Histoire de l'Art
Généralités. 221. Nous avons donné plus haut sous les nos 116 à 119, les titres des principaux Guides de la ville de Gand; il est bon de les rappeler ici, parce que chacun d'eux, dans une mesure plus ou moins grande, s'occupe de l'archéologie gantoise.
Il faut y ajouter deux œuvres de bonne vulgarisation : H. Van Duyse, Gand Monumental et Pittoresque, dans la Collection Nationale, de Lebègue, Bruxelles, i885, in-40 ; et Pr. Claeys, Les Monuments de la Ville de Gand, Gand, igo5, in-12 (1).
222. Il existe un grand nombre de recueils contenant des reproductions de monuments, de vues, de sites de la ville de Gand ; certaines de ces œuvres sont publiées, d'autres sont restées en manuscrit et conservées à la Biblio. thèque de l'Université.
Le collectionneur le plus considérable de dessins et gravures concernant Gand fut P.-J. Goetghebuer (f 1866), dont Edm. De Busscher a tracé la biographie dans la
(!) L'article de J.-K. (Ledeganok), Eenige bijzondtrheden nopens de monumenten van Gent, Volksalmanak van 't Willemsfonds (1866), est sans intérêt.
Biographie Nationale, t. VIII (i883), col. 47- 5o. L'architecte Goetghebuer publia seulement un Choix des monuments, édifices et maisons les plus remarquables des Pays-Bas, Gand, 1827, avec pl. Mais il avait formé une importante collection graphique qui fut acquise pour le dépôt des archives communales de Gand et qui se trouve maintenant à la Bibliothèque de l'Université.
Cette collection comprend 186 gros portefeuilles rangés dans 35 cases, contenant environ 4.250 pièces, se rapportant toutes à la ville et s'étendant sur une période de plus de trois siècles (1). Le document le plus ancien est la vue sur Gand de 1524.
L'album contient d'ailleurs 88 plans généraux et vues à vol d'oiseau, et 22 plans et cartes des alentours de la ville. A part ces précieux documents topographiques, on y trouve une foule de dessins, gravures, aquarelles, lithographies, photographies, levés de maisons, reproductions de façades, descriptions de cortèges historiques, etc.
Pour dire l'énorme importance que cette collection présente au point de vue du Gand médiéval, mentionnons qu'on y trouve le plan original de l'Hôtel de Ville de Gand par Dom. De Waghemaeker et R. Keldermans, et 200 dessins concernant le même monument. Le Beffroi à travers les âges est reproduit en 2 5 planches, depuis sa forme originale jusqu'à nos jours. Outre une trentaine de cases réservées aux monuments et maisons, le recueil présente encore quatre compaitiments concernant des sites disparus,
(*) Mr V. Van der Haeghen, Catalogue méthodique des archives, pp. 263-267, donne rémunération des 186 Rubriques générales de l'Atlas de la ville de Gand. *
tels que fossés, quais, remparts, rues et ruelles, places attenantes aux portes ou aux ponts, etc.
N'oublions pas de dire que la plupart de ces aquarelles ou dessins sont signés des noms des artistes les plus connus, tels que de Lucas de Heere, Liévin van der Schelden, Jan van Bouchaute, Maximilien Reynacx, Jean de Buck, et, parmi les modernes, du peintre F . - J . De Noter, de l'architecte Pisson, de Van Bree, de Paelinck, Van Reysschoot ,Dillens, J. De Vigne, Van den Eynden, etc.
5223. Lorsque Aug. Van Lokeren mourut (1872) (1), Mme Van Lokeren fit don de sa belle collection de dessins et gravures à la ville de Gand. Ce recueil de pièces présente, non moins que celui de Goetghebuer, un intérêt capital pour l'histoire architectonique de Gand. L'album Van Lokeren, déposé à la Bibliothèque, renferme environ 5oo reproductions, soit des dessins à la plume par Van Lokeren lui-même, soit des aquarelles de P.-J. De Noter. Van Lokeren a été de son temps presque le seul archéologue Gantois doublé d'un érudit ; c'est en outre lui qui a sauvé de la destruction les ruines de St. Bavon ; la Société d'Archéologie lui a élevé un monument en cet endroit (2).
