Sonnet inédit de Corneille
Ce sonnet, publié par M. Ludovic Lalanne dans YAthenœuni français du 26 mars 1853, a été trouvé par lui à la Bibliothèque de l'Institut (recueil msc. de Godefroy, portefeuille n° 217). Il contient une plainte adressée au roi, à propos des taxes dont on voulait frapper les lettres de noblesse. MM. Lalanne et Taschereau avaient considéré cette pièce comme postérieure à l'année 1664; M. Marty-Laveaux a fort bien démontré qu'elle devait avoir été écrite vers 1657. En voici les premiers vers :
La noblesse, grand Roy, manquoit à nia naissance ; Ton Père en a daigné gratiner mes vers,
CORNELIENN E.
Et mes vers annohlis ont couru l'univers Avecque plus de pompe et de magnificence.