Nouvelles œuvres inédites de J. de La
Fontaine, suivies de documents historiques avec y
une bibliographie générale de ses œuvres, par
Paul Lacroix (Bibliophile Jacob), édition augmentée de six contes. Paris, Lemerre, 1869. In-S", de xvi pag. prélimin., 266 pag. chiffr. et une pag, finale non chiffr. ; br.
OUVRAGES DU TEMPS DE LA FONTAINE QUI LUI ONT SERVI DE MODELES. — IMITATEURS CON- TEMPORAINS DE LA FONTAINE. — ETUDES SUR LES OUVRAGES DE LA FONTAINE. — «DOCUMENTS SUR LA VIE DE LA FONTAINE.
20 5. Histoires de Joconde, de la Matrone d'Ephèse et de Belfégor. — 3 vol. in-12 ; v.
Les œuvres de feu M. de Bouillon, conteiiilnt l!histoirc de Joconde, le Mary commode, TOyseau de passage, etc., Paris, L, Billaina^ i663. In- 12, de i f. prélimin. non chitfr. pour le titre, 283 pag. chiffr., et 3 pag. non chiffr. pour le privilège, v, br. — Jugement sur Sénèque, Plutarquc et Pétrone, avec l'histoire de la Matrone d'H-. phcse (par St-Evremont). Parts, Cl. Barbin, 1670. In- 12, de 127 pag. chiffr., 2 pag. de privilège et i feuillet blanc final; bas. — Ce texte original de \ai Matrone d*Ephèse, par St-Evremont, est inséré dans la première édition des Contes de la Fontaine publiée en i665. (Voir le n« 148.) — Exemplaire de M. Walckenaer. — Le mariage de Belfégor, nouvelle italienne. 5. /. (Saumur)^ 1664. In- 12, de 139 pag. chiffr.; v.
206. Livre des Lumières ou la conduite des Roys, composé parle sage Pilpay indien, trad. en français par David Sahid d*Ispahan, ville capitale de Perse. Paris, Simon Piget^ 1644. In-8», de 8 ff. prélimin. non chiffr. et 286 pag. V. br.
Dans V Avertissement placé en tète de la 3* partie de ses Fables, La Fontaine avoue avoir emprunté beaucoup d'idées à ce livre de Pilpay : « Je diray, dit-it, par reconnaissance, que j'en dois la plus grande fartie à Pibpay, sage indien. > — Hauteur des marges: 171 millim.
207. Le remède anglois pour la guërison des lièvres (par le quinquina), publié par ordre du Roy, par Nie. de Blegny. Paris, l'autheur et la veufve d'Antoine Padeloup, 1682. In- 12, de i52 pag. cfiiffr., bas» — De la guërison des lièvres par le quinquina (par de Monginot, ami intime de La Fontaine), 4® édition. Paris^ R, Guignard, i683. In- 12, de i ff. non chiffr. pour le titre, 141 pag. chiffr. et i page à' Avertissement tinal ; v, br. -^ Les admirables qua-
LA FONTAINE Hi
litez Uu Kinkina, confirmées par plusieurs éx^ périences, et la manière de s'en servir dans toutes les fièvres pour toute sorte d'âge, de sexe et de complexions. Paris, Martin JouveneU 1689. In- 12, de 12 ff. prélimin. non chiffr., 164 pag. chiffr., 2 pag. non chifFr. pour le privilège et. i feuill. blanc final ; v. br. (Taché.) — Ensemble, 3 vol. "~ >
En 1679, un Anglais, le chevalier de Talbot, importait en France le quinquina comme agent thérapeutique. Il Tadministrait infusé dans du vin et fît des cures si répétées que le quinquina attira Tattention de tous les gens de l'art, et fut préconisé comme un remède souverain contre la fièvre. Ce remède,, connu d'abord sous le nom de remède anglais^ eut ses détracteurs et ses partisans. Lorsque Colbert et plusieurs seigneurs de la Cour eurent été guéris par ce moyen, Louis XIV doujna au chevalier de Talbot 2,000 louis d'or et une pension annuelle de 2,000 francs. C'est dans ces circonstances que la duchesse de Bouillon, qui avait épousé avec chaleur la cause du quinquina, crut qu'un des moyens les plus efficaces d'en propager l'usage serait d'en faire célébrer les vertus par la muse de La Fontaine, chérie du public et en quelque sorte populaire. Le Poème du Quinquina retraçait fidèlement en vers faciles et élégants tout ce qui se trouvait de plus essentiel dans les traités en prose que François de Mon- ^ ginot et Nicolas de Blegny avaient publié sur le même sujet. La première édition du livre de Monginot : De la guérison des fièvres par le quinquina, avait paru en 1679 et avait eu un très-grand succès. C'est à ce livre que font allusion ces deux vers du poème de La Fontaine :
Je louerais t auteur et l'ouvrage, Vamitié le défend et retient mon suffrage,