GRAVIER (N. F
— Histoire de la ville épiscopale et de l'arrondissement de Saint-Dié. Epinal, impr. Gérard, 1836, in-8 (Guizot, 1875, dem. v. 1 fr. 50 ; Laporte, 1878, br. 4 fr.)
GRAVIER (Gabriel), né à Sancoins, (Cher), en 1827.
— Allocution faite à la Société de géographie sur la 2® session du Congrès des Américanistes. Paris, Maisonneuve, 1877, in-4, 1 fr.
— Découverte de l'Amérique par les Normands au x® siècle. Paris, Maisonneuve, 1874, in-8, 7 fr. 50. (Baur, 1882, pap. vergé, br. 12 fr.)
Tiré à 120 exenapl.
— Etude sur le sauvage du Brésil. Paris, Maisonneuve, 1881, in-4, 5fr.
— Etude sur une carte inconnue, la première dressée par L. Joliet, en 1674, après son exploration du Mississipi avec le P. Jacques Marquette en 1673. Paris, Maisonneuve, 1880, in-8, 1 carte, 5 fr.
— Examen critique de l'histoire du Brésil français au xvi^ siècle. Paris, Martinet, 1879, in-8.
— Normands (les) sur la route des Indes, discours de réception à l'Académie des sciences, etô., de Rouen. Paris, Maisonneuve, 1880, in-8, 3 fr.
— Notice nécrologique sur Karl Weyprecht. Rouen, Cagniard, 1883, in-4.
— Rapport sur le prix La Reinty. Rouen, Cagniard, 1883, in-8.
— Recherches sur les navigations européennes, faites au moyen âge aux côtes occidentales d'Afrique en dehors des navigations portugaises du xvi« siècle. Paris, Maisonneuve, 1873, gr. in-8, 2 fr. 50.
— Relation du voyage des dames religieuses Ursulines de Rouen à la Nouvelle-Orléans avec une introduction et des notes. Paris, Mai sonneuve, 1872, gr. in-8, 25 fr.
— Voyage de Paul Soleillet à l'Adrar (décembre 1879-mai 1880). Rouen, Cagniard, 1881, in-8.
152 GRAVILLON. — GRA2ZINI.
GRAVILLON (Arthur de), pseudonyme de Arthur Péricaud, lyonnais, petit-ûls de Valleton de Gravillon, mort sur Téchafaud, en 1793, né à Lyon en 1818.
— A PROPOS de bottes. Paris, Faure, 1865, in-8, 86 fig. 3 fr.
— DÉVOTES (les), par Diogène. Paris, 1848, in-12.
— Nouv. édit. Paris, librairie internationale, 1862, in-18, 2 fr.
— Elévations. Paris, V. Poullet, 1860, in-18, 1 fr. 50.
— J'aimb les morts. Paris, Faure (impr. Perrin, de Lyon,) 1861, in-8, 6fr.
Belle édit. «
— Malice (la) des choses. Paris, Poule t-Malas sis, 1862, in-12, 2 fr. — Nouv. édit. Paris, Faure, 1867, gr. in-8, 100 dessins de Bertall, 5 fr. (Lefilleul. 1882, br. 5 fr.)
— Oisiveté (de T) incomprise, discours de réception à l'Académie des paresseux. Paris, Faure, 1860, in-8, 1 fr,
— Sur une pointe d*aiguille. Paris, Faure, 1866, in-8, 1 fr.
GRAZIELLA, par A. de Lamartine. Paris, Fume et Hachette, 1863, in-4, fig. d'Alfred de Curzon Sur pap. chine. (Chaude, 1867, pap. vél. cart. 13 fr.).
Voir Lamartine,
GRAZZINI (Antoine-François) dit le Lasca, d'un emblème académique (un poisson) qu'il avait pris en fondant l'Académie Florentine et l'Académie de la Grusca. Ce poète italien aimable, gai et spirituel, mais libre dans ses écrits, est né à Florence, le 22 mars 1503, il mourut, dans la même ville, en février 1583. Malgré la pureté et l'élégance du style qui distinguent toutes ses œuvres, il serait probablement oublié ou fort négligé, s'il n'avait écrit, à l'imitation de Boccace, des nouvelles, presque licencieuses, au nombre de trente, divisés en trois cène (soupers). Ce sont des tableaux comiques et curieux des mœurs florentines, u tableaux, dit Ginguené, que le génie et le caractère de la langue rendent encore plus piquants. On y trouve toujours de ces expressions métaphoriques, de ces traits spirituels qu'on ne peut traduire sans en atténuer la force, ou sans blesser l'honnêteté. Il est vrai cependant qu'on y désirerait quelquefois plus d'invention et plus de gaieté, mais la pureté et l'élégance du style dédommagent du reste. Il n'y a point eu, au xvi« siècle, de nouvelles qui aient plus contribué aux progrès de la langue. » Lefèvre de Villebrune a
GEÉARD. 153
donné, Paris, Berlin, 1776, 2 vol. in-8, une traduction française, plus complète que le texte. Il prétend avoir rétabli, d'après une ancienne traduction française manuscrite, le texte de la troisième Cena, qui manque dans le texte italien.
