‹ Bibliographie contemporaine, Volume 6Chapitre 58 sur 140 · GRAS8/:T. — GRASSOT · texte numérisé non relu

GRAS8/:T. — GRASSOT

GRASSET aîné, inspecteur des monuments historiques du département de la Nièvre.

«— Archéologie. Historique de l'ancienne église de La Marche, en Nivernais, canton de La Charité sur-Loire. Nevers et Paris, Dumoulin, 1878, in-8, 3 pi.

— Histoire naturelle. Paléontologie. Paris, Baillière, 1878, in-8.

— Musée de la ville de Varsy ; Céramiques, faïences. Paris, Loones, 1875, in-8.

— Notice sur le général Auger. Nevers, Fay, 1861, in-8.

A été probablement réimjpr. sous le titre : Charles Aager, général de diyision d'artillerie, blessé mortellement à Solférinp. ' Paris, Berger Levrault, 1875, in-8, 1 fr,

GRASSET (J.), né à Castelnau en 1805.

— Madame de Choiseul et son temps. Paris, Didier, dS74, in-8, 6 fr.

GRASSOT (Paul-Louis-Auguste), né à Paris, le 25 décembre 1800, mort, le 10 janvier 1860. Ce comique excentrique a dû. la meilleure part de ses succès à son masque original, qui se prêtait facilement à tous les rires et à sa voix enrouée qui se prêtait aux interprétations les plus étranges. Gomme il fut presqu'un bibliophile, dont le portrait- ex-libris, orne de nombreux volumes qui ont eu l'honneur d'un catalogue et d'une vente, publique, nous citons deux ouvrages qui, comme son punch, portent son nom en titre. Monselet dans le Petit Paris, p. 108, lui consaci:*e un souvenir presqu'attendri.

« Ma pensée se reporte quelquefois sur ce pauvre bouffon, d'une nature si honnête et si douce, qu'il fut jugé digne sur ses derniers jours de diriger le café de Minerve, et j'essaye maintenant de retrouver quelques traits de cette individualité falote.

<c Les races futures ne se feront peut-être pas une idée très distincte de Grassot. La toile, la plaque Daguerrienne, le biscuit, le marbre même pourront bien rendre quelques traits de cette tête effarée et sans cesse dodelinante, de ce nez toujours en quête d'inspirations, de cet œil plein de réticences, de cette bouche entr'ouverte comme un four de campagne. Mais qui nous rappellera ce geste souverain inattendu, rapide; ces bonds de jaguar^ ces sursauts et ces tressants, toute cette mimique qui n'avait de comparable que la mimique de Frederick Lemaître? Qui nous fera entendre après lui ce petit clapementde langue dont il avait rhabitude d'accompagner les situations difficiles?

« On se souvient encore de cette voix bizarre qui était la voix de Grassot, au temps oii Grassot parlait et chantait. Les ventrî^

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loques les plus naïfs, les enrhumés les plus opiniâtres, les habitués du bal du Petit-Charonne et de la barrière de l'Oreillon n'auraient pas produit des effets d'une plus étrange sonorité. Tantôt c'était un bruissement, une plainte sourde et inquiète ; d'autre fois la note rauque, saisie par l'étranglement, et tout à coup une clameur retentissante, à rappeler ces deux vers de Gh. Baudelaire :

Comme un rire coupé par un sa% écume uz.

Le chant du coq au loin déchirait l'air brumeux.

C'était un mirliton enchanté dont le souvenir traversera longtemps notre oreille. »

Le st)irituel chroniqueur aurait dû dire que le catalogueur de la bibliothèque Grasset classe ses charmantes poésies : les Vignes du Seigneur, dans la théologie.

— Grassot en Italie ; lettres familières et romantiques. Paris, s. d. in-8.

Peu commun.

— Grassotiana. Paris, Parmentier, 1856, in-18, portr.

Recueil de bons mots, de cette force, il dit d'un louche, qu'il boite d'un œil et d'un boiteux qu'il louche des jambes. Il existe un hlbum musical : Album Grassot qui reproduit un certain nombre d'inepties que nazillait en musique Grassot.

GRATAGAP (Paul-Antoine), naturaliste et pharmacien, né à Màcori, le 2 avril 1788, mort à Paris, le 11 novembre ^877, plus connu sous la dernière syllabe de son nom : Gap, voir tome II, p. 66.

GRATET-DUPLESSIS, voir à Duplessis, tome IV. Les recueils facétieux, édités par Passard et signés Hilaire Le Gai, Arthur, Louis Dôlanoue et Eugène Le Gai, sont des compilations faites avec soin par cet ancien recteur de l'Académie de Douai, qui égayait la gravité de ses fonctions, par ces recherches amusantes.

GRATRY (l'abbé Auguste-Joseph-Alphonse), né à Lille, le 30 mars 1805, mort à Montreux, Suisse, le 7 février 1872.

Cet académicien, esprit tolérant et même libéral, s'était consacré avec l'abbé Petetot à la reconstitution de l'ordre des Oratoriens de l'immaculée Conception, mais un blâme rendu public, que lui infligea le supérieur, en 1869, pour son adhésion avec le P. Hyacinthe, aux principes de la Ligue de la paix, provoqua sa retraite de cet ordre. Philosophe chrétien, il éclaire sa logique des rayons de la foi, mais il laisse à la raison assez de liberté et d'indépendance pour sauvegarder sa dignité, en face de la révé-

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