La Bibliothèque de l'Université possède une liste sommaire manuscrite de Y Album de la Ville de Gand, formé par la fusion de ces divers fonds. On trouvera quelques indications dans le Catalogue des vues anciennes de Gand exposées à l'Hôtel de Ville du 20 Juillet au 25 août iço2 (Gand, 1902) ;
(1) Mr V. Van der Haeghen a publié sa biographie dans Biographie Nationale, t. XII (1892), col. 3 17-321.
(2) Paul Bergmans, Compte-rendu de Vinaugu) ation du monument érigé à Auguste Van Lokeren (19 Octobre 1905), «xtrai du B$G, t. XIII, 1905.
et dans un article de J. Van der Vin (Mr Ferd. Van der Haeghen), Atlas historique et topographique de la ville de Gand formé par h., van Lokeren, MSB, 1874, p. 1*25.
224. Plusieurs ouvrages de nature générale renferment des reproductions de monuments gantois. Tel est l'ouvrage monumental de MM. A. Van Houcke et P. Langerock, Anciennes constructions en Flandre, Gand, 1884 -1889, 4 vol. in-40. Voyez aussi J.-J. Van Ysendyck, Documents classés de l'art dans les Pays-Bas du Xe au XVIIIe siècle, Bruxelles, 1880-89, 3 séries, in-fol.
225. Mr Armand Heins publia, en 1894, ses Notes et Croquis sur Gand ; ce n'était qu'une ébauche d'un plan plus vaste embrassant la totalité des sites et monuments principaux de Gand, voire même de Flandre. Les Vieux Coins de Gand, Gand, 1898-1899, 1 vol. in-fol, sont une magnifique évocation des monuments de Gand au Moyen- Age, non moins que l'Album Wynants que Mr Heins reproduisit avec des notes de Mr Pr. Claeys, Gand, 1904, in-fol. Tout aussi intéressantes pour les temps médiévaux sont les reproductions du même artiste dans L'ancienne Flandre, Gand et le pays environnant, Gand, 1904, in-fol., 120 pl.
226. En 1897, sur la proposition de MM. Paul Bergmans et A. Heins, la Société d' Histoire et d'Archéologie de Gand décida de publier un Inventaire Archéologique de Gand, se composant d'un nombre indéterminé de fiches consacrées chacune à un objet et contenant, outre une description rédigée par un spécialiste, soit un cliché documentaire, soit un croquis destiné à raviver le souvenir ou à exciter la curiosité ; chaque fiche est signée et datée.
L'Inventaire, qui a publié jusqu' aujourd'hui (i5 juin 1906) 2 gros volumes comprenant 400 fiches, est une œuvre
unique, d'une valeur inappréciable ; ce sera la source inépuisable du futur historien de l'art gantois.
N'oublions pas de dire que M1* Paul Bergmans a dressé une liste précieuse d'ouvrages étrangers, donnant des reproductions de monuments ou d'objets gantois, IAG, t. II (1902), p. 1-12. •
Nos confrères nous permettront de regretter la pauvreté bibliographique de certaines fiches, qui ne font que redire ce que d'autres écrivains avaient écrit depuis fort longtemps.
227. Mr le Professeur L. Cloquet a tâché de dégager dans un article très subtil Les Caractères de l'architecture soit civile, soit religieuse des monuments gantois, BSG,t. IV (1896), p. 149-154, 168-184, 202-214 ; nous mentionnons cette notice avant tout, parce que c'est le seul essai de synthèse qui ait été tenté jusqu' ici dans ce sens.
Mais avant d'aborder l'étude des écrits au sujet des monuments religieux ou civils, un mot à propos de l'Archéologie elle-même. S' il est un terme dont on abuse dans les sociétés historiques locales, c'est bien de celui-là ; tandis que le plus savant des érudits oserait à peine se parer du titre d'historien, le moindre collectionneur se pique de celui d'archéologue : c'est d'ailleurs là un phénomène propre à celles des sciences, qui sont seulement en voie de formation. En Archéologie, le moindre des connaisseurs ose, sans un seul instant d' hésitation, assigner tel ou tel monument à un siècle déterminé; or, rien n'est plus vrai, pour tout l'ensemble de la période médiévale, que ce que le savant Achille Luchaire (*) a dit de l'histoire de l'art au XIIe siècle :
(') Les Capétiens Directs, dans Y Histoire de France d'Ern. Lavisse (Paiis, 1901), t. Il2, p. 404. note.
