‹ Bibliographie contemporaine, Volume 6Chapitre 38 sur 140 · GONDINET · texte numérisé non relu

GONDINET

Plus heureux des trois, avait le monopole du rire. Son répertoire est assez important pour justifier un choix, c'est ce que nous faisons.

— Affolés (les) comédie en quatre actes. Paris, Lévy, 1884, in-18 jés. 2 fr.

En coUab. avec Pierre Véron. Cutte pièce serait banale si elle n'était relevée par mille détails d'observation très francs, très spirituels et très parisiens. La scène délixate et «barmanle où Eva l'Américaine névrosée, guérie par l'honnêteté de son mari, se jette repentante dans ses bras, a décidé le succès de cette comédie qui ne se soutenait que par le talent dos interprètes et la réputation des auteurs.

— Cravate (la) blanche, comédie en un acte en vers libres. Paris, Lévy, 1867, in-18 jés. 1 fr. .

Edit. orig. Un jeune homme va se marier avec une femme vieille et laide, mais riche, en acceptant les services de sa cousine pour faire le nœud de sa cravate, il découvre qu'elle est jeune, jolie, spirituelle et il l'épouse.

— Grandes (les) demoiselles, comédie en un acte en prose. Paris, Lévy, 1868, in-18, 1 fr.

Pièce à mariage et qui exige des actrices belles, charmantes et capiteuses pour réussir.

— Homard (le), comédie en un acte. Paris, Lévy, 1874, in-18, 1" fr. 50.

Pièce désopilante, un gendre qui déteste les homards autant que son beau-père les aime, s*en gave pourtant par haioe de lui, à s'en donner une indigestion, espérant an moins que son beau-père en mourra avant lui. L'auteur tire de ce motif déjà pas mal d'effets, mais il les augmente en y mêlant un ami qui vient de province, assiste au théâtre à nue pièce dans la loge du médecin et est forcé comme tel de soigner une dame ravissante qui s'est trouvée mal, il ordonne... sur un bout de papier, des pattes de mouche qu'il ne comprend pas lui-même, un pharmacien délivre sur cela un remède qui guérit la dame. 11 la suit jusqu'à la porte du mangeur de homards, son ami, monte chez lui, lui raconte son... aventure 9iédicale et galante. Son ami, enchanté de tenir un prétexte pour déménager se précipite chez le premier voisin qui lui administre... une maltresse carte de visite quelque part et une femme... qui n'est autre que celle du théâtre court au pseudo-médecin, en lui disant : « docteur, sauvez mon mari. » 11 recommence son ordonnance et an pharmacien fournit un remède qui guérit le mari comme l'autre avait guéri la femme. Ce n'est qu'an théâtre, au reste, et sur une ordonnance non écrite, par un brave et jovial provincial, que l'on guérit si vite et si radicalement.

— Libres! drame en cinq actes. Paris, Lévy, 1874, in-18 j. 2 fr.

— Panache (le), comédie en trois actes. Paris. Lévy, 1875, in-18, 2 fr.

C'est une comédie piquante, une satire spirituelle de certains travers modernes. Dans cette pièce tout le monde est joué : le mari, l'amant et la femme et tout eela pour le prestige des grandeurs, pour la gloriole du fonctionnarisme, idéal des Jourdains contemporains.

— Panazol, comédie en un acte, en vers libres. Paris, Lévy, 1873, in-18 jés. 1 fr. 50.

Un type, ce chef de bureau de ministère qui, ayant décroché une femme jeune et nne belle dot, s'empresse d'aller cultiver les melons à la campagne. Il compte beaucoup

sur leur caltara et surtout sur le perfectionnement des tulipes, il en rêve une bleue, mais... son beau-père qui vient à la campaçne apprend que son cendre a une maltresse et un fils et lui apprend, que sa femme, qa'ii avait époasée, parce qu'elle était ûlle unique, a depuis vingt-quatre heures deux frères jumeaux. Que de rêves de moins devant ees réalités inattendues ! Là est tout le comique désopilant de la pièce.

— Peau neuve, comédie en trois actes. Paris, Lévy, 1883, in-iS.

En collaborât, avec Debnt. La donnée est croustillante de promésaes, mais !a fin ne tient pas le brio da commencement : un maître d'hétel enrichi dans la Maisoa-d'Or se retire en Auvergne, où il se fait passer comme ancien ministre de la reine Pomaré qui a payé ses services d'une fortune ; une demi-mondaine^ la belle Sarah, enrichie, elle aussi par ses bénéfices professionnels, s'installe dans la môme campagne et se donne comme une fille de l'Ecosse, dont l'hospitalité se donne et ne se vend jamais. Comme ces deux champignons parisiens ne se connaissent pas, ils s'acceptent pour ce qu'ils ne sont pas et se jouent la comédie la plus excentrique qui se finirait par deux mariages honnêtes, quand un sons-préfet qui les a connus et pratiqués tous deux, tombe au milieu de cet imbroglio et l'embrouille... de la façon la moins gaie et la moins spirituelle. II j avait mieux à faire avec une donnée première aussi excentrique.

