibliographie contemporaine, Volume 6Chapitre 105 sur 140 · GUIRLANDE. — GUIZOT · texte numérisé non relu

GUIRLANDE. — GUIZOT

Abeille a ea l'bonnenr et probablement le plaisir d'inspirer ces poètes intimes, parmi lesquels figurent A. de Flanx et Fr. Delahaye poar denx sonnets chacun. Au reste, l'hôtel de M"*» Abeille souvenir de celai de Rambouillet, recevait ce qu'il y avait de plus distingué dans les lettres et avait son théâtre de société. Ainsi en 1864, au mois d'avril, on 'jouait : Le jeu de l'amour et du hasard, La sœur de Jocrisse. Les interprètes étaient M"»* la duchesse de Bojano, M. Abeille, M""« Méric-Lablaehe, etc.

GUIRLANDE (la) de Julie offerte à M"* de Rambouillet, Julie Lucine d'Angènes, par Je marquis de Montausier. Paris, Mlle Prud'homme et Didot, 1818, in-16, papier vél. 30 grav. dess. et peintes par M"« Legendre et fac-similé de M"»® de Genlis. (Guntzberger, 1872, m. pi. Trautz-Bauzonnet, 95 fr. Alvarès, 1859, dem. m. n. rog. 8 fr. 50 ; Peignot, 1852, dem. m. 4 fr.)

— Même. Libr. des bibliophiles, s. d. in-18 jés. portr. inédit de Julie d'Angennes et deux eaux-fortes, 10 fr.

Tiré à 500 ezempl. dont quelques-uns sur chine à 20 fr., notice de O. Uzanne.

GUIRLANDE (la) des dames. Paris, 1817, 3 vol. in-18, fîg. (Fontaine, 1872, dem, m. 10 fr.).

GUITTON, a publié sous le pseudonyme de A. G. de Mériclet, la bluette suivante :

— Physiologie de Tesprit, Paris, 1847, in-18.

GUIZOT (François-Pierre-Guillaume), né à Nîmes, le 4 octobre 1787, mort au Val-Richer, près de Lisieux, le 12 octobre 1874. Cette vie, aussi illustre que longue, a été vivement discutée et critiquée, au point de vue politique surtout. On a reprocbé à ce doctrinaire, son égoïsme et son orgueilleuse ambition ; et, tout en rendant justice à son désintéressement, et même à son mépris de l'argent, on Vu presque accusé d'improbité politique, et de cacher, sous une morgue affectée et une froide dignité toute de parade, les continuelles humiliations que lui imposait son insatiable amour du pouvoir. Ce mot, qu'il lança du haut de la tribune à ses contradicteurs, prouve, et l'entêtement de soii ambition et les rancunes austères de son orgueil : Vos mépris n'arriveront jamais à la hauteur de mon dédain.

Il y aurait un parallèle, politique et littéraire, curieux à établir, entre Thiers et Guizot, les deux ministres à bascule de Louis- Philippe, ces deux hommes qui, de 1830 à 1848, ont donné le spectacle, funeste et ridicule, pour le compte de leur ambition particulière, d'une lutte à outrance. Quand Thiers descendait, Guizot remontait ; quand le petit ministre était en haut, l'homme pâle était en bas. Les événements ont donné raison au petit ; l'histoire lui confirmera-t-elle le titre de grand ; nous n'osons l'affirmer; il se fait un tel silence déjà autour de son tombeau.

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