GLAIRE. — GLATIGNY
GLAIRE (l'abbé Jean-Baptiste), né à Bordeaux, le l*** avril
— Introduction historique et critique aux livres de l'ancien et du nouveau Testament. Paris, Jouby et Roger, 1862, 5 vol. iii-8, 20 fr. (Lepin, 1880, br. 10 fr.)
Franck a collaboré aux deux premières édit. 1836 et 1843, 6 vol. in-12.
— Lexicon manuale hebraïcum et chaldaïcum. Paris,Mequignon et Leroux, 1843, in-8, 6 fr.
— Livres (les) saints vengés.Paris,Jouby et Roger,1874,3 vol.in-8,15 fr.
— Principes de grammaire hébraïque et chaldaïque. Paris, 1832 et 3e édit. 1843, in-8, 6 fr.
Cet éoriraio, orientaliste distingué, a publié de nombreux ouvrages et de plus nombreux articles sur l'hébreu et l'arabe, on n'a qu'à consulter l'Encyclopédie du xix* siècle, l'Encyclopédie catholique, la Bibliographie catholique.
GLANES, par M» Louise Berlin. Paris, René, 1842, in-S, 5 fr.
Poésies, Toîr à Bertin.
GLANES (les) par L. H. Sazerac. Paris, in-4, 15 grav.
Voir à Sazerae.
GLATIGNY (Albert), né à Bernay en 1825, mort à Meudon, le 17 avril 1873. Ce poète vagabond, ce comédien nomade, cet auteur dramatique saltimbanque, a visé à tous les succès bruyants et a épuisé, jusqu'à la faim, toutes les misères et toutes les déceptions de la vie artistique et littéraire. Il a presque touché à la gloire et il n'a atteint que la pauvreté et son lugubre cortège. Cette figure, la plus pittoresque peut-être de ce temps-ci, semble appartenir, dans son originalité étrange et gouailleuse, à la famille excentrique des héros du Roman comique. L'imagination fantasque et burlesque de Scarron n'a jamais rêvé aussi fort que cette personnalité bohème et fantaisiste : Albert de Glatigny. Quelques extraits de sa correspondance ombreront mieux que notre plume cette physionomie hors cadre. « Notre compagnie de Ragotins ne se doit instuller à Langres que vers le milieu du mois prochain. Je me demande comment je ferai d*ici là pour faire imprimer les vers que j'ai faits et que je ferai. L'idée de jouer perpétuellement la comédie à Sézanne et à Romilly n'a rien de réjouissant, mais cela vaut mieux encore que de rédiger les faits-divers dans un journal sérieux. Vivre de sa plume en faisant des concessions à Buloz me paraît la chose du monde la plus monstrueuse, et je préfère me voir refuser un à-compte de trente sous par mon directeur. Je termine ici mes confidences
parce qu'il faut aller m'habiller pour jouer Herbîllon dans Léonard. » Dans une autre, il annonce ses débuts à TAlcazar en qualité d'improvisateur dans des vers alignés comme de la prose: « Mes vaisseaux sont brûlés ! Je me fais saltimbanque. Pégase, à l'Alcazar, ira franchir la banquette irlandaise, et fera la haute école aussi. Ce n'est pas gai ; mais, rien ne m'ayant réussi, je me donne en spectacle ; et suis équilibriste, pour goûter à la fin, aux plats du baron Brisse. Ne me blâme pas trop, et songe qu'en tout temps, il faut manger, afin de vivre soixante ans. » Dans une lettre de Boulogne-sur-Mer, 22 août 1860, il écrit à Poulet- Malassis qu'il lui envoie son livre « tout fraîchement édité avec une belle image de Voillemot et de Bracquemond. J'ai été contraint, ajoute-t-il, encore une fois de quitter Paris, et cela pour me faire souffleur/ Il lui demande comment il pourrait obtenir la rédaction d'un journal de province : j'ai passé l'âge des vagabonderies imbéciles et je n'aime plus les viandes creuses. » Tb. de Banville a fait ce quatrain pour son portrait :
« Ce lyrique mal mis, ce fumeur au long cou Qui s'allonge toujours sans qu'on sache jusqu'où, C'est GJatigny, jeune homme aussi gras qu'une échelle, Exilé de Paris, comme de La Rochelle. »
Glatigny ne se trouvant pas suffisamment portraituré par ces vers, y ajouta ceux-ci :
« c'est Glatigny, rival de l'ancien télégraphe, Amoureux de la muse, aimé de la girafe, A qui, doux résultat d'un Toyage à Paphos, 11 a fait, d'un seul coup, deux petits girafaux. »
Imitateur de Baudelaire, il risque avec un certain art les expressions les plus brutales et les images les plus osées. Il n'est pas des premiers en poésie moderne fortement pimentée des saveurs naturalistes, mais il est loin d'être un des derniers. Il a des qualités de style et d'inspiration qui le classent dans la famille des vrais poètes, mais il a des partis pris de brutalité littéraire qui obligent de le lire avec prudence et réserve. Quelques vers empruntés à ses œuvres indiqueront mieux qu'une critique son faire poétique.
« Elle est belle vraiment la normande robuste Avec son large col implanté grassement; Avec ses seins, orgueil et gloire de son buste Que fait mouvoir sans cesse un lourd balancement.
Elle est bulle, la fille aux épaules solides, Belle comme la Force aveugle et sans effroi ! Il faut pour l'adorer longtemps des coeurs valides A l'épreuve du chauJ, de la pluie et du froid.
Les phlisiques amaols de nos JàcheB poupées Recaleraient deyant ce corps rude el puissant, Dont les mains, aux travaux de la terre occupées, Montrent, au lieu des lis, Tâpre rougeur du sang.