« Les variations des archéologues sur la date des monuments de sculpture et d' architecture sont telles qu'il est périlleux d'affirmer. Cette science est en train de se faire : il faut attendre les résultats » (1).
A. Monuments religieux. 228. Nous avons rappelé plus haut [n° 21 3] le livre de Ed. De Busscher sur L'Abbaye de St. Pierre, Gand, 1867, in-120.
Le mèm: auteur a publié une étude sur Les Ruines de V Abbaye de St. Bavon, parue d'abord dans les Annales de la Société des Beaux-Arts, t. III, 1848, p. 189-212, puis à part, 3e édit., Gand, 1854, in-120 ; cf. MSB, 1834, p. 267.
A. Van Lokeren, dans son Histoire de V abbaye de St. Bavon et de la Crypte de St, Jean, Gand, i855, a condensé ses propres articles antérieurement parus dans le Messager : Découvertes d'anciens tombeaux et fouilles à l'abbaye de St. Bavon , MSB, 1845, p. 148, 28g (cf. Ad. De Ceuleneer, dans IAG, f. 112) ; et Crypte de l'ancienne abbaye de St. Bavon à Gand, MSB, i853, p. i33-i34 (cf. IAG, f. 371).
Voyez encore les brochures de Mr Nap. de Pauw, St. Baafsabdij , Gent (Studentenalmanak « Noord en Zuid »), i856, in-8°, et de Mr A. Siffer, Le Musée et les Ruines de l'abbaye de St. Bavon, Gand, 1900. Le conservateur du Musée Lapidaire, Mr A. Van Werveke, a publié un Guide du t Visiteur des Ruines de l'Abbaye de St. Bavon, Gand, 1902, in- 8°.
Une discussion intéressante est celle de MM. L. Maeterlinck et J. De Smet sur L'Age des Consoles du Lavacrum de l'Abbaye de St. Bavon, BSG, t. XI (1903), p. 100-109, 264-281 ; cf. IAG, f. 3i2.
(*) Un guide excellent est l'ouvrage de Brutails, L'Archéologie du Moyen- Age et ses méthodes, Paris, xgoo.
On trouvera d'excellents renseignements sur des détails divers dans V Inventaire Archéologique, f. 42, 43, ni, 112, 3 12, 371, 375. Pour le Musée Lapidaire des Ruines de St. Bavon, voyez plus loin n° 266.
229. Au n° 211, nous avons énuméré un certain nombre de travaux concernant les Eglises de Gand. Au point de vue archéologique, outre le grand ouvrage de Ph. Kervyn de Volkaersbeke, Les Eglises de Gand (Gand, 1860, 2 vol.), on peut y ajouter: P. -F. De Goesin, Description historique et pittoresque de l'Eglise Cathédrale de St. Bavon, Gand, 1819, in- 16 ; A. Goetghebuer, L'Eglise Cathédrale de St. Bavon, Gand, i8g3, in-8° ; Mr G. Van den Gheyn, La Cathédrale de St. Bavon, Haarlem, 1902, in-fol., avec pl.
On consultera en outre, A. Van Lokeren, La Tour de la Cathédrale, MSB, 1861, p. 385-400 ; Fr. De Potter, Cent, t. V, p. 304-45 1 ; et pour la Crypte de St. Jean [ cf. n° 211 J, V. Fris, Lausus, BSG, t. XII (1904), p. 32o-
Pour l'église de St. Nicolas, voyez une notice sur La
Grande Salle de la Tour de l'église St. Nicolas, MSB, i852, p. 3o8 ; pour celle de Ste. Pharaïlde, Collégiale de Ste. Pharaïlde, dans Annales de la Société des Beaux- Arts de Gand, t. IV (i853), p. 195-233.
Mr Arthur Verhaegen a consacré une superbe monographie à L'Hôpital de la Byloke à Gand, Gand, 1889, in-plano ; cf. A. Van Lokeren, MSB, 1834 et 1840, et IAG, f. 53, 54, i3i, i32.
