‹ Bibliographie de l'histoire de Gand ... Répertoire méthodique et raisonné des écrits anciens et modernes concernant la ville de GandChapitre 22 sur 43 · Zwarte Leertouwers (corroyeurs en noir · texte numérisé non relu

Zwarte Leertouwers (corroyeurs en noir

53. Pijnders (portefaix,, Gent, t. III, p. 57-76 ; t. V, p. 422-

Il nous revient que Mr Victor Van der Haeghen projette la publication de tous les documents relatifs aux métiers de Gand.

0) Cf. la liste de Warakoenig-Gheldolf, Histoire delà ville de Gand, p. 3ig-32i, qui énumère 5g métiers en 1348, mieux reproduite par Mr. Nap. de Pauw, De Voorgeboden der stad Gent, en appendice.

184. Au sujet de certains commerces particuliers, il a paru quelques monographies : Victor Van der Haeghen, Les brasseries au XVe et XVIIe siècles ; la Culture de la Vigne à Gand, in MSB, 1886, p. ii5 et suiv. (x) ; E. Dubois, Le Commerce des Toiles en Flandre, BSG, t. VIII, 1900, p. 3i5 et suiv. ; E. Varenbergh, U ancien Marché au Poisson, MSB, 1873, p. t. i-23, 1876, p. 70-76. Les Foires ont fait l'objet d'une étude de Victor Gaillard, Etude sur le Commerce de la Flandre au Moyen- Age, Les Foires, MSB, i85i, p. 193 et suiv. (2). Sur le Marché aux Chevaux tenu au Kouter, cf. F. De Potter, Gent, t. IV, p. 290-292.

185. Le commerce le plus important de Gand était celui des Grains, arrivant de l'Artois et de la Flandre Gallicante par la Lys ; le Quai aux Herbes et le Quai au Blé formaient le Port de Gand. Les bateaux étaient obligés de déposer une part de leur cargaison à la Maison de 'Etape. Cet important droit fut confirmé par les Comtes de Flandre durant tout le Moyen-Age. Voyez Victor Gaillard, Le Droit d'Etape, MSB, 1849, p. 2 32 et suiv. ; E. Varenbergh, BSG, t. IV, 1896, p. 60-82 ; F. De Potter, Gent, t. II, p. 481 499 ; Ad. Du Bois et L. de Hondt, Coutumes de Gand, t. II, p. i5 et suiv. ; Victor Van der Haeghen, Inventaire des archives de Gand, p. 99.

(*) Cf. A. Schayes, Sur la culture de la Vigne en Belgique, MSB, i833, p. 285-294 ; 1843, p. 390-414 ; J. Halkin, La Culture de la Vigne en Belgique, Liège, 1896 ; [A. Van Werveke], Histoire du Commerce de Vins à Gand, publié par C. Van Thoorenburg, Gand, 1904.

(2) La Foire annuelle de la Mi-Carême (exposition de peinture !) occasionnait le guet (aweet) ; Foires de Chevaux à St. Bavon, le 9 mai ; nouvelle Foire depuis 1453, et depuis 1497. Les Gantois se rendaient aux Foires de Thourout, de Messines, de Lessines, de Bruges, etc., cf. J. Vuylsteke, Cartulaire, p . 76, 48, 108, 116.

On doit y ajouter G. Bigwood, Notes sur les Mesures à Blé dans les Anciens Pays-Bas (Blé-Avoine), dans Annales de la Société d' Archéologie de Bruxelles, t. XIX (igo5) (1).

De plus, Mr G. Bigwood a fait paraître récemment un Mémoire sur l'Etape, Gand et la Circulation des Grains en Flandre du XIVe au XVIIIe siècle, dans le Vierteljarhschrift fur Socialund Wirtschaftsgeschichte, t. IV (1906.)

186. Le Métier le plus important de Gand du XIIe au XVe siècle, qui occupait presque autant de bras que tous les autres ensemble, c'est celui des Tisserands ; son rôle politique ne fut pas moins grand que son rôle socialéconomique (2). Le tisserand est l'ouvrier de grande industrie du Moyen- Age Flamand ; le drapier y représente le grand industriel capitaliste.

Ce sont les chroniqueurs qui se sont chargés de nous faire connaître l'influence des tisserands sur les affaires de Flandre ; heureusement, car les privilèges et documents de ce troisième Membre de la ville ont disparu en très grand nombre.

Sur le Privilège de la Lieue, voyez J. Vuylsteke, Commentaires sur les Comptes, p. 2o5-2ii.

Fr. De Potter, Gent, t. VIII, p. 161 -195, a tracé un tableau très inexact et très insuffisant du Métier des Wollewevers, et son aperçu sur les Lynwaadwevers, Gent, t. V,p. i63- 166, t. VI, p. 197-207, ne vaut pas mieux [ajoutez n° 184J.

([) Cf. Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 188.