— Plus (le) heureux des trois, comédie en trois actes. Paris, Lévy, 1870, in.l8 jés. 2 fr.

En collabor. avec Labiche.

— Roi (le) Ta dit, opéra-comiqup en trois actes. Paris, Lévy, 1873, in-18 jés. 2 fr.

Toute l'économie de cet opéra bouffon roule sur ce mot magique qui, à la cour de Louis XIV, était un ordre : le roi l'a dit. Louis XIV auquel on présente on seigneur le félicite sur sa nombreuse famille ; vous avez quatre filles. — Oui, sire. Et un fils.

— Oui, sire, — Présentez-le-moi. 11 n'en a pas, il s'en fait un d'un paysan breton, qui fait le diable à quatre, se bat et tombe de peur. On le dit mon, le roi envoie au pseudo-père ses compliments de condoléance. Mais je vis ! dit le breton, non, répond le marquis, le roi l'a dit !

— Victimes (les) de l'argent, comédie en trois actes. Paris, Lévy, 1865, in-lS, 2 fr.

— Vieilles (les) couches, comédie en trois actes. Paris, Lévy, 1878, in-18 jés. 2 fr.

— Voltigeurs (les) de la 32«. Paris, Lévy, 1880, in-18, 2 fr. En collabor. avec Georg. Dnval.

GONDRECOURT (Henri- Alfred de), né à Ja Guadeloupe, le 22 mars 1816^ mort à Albi le 16 novembre 1876. Ce général, bien qu'il ait servi fort activement dans l'armée, a fait plus de romans que de campagnes. Malgré une certaine facilité de style et une carrière assez brillante, il ne restera pas plus dans les armes que dans les lettres. La liste de ses romans serait aussi inutile que longue.

GONET. — GONSE. Hl

GONET (Gabriel de), ancien libraire, étjiteur de quelques ouvrages illustrés par Grandville et par Gavarni, né à Romans, en 1818.

— Tablbau de la littérature frivole en France depuis le xi© siècle jusqu'à nos jours, ou Musée des chansons et des poésies légères recueillies et annotées par Gabr. de Gonet. Paris, M^rpon, 1884, infol. 45 fig. grav. à Teau-forte, 80 fr.

GONOD (Benoît), mort en 1849.

— Catalogue des livres imprimés et manuscrits de la Bibliothèque de Glermont-Ferrand. Glermont-Ferrand, 1839, gr. in-8 CPeignot, 1852, pap. vél. br. 14 fr. 50).

— Eloge historique de B. Gonod, par Al. Bedel. Glermont, 1850, iii-8 portr.

— Lettres de Arm. Jean Le Bouthilier de Rancé, abbé et réformateur de la Trappe, recueillies et publiées par Gonod. Paris, Amyot, 1846, in-8. (Dorbon, 1880, br. 1 fr. 50.)

— Note sur la rédaction du catalogue de la Bibliothèque nationale, Paris, 1847, in-8.

— NoTicas sur le château de Tournoelle. Glermont, 1831, in-8.

— Notice sur le château de Villeneuve. Glermont, 1839, gr. in-8. (Peignot, 1852, br. 3 fr. 50).

— Recherches sur la maison où Bl. Pascal est né et sur la fortune d'EItienne Pascal son père. Glermont, 1847,- in-8, fig.

GONNEVILLE^ né à Honfleur, mort dans la première moitié du XVI® siècle.

— Campagne du navire l'Espoir de Honfleur, 1503-1505, relation authentique du voyage de Gonneville es nouvelles terres des Indes, publiée intégralement pour la première fois avec une introduction et des éclaircissements par d*Avezac.Paris,Ghallamel, 1869, in-8, 5fr. (Baur, 1882, br. 10 fr.)

Tirage à part à petit nombre des Annales des voyages, non mis dans le commerce.

GONSE (Louis) rédacteur en chef de la Gazette des Beaux-arts, né à Paris en 1846.

— Art (1*) ancien à l'Exposition de 1878, par de Beaumont, Biais, A. et H. Darcel, Duranty, Lavoix, Mantz, Piot, Rayet, Rhoné et M"»® Germaine de Poligny, etc., sous la direction de L. Gonse. Paris, Quantin, 1879, gr. in-8, 15 pi. eaux-fortes et en coul. et de nomb grav. 25 fr.)

— Art (1') japonais. Paris, Quantin, 1883, 2 vol. in-4, 64 gr. pi. eauxfortes, chromolithogr. et fac-similés d'aquarelles et 1000 grav. environ, 200 fr.

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