Ajoutez sur l'Hôpital du Quai aux Oignons, l'article de Mr Valentin Vaerwijck, H et St. Katharina Godshuis of Kinderen Halins Hospitaal, dans le Jaarboeh van het gilde van St. Lucas te Gent, Gent, 1905, p. 5- 12.
B. Monuments civils. 230. A tout seigneur, tout honneur. Commençons donc par le Château des Comtes. Depuis 1890, il est en voie de restauration. On lira les passionnants débats sur cette remarquable forteresse, pour la restauration de laquelle on est loin d'être d'accord, dans les premiers Bulletins de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Gand, 1893- 1897.
Sur la fondation du Château, voyez plus haut nos 53, 55, 57, 58, 65, 69, 128, 167, 168.
La liste des travaux sur le Château des Comtes est très longue ; en voici les principaux :
Mr Nap. de Pauw, 's Gravsnsteen, S te. Verhildeplaats en Onthoofdbrug , Gent, 1890, brochure, in- 8° ('). H. Van Duyse, Le Château des Comtes à Gand, 1892, brochure, in-8°.
Le travail le plus scientifique est celui de J. Vuylsteke, Het Gravenkasteel te Gent ; van ivelhe tijden dagteehenen de verschillende 110g bestaande deelen van het Gravenkasteel ?, AS G, t. II (1895), p. 57-124; sur la grande valeur de cet ouvrage, voyez L. Van der Kindere, Histoire de la Formation Territoriale, t. I, p. 70-71 ; H. Pirenne, Les Villes Flamandes avant le XIIe siècle, dans Annales de l'Est et du Nord, t. I (1905), p. 20, n. 5.
La même année, l'architecte J . De Waele et l'archiviste V. Van der Haeghen publièrent leur Contribution à Vhistoire du Château des Comtes à Gand de I43ç à 1446, MSB, 1895, p. 281-312.
MrJ. De Waele, le restaurateur du Château, fit paraître son Eiude sur l'âge des différentes parties du Château des Comtes au
(') C'est Y Introduction de son livre : Dit ?s tBesouch, Gand, 1890 [no 174].
point de vue architectonique, dans les Annales des Congrès Archéologiques de Belgique, Congrès de Gand (1896), 2e p., p. 185-207. Au même Congrès, M1' J. De Waele fut contredit en bien des points par Hermann Van Duyse, Le Dispositif de défense du Château des Comtes au XIe et XI Ie siècles, p. 2o8-25o. Là même, Mr A. Van Werveke traita des Fosses et oubliettes des châteaux au Moyen- Age, iepart.,p. 3i-32; le même archiviste traita quelques points de l'aspect du Château, dans son article De Hoofdbrug, BSG, t. VII (1899), p. 212-233, 289-298.
Julius Vuylsteke s'occupa de l'inscription si mal interprétée du Château et prouva que, sur la pierre originale de 1180, on avait apposé plus tard une plaque en cuivre avec inscription erronée, H et Opschrift van 'tGravenkasteel, ASG, t. IV(i9oi), p. 1-54; cf. IAG, f. 181-182.
Le travail d' Alph. De Vlaminck n'a fait que "rendre plus obscur une étude déjà passablement embrouillée, Le Château des Comtes avant et après sa restauration en 11 80. I. L' Ancien Gravensteen. II. Depuis sa restauration en 1180, dans Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles, t. XV (1901), p. 287-314, t. XVI (1902), p. 301-409.
Mr Nap. de Pauw a publié d'excellents documents dans sa Notice sur Les Travaux effectués au Château des Comtes de Flandre au XIVe siècle, BSG, t. IX (1901), p. 325-356, et t. X(igo2), p. 67-77.
Mr J . De Waele a défendu encore une fois sa manière de voir au sujet de la restauration du Château, L'Ancien Château des Comtes de Flandre, dans les Annales des Travaux Publics de Belgique, 2d fascicule, avril 1904.
Enfin, MM. A. Van Werveke et J. De Waele publièrent Le Château des Comtes de Flandre à Gand, Guide du Visiteur, Gand, 1905, in-120, qui remplace la Notice pour servir de
guide au Visiteur (Anvers, 1892) de H. Van Duyse. Aj. IAG, f. 52.