— Contes traduits de Titalien par G. G... Paris, Marpon et Flammarion, 1885, 2 vol. in-18, 2 eaux-fortes, 10 fr.
— Soupers (les) de Lasca, ou Recueil des nouvelles de Ant. Francesco Grazzini, florentin, dit le Lasca, traduction complète et littérale. Paris, Liseux, 1882, 2 vol. in-32, 20 fr.
Ces deux oarrages, sons les titres de Contes et de Soupers, reproduisent les Nouvelles de Grazzini.
GRÉARD (Vallery-Clément-Octave), académicien et vice-recteur de l'Académie de Paris, né à Vire, le 18 août 1826. Il a donné à l'instruction primaire une extension si considérable, qu'en 1874, on lui décerna le prix Halphen « comme étant la personne ayant le plus contribué par ses efforts à propager l'instruction primaire. » Sa science égale son zèle et son dévouement, et il a autant écrit qu'agi pour le développement et le progrès de l'instruction publique.
— Enseignement (1*) primaire à Paris dans le département de la Seine de 1867 à 1877. Paris, Ghaix, 1879, in-8.
— Enseignement (1*) secondaire des filles, 3o édit. Paris, Delalain, 1883, in-8, 7 fr.
— Enseignebient (V) secondaire à Paris, en 1880, mémoire. Paris, Delain, 1880, in-4.
— Esprit (1') de discipline dans l'éducation, mémoire. Paris, Delalain, 1883, in.4.
— Législation (la) de l'instruction primaire en France, depuis 1789 jusqu'à nos jours, recueil de lois, décrets, ordonnances, arrêtés, règlements. Paris, de Mourgues, 1874, 3 vol. gr. in-8. (Dufossé, 1885, br. 35 fr.)
— Lettres complètes d'Abélard et d'Héloïse, texte latin soigneusement revu, traduction nouvelle précédée d'une étude philosophique et littéraire, Paris, Garnier, 1869, in-8, 5 fr.
— Morale (de la) de Plutarque. Paris, Hachette, 1866, in-8, 7 fr. SQ. — Hachette, 1880, in-18, 3 fr. 50.
— Précis de littérature. Paris, Masson, 1875, in-18, 2 fr.
— Question (la) des programmes dans l'enseignement secondaire. Paris, Delalain, 1884, in-4.
154 GRBBAN.
— RÉSULTATS (les) de renseignement primaire à Paria et dans le département de la Seine de 1867 à 1877. Orléans, Colas, 1879, in-8.
GREBAN ou GRESBAN (Arnoul), chanoine de l'église du Mans, vers 1540, né à Compiègne, au commencement du xv« siècle et mort, dans la seconde moitié du même siècle. On a dit que son frère Simon avait collaboré à sa Passion, mais la supériorité de cette pièce sur celle de son frère qui n'a fait que continuer celleci, doit au contraire engager à admettre qu'il est seul l'auteur de ce mystère, resté, jusqu'en 1878, eiî manuscrit.Get^te pièc^drama-» tique de 25.000 vers offre souvent des loijgueuré et des répétitions, mais on y trouve un naturel et une naïveté qu'on chercherait en vain dans la version de Jean Michel-d'Angers. Ce remanieur, bien inférieur à Arnoul Greban, a semé, dans 50.000 vers, mille traits du plus mauvais goût et placé dans la bouche des démons et des bourreaux de Jésus, des ordures qui étonnent et qui blessent, même, dans ce siècle, où le mot hardi et libre se disait bravement sans vergogne.
— Mystères (les) de la Passion, publiés d'après les manuscrits de Paris, avec une introduction et un glossaire par Gaston Paris et Gaston Raynaud. Paris, Vieweg, 1878, gr. in-8, 25 fr.
GREBAN (Simon), père du précédent, moine de Saint-Riquier Ponthieu et secrétaire du comte du Maine, Charles d'Anjou. On ignore l'époque de sa naissance et de sa mort, tout ce que l'on sait c'est qu'il vivait au moins en 1461, car il a publié plusieurs épitaphes, en forme d'églogue ou pastorale, sur la mort de Charles VII, qui mourut le 22 juillet 1461. Son mystère des actes des apôtres a subi bien des modifications, mais on doit regarder Pédition de Paris, N. Cousteau, 1536, 2 vol. iu-fol. avec privilège accordé à G. Alabat, marchand demeurant à Bourges et avec corrections de P. Cuvet, comme celle dont le texte doit le plus se rapprocher de celui donné par Simon. Ce mystère n'est rien autre que le livre de saint Luc découpé en scènes et mis en vers, environ 80.000, avec 485 personnages. Quelques-unes de ces scènes ne manquent pas d'un certain art et quelques-uns des vers justifient l'estime qu'en faisait Ci. Marot :
Les deux Gresban au bien résonnant style. Les deux Gresban ont le Mans honoré.
Cl. Marot, en raison, qu'Arnoul était chanoine au Mans, croyait que les deux frères étaient nés dans cette ville.
— Relation de la monstre du mystère des saints actes des apostres et faits divers, recueillie par Labouvrie. Bourges, 1836, in-8 (vente Aubry, 1865, dem. m. ê fr.)