Au détour d'un sentier alors qu'elle débouche Ainsi qu'une génisse errant en liberté, On croit voir la Cérès indomptable et farouche, Du gras pays normand si r'.che de santé.
Regardez-la marcher parmi les hautes fierbes La fille aux mouvements sauvages et nerveux.
Pendant que sur son front les grands épis des gerbes Poussiéreux et serrés hérissent ses cheveux !
C'est auprès de Bayeux que je l'ai rencontrée, Dans un chemin couvert bordé par des pommiers...
Une étude de lui, dans Ja Revue fantaisiste, 15 avril 1861, sur Tragaldabas, alors encore cité comme le modèle du drame impossible et trivial, complétera son portrait littéraire, en permettant de l'apprécier comme prosateur, genre qu'il a peu cultivé.
— Bois (le), comédie ea un acte. Bayonne. 1868, in-18. — Paris, Lemerre, 1870, in-18, 1 fr. (Gonquet, 1882, cart. 4 fr. 50.)
— Bons (les) contes du sire de La Glotte, suivis de la Chaste Suzanne, opéra comique en un acte. Babel, à l'étage de la confusion des langues, IbîO (Bruxelles), in- 16, frontisp. à l'eau-forte de Fél. Rops.
Cette brocb. de 40 pp. et d'un fr. pour la table et 1 f. blanche, a été tirée à très petit nombre et se trouve rarement.
— GoMPLiMENT (le) à Molière à propos en un acte. Paris, Lemerre, 1872, in-18,75 c.
— Fbr (le) rouge, nouveaux châtiments. France et Belgique, chez tous les libraires, (Bruxelles, Poulet-Malassis, impr. Briard), 1871, gr. in-8, frontisp. de Fél. Rops, titre rouge et noir, avec un coq comme fleuron. (Asselineau, 1875, pap. holl. br. 18 fr. ; Sardou, 1882, br. 1 fr.; Gonquet, 1888, br. 15 fr.; Monselet, 1871, br. 5 fr. 50.)
Tiré à petit nombre, surtout sur pap. de boll.
— Flèches (les) d*or, poésies. Paris, Frédéric Henry, 1864, in-18, xi- 167 pp. 3 fr. 50. (Gonquet, 1882, dem. m. 25 fr.)
— Folies-Makiony (les), prologue. Paris, Lémerre, 1872, in-18, 20 pp., 1 fr.
— Gendarmes (les) de Ganizy, chanson et musique de de Beauplan. A C;janizy, chez tous les libraires, impr. Glaye) 1871, in-16.
Pièce non mise dans lu commerce.
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— Gilles et pasquins. Paris» Lemerre, 1872, petit in-8, 2 ff, pour le faux-titre et le titre et 160 pp., 3 fr.
— Illustre (!') Brizacier, drame en un acte. Paris, Lemerre, 1873, in-18 pap, teinté, 2 ff. pour le faux- titre et le titre, 58 pp. et l f. pour la date de Fim pression, 2 fr.
— Jour (le) de Tan d'un vagabond. Nice, 1869, in-18. (Sardou, 1882, br. 5 fr.) — Paris, Lemerre, 1870, in-16, frontisp. -charge de Gill, 2 Ir. (Gonquet, 1882, br. 3 fr. 50,)
La seconde édit, est augmentée d'une préface, d'une complainte et du procès-Terbal de l'arrestation de Glaiigny.
— JoYEUHETÉs galantes et autres du vidame Bonaventure de la B... L... à renseigne du beau T... 1866, in-16 frontisp. eau- forte de Fél. Rops, 2 ff. 141 pp. et 1 f. — 1884. (Bruxelles, Gay), petit in-8.
Cette deuxième édit. plus complète que la première contient outre les joyeusetés calantes, les Bons contes du sire de La Glotte, suivis de la Chaste Suzanne, opéra comique, la Sultane Rozréa, ballade traduite de lord Byron par Erupère P... élève du petit séminaire de La Fère-en-Tardenois (Aisne). Paris, 1870,
— Ombre (1*) de Callot, prologue en vers en un acte. Nancy, 1863, in-8. (Lepin, 1882, br. 2 fr.
— Pès de Puyanne, maire de Bordeaux, drame en trois actes. Bayonne, 1868, in-18.
— Poésies : les Vignes folles ; les Flèches d'or ; le Bois. Paris, Lemerre, 1870, in-12. (Baur, 1874, un des 22 ex. pap. holl. br. 6 fr. 50 Monselet, 1871, br. 21 fr.; Rouquette, 1878, pap. chine, br. 15 fr.)
Première édit. tirée sur pap, teinté et à 22 ex. pap. holl.
— Poésies complètes : les Vignes folles ; les Flèches d'or ; Gilles et pasquins, notices par A. France. Paris, Lemerre, 1879, in-16, portrait. 6 fr. (Brasseur, 1885, br, 5 fr.)
— Presse (la) nouvelle. Paris, Lemerre, 1872, in-16, 12 pp. 50 c.
— Prologue représenté pour Touverture du théâtre des Délassements- Comiques le 4 mai 1867, Paris, Lemerre, 1867, in-8, 60 c.
— Rouen, 1431-1870. Paris, Lemerre, 1871, in-12, 10 pp. pap. vél. teinté, 50 c. (Conquet, 1882, cart. 4 fr.)
— Singe (le), comédie en un acte. Paris, Lemerre, 1872, in-12, 30 pp. 1 fr. (Gonquet, 1882, cart, 4 fr.)
— Vers les saules, comédie. Paris, Faure, 1864, in-18. — Paris, Lemerre, 1870, in-16, 1 fr.
Cbarmante et vive comédie :