Avant de finir, mentionnons un détail qui fait peu d'honneur à la mémoire de Fr. De Potter et qui sera sévèrement jugé par tous les érudits ; sur la couverture du Second Cartulaire de Gand (Gand, 1886), il a fait imprimer ce qui suit : « Fr. De Potter, Documents relatifs au Château des Comtes à Gand (nouvelles constructions, réparations, décorations, etc.) du XVe au XVIIe siècles. Ce recueil ne sera publié qu' après la restauration projetée du monument. »
231 . Du premier et du second Hôtel de Ville, nous avons fort peu conservé ; le troisième fut commencé en
Déjà Aug. Voisin avait donné une Notice sur l'Hôtel de Ville de Gand, MSB, i836, t. IV, p. 1 33 ; dans le même Messager parut un article sur le Dallage- labyrinthe dans le Vestibule de la Maison de Ville à Gand, MSB, 1862, p. 106-109; Aug. Wagener fournit une bonne notice, Het Stadhuis van Gent, dans le Jaarboek van het Willemsfonds , 1 8 7 1 , p . 145-172; F. De Potter y consacra les pp. 187-226 du t. I de Gent; enfin, Hermann VAn Duyse écrivit son Hôtel de Ville de Gand, Gand, 1888, in-8°. Sur les peintures du second Hôtel de Ville, voyez n° 253.
En 1896- 1897, une discussion intéressante s'est engagée au sein de la Société d'Histoire et d'Archéologie, entre MM. A. Heins, N. De Pauw et F. Van den Bemden, au sujet de L'existence probable des restes de la première maison échevinale de Gand, BSG, t. IV (1896), p. 252-262, t. V (1897), p. 1 5-3 1 , 67-84. La question vient d'être reprise par suite de démolitions opérées sur l'emplacement de l'ancien Hôtel de Ville, et les recherches de MM. Van der
Haeghen en Van Werveke ont prouvé que cet édifire avait entièrement disparu depuis 1834.
232. Le Grand Steen des Châtelains de Gand au bord de 1' Escaut a fait l'objet de deux belles monographies ; nous avons de Mr Arthur Veriiaegen, ingénieur honoraire, Le Château de Gérard le Diable, MSB, 1 881, p. 1-17, et 1891, p. 129-201, qui s'est placé plutôt au point de vue architectonique ; et F. Van den Bemden, LeSher Gkeeraert's Dievelsteen, ASG, t. II. (i8g5), p. 9-43 ,44-51, qui a envisagé la question en archiviste ; cf. IAG, f. i5i.
233. La Première Halle aux Draps se trouvait rue Haut-Port; le Seconde est située près du Beffroi ; cf. Fr. De Potter, Gent, t. II, p. 104-106, et t. V, p. 223-233. Cf. A. Wagener, Projet de restauration de la Halle aux Draps à Gand, MSB, 1890, p. i32-i33, 227, et ibid., MSB, 1889, p. 284-290.
234. Le Beffroi (x) a fait l'objet de nombreuses études. Signalons celles de A. Van Lokeren, La Tour Communale de Gand, MSB, i83g, p. 253 et suiv, ; cf. i85i, p. 1 et suiv. L'étude de Fr. De Potter, Gent, t. I, p. 485 et suiv., est insuffisante. Voyez les travaux de MM. A. Van Werveke, H et Secreet van 7 Belfort, BSG, t. X (1902), p. 167-178 (cf. IAG, f. 252) ; P. Bergmans, Le Campanile du Beffroi, BSG, t. XII (1904), p. 254-276 ; A. Van Werveke, De Dagteekening van het Ontwerp van H Belfort en hct Uurwerk en Klokhenspel, BSG, t. XIII (1905), p. i3i-i5o, qui rappelle les pages de J. Vuylsteke, Verzamelde Prozaschriften, t. IV, p. 157-168 ; enfin, de MM. P. Bergmans
(J) Pour l'étymologie, voyez le mot Belfort dans l'Etymologisch Woordenboek (2e éd., Gand, 1898) de Mr le Professeur J, Vercoullie.
et A. Heins, Les Mesures du Beffroi, BSG, t. XIII (1905), p. iSi-iSy. On consultera également les notices de IAG, f. 6, 18, 24, 25, 48, 49, i83, 252.