(2) Sur les Foulons, il n'existe pas de travail d'ensemble ; voyez quelques détails dans J. Vuylsteke, De Goede Disendach, ASG, t. I, 1894, et J. Huyttens, n° 182. Leurs Esselettes (Ramen) se trouvaient en 1314 à St. Pierre, Overschelde, Richeburg et Poortacker ; J . Vuylsteke, Çartulaire, p. 59-94.

Fr. De Potter a traité également de l'un des cinq petits métiers d'apprêteurs et de tondeurs qui suivaient ordinairement la Weverie, notamment les Droogscheerders, Gent, t. V, p. 493-501, t. VII, p. 2o3-2io. Sur les Halleheeren, ibid., t. V, p. 226-23 1.

Mr H. Pirenne prépare, avec son collaborateur Mr G. Espinas, un Corpus documentorum textrinulœ neerlandicœ, dont le premiei volume a paru et dont le second volume ne tardera pas à paraître [voyez n° 36].

187. Un article du MSB, 1886, p. 3g3 et suiv., traite de V Importance de V Industrie et du Commerce des Draps au Moyen- Age ; Mr M. Heins a étudié la lutte de Gand contre Ter monde, Episode de V histoire industrielle de la Flandre au XIVe siècle, Termonde, i8g5, (extr. des Annales du Cercle Archéologique de Termonde). Ct. J. Huyttens, Recherches sur les Tisserands et Foulons gantois, ici n° 182.

188. Sur l'état économique de Gand au XIVe siècle, voyez l'aiticle de Mr M. Heins, La monnaie et le prix des choses à Gand sous Jacques van Arievelde, Bruxelles, 1886, in-8° ; pour la situation de la ville sous Louis de Maele et les Ducs de Bourgogne, voyez L. Van der Kindere, Le siècle des Artevelde, Bruxelles. 1879, in-8°, et Victor Fris, Schets van den Economischen toestand van Vlaanderen in het midden der XVe eeuw, Gent, 1900, in- 8° (Publication de l'Académie Flamande).

B. Division sociale. 189. Avant de traiter de la Division Sociale, parlons un peu de la Population de Gand au XIVe et au XVe siècles. Mr H. Pirenne, dans Les Documents d'Archives comme source de la Démographie historique (Congrès international d'hygiène et de démographie, 2e sect., Démographie, Bruxelles, 1903), a montré que rien n'a

été fait pour fixer la population de Gand. Nous possédons pourtant quelques chiffres fournis par les Comptes Communaux. En i356, les 5g petits métiers fournissent 5237 hommes valides, et les 18 quartiers de foulons 1900 hommes armés ; le chiffre total de ceux qui participèrent à l'expédition de Brabant,dont les tisserands abaissés étaient exclus, s'éleva à 7486 hommes (J. Vuylsteke, De goede Disendach, ASG, 1894, t. I, p. 3g) ; les 2 3 quartiers de tisserands durent payer à la ville une contribution ou maltôte hebdomadaire, s'élevant en 1349 à 438 livres, ce qui permet, par un calcul très simple, de fixer leur nombre à environ 5256 tisserands (J . Vuylsteke, Stadsrekeningen, t. III, p. 408). Le nombre total des hommes valides de Gand vers i35opeut donc être évalué à 12.742, ou en chiffres ronds 12.800 hommes, de 16 à 60 ans. Si l'on admet avec Bûcher et Mr Pirenne que le facteur de réduction d'un homme valide par rapport au reste de la population est de 1 à 4. 7, on arrive au chiffre global de 60.160 habitants. En y ajoutant les patriciens, les membres des ordres religieux, les impotents et les mendiants, on arrive à 62.00:1 âmes pour la population de Gand durant sa plus belle période.

190. Après la chute de la domination de la Gilde patricienne (les boines gens, les marcans, bourgois héritavies, majores, viri hereditarii, coomannen), la population de Gand fut divisée en trois groupes sociaux qui ont légèrement varié de i3o2 à i36o ; à partir de cette époque les 3 Membres de la Ville sont définitivement, les Poorters, les Tisserands et les petits Métiers ; voyez à ce sujet J. Vuylsteke, Rekeningen der Stad Geni, tijdvak van Philips van Artevelde (1893), Aankangsel, p. 524 et suiv.; L. Van der Kindere, Le Siècle des Artevelde (1879) ; V. Fris, Dagboek

van Gent, t. I, Introduction (1901) ; J. Vuylsteke, De Goede Disendach, ASG, 1894, t. I, p. 9-37 ; V. Fris, La Réforme Constitutionnelle Gantoise en i366, BSG, t. XII, 1904, p. 127-132; J. Vuylsteke, Commentaires sur les Comptes (Gand, 1906), p. 179-188 (]).

Signalons une belle description d'une Grève à Gand en i3oi, dans les Annales Gandenses (éd. Funck-Brentano, 1896). p. 18-19. Alph. Wauters a montré dans Les Libertés Communales (1878), p. 597, que la soi-disant émeute sociale de Gand en 1164, doit être reportée à 1349; cf. plus haut, n° y 5.

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