Une foule de points concernant le Beffroi ont été résolus par Julius Vuylsteke, dans le spirituel article où il passe en revue et démolit toutes les légendes concernant le Dragon du Beffroi [ plus loin n° 3oi ] ; voyez J. Vuylsteke's Verzamelde Prozasckriften, t. IV (1891), p. 123-2 08.
235. Le Tooghuis, la Maison des Remontrances comme l'appelle Enguerrand de Monstrelet, a fait l'objet d'une étude de J. V uylsteke, Iets over het Tooghuis, den Utenkovesteen en het Torekeu, dans V ei zamelde Prozaschriften,\. IV, p. 96-106; cf. F. De Pottek, Gent, t. VI, p. 3o5-3o8, 328-333.
236. On a cru longtemps que le Toreken, maison des Tanneurs au Marché du Vendredi, était le Collaciezolder ; J. Vuylsteke a fait justice de cette opinion erronée dans un article du journal le Volksbelang, et dans l'étude précitée. Consultez pour le reste Ph. Kervyn de Voi kaersbeke, Le Toreken, MSB, i85o ; F. Van den Bemden, Het Toreken, MSB, 1884, p. 430 459, 1887, p. 440-451, 1888, p. 362 ; Mr N. de Pauw, U Ammansteen en H Toreken, Gent, 1888, broch. in-8° ; cf. Fr. De Potter, Gent, t. VI, p. 342-359, et IAG,f. 142.
237. Quelques steenen ou hôtels en pierre gantois ont fait l'objet de monographies.
Sur la Groote Sikkele, voyez Cte Th. de Limburg-stirum, La Grande Faucille, MSB, 1882, p. 125-176, 2 pl. ; sur l'Arrière- Faucille, lisez Mr A. Van Werveke, De Achter Sikkel, ASG, t. 111(1900), p. 3ii-333 ; cf. Fr. De Potter, Gent, t. II, p. 77-94, et t. V, p. 281-284.
L 'Utenkovesteen, démoli en i838, a été étudié à cette
époque par Ph. Blommaert, L'Uienhovesteen, MSB, i83g, p. 1 53-i6o. Cf. IAG, f. 41, 3g3, 394 ; et Fr. De Potter, Gent, t. VI, p. 432-437.
Pour le Braem, ou Rijhovesteen, voyez dans le MSB, 1872, p. 2 12-21 5, un article insuffisant d'E. Varenbergh ; cf. Fr. De Potter, t. VI, p. 67-75.
Sur le Wulfaert Vilainsteen, un article de P.-C. Van der Meersch, MSB, i855, p. 304-311, et Fr. De Potter, Gent, t. VI, p. 76-90.
238. Les deux résidences comtales à Gand étaient la Poterne et le Sanderswal on Prinsenhof; voyez sur ces palais, Het Hof ter Posterne, Fr. De Potter, Gent, t. VIII, p. 20- 38 ; A. Van Lokeren, La Cour du Prince à Gand (i32ii835), MSB, 1841, p. 36-52 ; Aug. Voisin, Sur l'endroit précis où Charles V est né à Gand, MSB, 1825, p. 256.
239. Em. Varenbergh, de la façon superficielle que l'on sait, a fait l'historique de trois cours féodales : La Cour de Ravesteyn, MSB, 187 1, p. 1-14 (cf. Fr. De Potter, Gent, t. VII, p. 36i-383, et IAG, f. 392) ; Le N° 4 de la Place du Marais ou Cour de Wacken, dans le Magasin Littéraire et Scientifique, t. II (1889, Gand), p. 173-201 ; et La Cour de T r on chiennes , MSB, p. 331-344.
24-0. Le même publiciste a décrit la Maison de l'Etape, MSB, 1872, p. 1-10, avec grav., et BSG, t. IV, 1896, p. 60-70; cf. Fr. De Potter, Gent, t. II, p. 477-481. De même, Varenbergh a traité de La Grande Boucherie, MSB, 1872 p 24 5-267, article emprunté en grande partie à l'étude d'EDM. De Busscher, La Grande Boucherie au XV* s., dans Annales de la Société des Beaux- Arts, t. VII (1857), p. 49-91, avec pl. Pour la Petite Boucherie, rue de Brabant, voyez Fr. De Potter, Gent, t. IV, p. 484-485.
241. Sur la Prison de Gand, Le Ckdtelel, voyez Fr. De Potter, Gent, t. III, p. i3o-i52 ; et sur le Pilori, au Galgenhuis, consultez Armand Heins, Le Pilori, IAG, f.
242. P. Voituron a étudié l'Hôtel St. Georges, MSB, 1882, p. 70 ; cf. 1889, p. 375, et 1890, passim ; Fr. De Potter, Gent, t. II, p. 97-107, 198-208.
243. On n'a guère conservé à Gand de restes authentiques de maisons des Corporations avant le XVIe siècle ; la façade de la Maison des Bateliers, récemment restaurée, est postérieure au Moyen-Age. Cf. Fr. De Potter, Gent, t. II, p. 5oi-5o8, et M. De Noyette, La restauration de la Maison des Bateliers, BSG, t. II (1895), p. 3i8-332, t. III (1896), p. 54-73.
244. Nous parlerons plus loin, sous la Rubrique Histoire militaire, des Portes de Gand, n° 295 ; citons pour mémoire, l'article de J.-J. de Smet, Les portes anciennes et modernes de Gand, MSB, 1872, p. 188-199.
245. Pour les places publiques de Gand, on consultera H. -G. Moke (d'après P.-J. Goetghebuer), Coup d'œil historique sur le Marché du Vendredi, MSB, 1861, p. i-35, 3 grav. ; cf. Fr. De Potter, Gent, t. VI, p. 193-458. Pour le Marché aux Grains, voyez Fr. De Potter, ibid., De Koommarkt, t. III, p. 77-161 ; pour la Place d'Armes, ibid., Dt Kouter, t. IV, p. 278-35 1 ; et E. Varenbergh, V Ancien Marché au Poisson, MSB, 1873, p. i-23, et 1874, p. 70-74-
246. On sait que les Maisons au Moyen Age n'étaient point numérotées, mais marquées d'une enseigne quelconque ; on trouvera les noms des maisons du Portus de Gand, dans la vaste promenade de Fr. De Potter, Gent,
t. II- VIII ; dans l'appendice du livre de Mr G. Des Marez, Etude sur la Propriété Foncière, Gand, 1898, p. 357-392 ; enfin, et surtout, dans le précieux Recueil manuscrit formé par F. Van den Bemden, déposé à la Bibliothèque de la Ville (').
Sur des particularités des Maisons gantoises, voyez Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 2-10.
Mr Victor Van der Haeghen a dressé une Liste de Maisons anciennes, remarquables au point de vue archéologique, le long de la Grande Voirie, BSG, t. I (1894), p. 154- 158, aj. ibid., t. IX (1901), p. 117-119.
Mr A. Heins a étudié les Transformations d'une Maison Gantoise du XVI au XVIIIe siècle (Quai de la Grue), BSG, t. XII (1904), p. i33 137 ; F. Van den Bemden a examiné les Restes d'une ancienne maison rue des Régnesses, BSG, t. V (1897), p. 100- 112, 126-149 ; ajoutez J. de St. Génois, Restes d'architecture civile privée au Moyen- Age (XIVe-XVe siècles), MSB, i85i, p. 374-384, grav.
Delà publication, Les Vieux Pignons de Gand, Bruxelles, Lyon-Claesen, s. d., in-fol., il n'a paru que deux livraisons.
C. Peinture. 247. Avant d'entrer dans quelques détails concernant l'Histoire de la Peinture à Gand, citons d'abord les Catalogues du Musée de Peinture de Gand, actuellement logé au Parc, dans le superbe monument élevé par M1" Van Rysselberghe.
La liste raisonnée de A. -P. Sunaert, Catalogue descriptif du Musée de la ville de Gand, Gand, 1870, in-8°, a été remplacée par l'excellent Catalogue du Musée des Beaux- Arts
(x) Quelques particularités dans Fr. De Potter, H et Boek der Vermaardt Uithangborden, Gent, 1861, in-8».
de Gand (Gand, igo5), par M1" Louis Maeterlinck, le conservateur actuel.
248. Citons d'abord les ouvrages généraux concernant l'histoire de la Peinture Gantoise.
Les écrits de F. De Vigne, Ecole de peinture et de sculpture à Gand, dans Annales de la Société des Beaux- Arts, t. IV, i85i-i852, p. 284-333 ; d'E. De Busscher, Le Livre de la Corpoation des peintres et sculpteurs gantois, dans Bulletins de V Académie royale de Belgique i853 ; et du même De Busscher, Recherches sur les peintres gantois du XIVe et XVe siècles, d'abord dans MSB, i85g, p. 1 05-271, et à part, Gand, 1 85g, in-8° (Les Recherches sur le XVIe siècle ont paru à Gand en 1866), sont sujets à caution.
Ces écrivains se sont laissé tromper par un document faux fabriqué par l'instituteur-collectionneur J.-B. Delbecq (fi84o) (*) et par le joyeux fumiste Th. Schellinck, dont nous parlerons à la Rubrique Biographie, n° 307. C'est à Mr Victor Van der Haeghen que revient l'honneur d'avoir découvert cette vaste supercherie, qui, par le canal de De Busscher, a passé dans toutes les histoires générales de la Peinture. Mais Mr van der Haeghen ne s'est pas contenté de détruire la légende ; il a recherché les noms véritables des artistes gantois du Moyen-Age, et son œuvre devient la source indispensable de tous ceux qui étudient les débuts de la peinture aux Pays-Bas ; on consultera donc avec le plus grand fruit le Mémoire sur les documents faux relatifs aux anciens peintres, sculpteurs et graveurs flamands, Bruxelles, 1899, in-8°, extrait des Mémoires couronnés de
(1) Voyez Biographie Nationale, t. V (1875), col. 338-33g. Les Catalogues de la vente de la Collection de Delbecq ont paru à Gand en i840et 1843.
V Académie de Belgique (1). On complétera par les Archives des Arts d'Alexandre Pinchart et Les Ducs de Bourgogne du Comte L. de Laborde.
249. Nous possédons quelques travaux de détail sur des Peintures de Gand.
Aux Ruines de l'ancienne abbaye de St. Bavon, on a découvert des Peintmes murales du XIIIe siècle, voyez MSB, 1889, p. 241, qui furent étudiées par le Bon J. Bèthune, Revue de V Ari Chrétien, 1890, pp. 36 1-372 ; cf. IAG, f. 4.
250. A la Chapelle des SS. Paul et Jean, dite la Leugemeete [plus haut nos 46, 212], Félix de Vigne découvrit en 1846 sous le badigeon de magnifiques fresques représentant les corporations gantoises en armes, et les reproduisit dans ses Recherches Historiques sur les Corporations , 1847 [n°i82].
Les peintures ont actuellement presque complètement disparu, mais leurs calques, soigneusement relevés par Bressers, sont déposés au Musée d'Archéologie. Ajoutez IAG, f. 292-295.
La question de l'authenticité de ces peintures a peutêtre fait verser plus d'encre que le peintre primitif n'y a employé de couleur. Dès le début, des archéologues émirent des doutes ; il fallut que Félix de Vigne fit rédiger un procès- verbal, lors d'une visite faite à la chapelle par quelques hommes compétents. Em. Varenbergh publia en 1868, une note sur Les Fresques de la Leugemeete, ou chapelle des SS. Paul et Jean, MSB, 1868, p. 452 453, dans un sens confirmatif.
(1) Notons que toute la liste des Doyens des peintres donnée par F. De Potter, Gent, t. V, p. 607-609, est erronée.
Mais le doute sur l'authenticité des fresques fut soulevé de nouveau à propos d'un débat sur la forme du Goedendag. Mr J. Van Malderghem avait prétendu dans une notice que le Goedendag était un coutre de charrue monté sur un bâton !! Hermann Van Duyse répondit à cette élucubration par un spirituel article, où il faisait état des fresques de la Leugemeete, La Vérité sur le Goedendag, ASG, t. II (1895), p. 125-189 ; cf. Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles (1896), pp. 353-38 1. J.- Th. de Raadt crut devoir se mêler au débat par sa brochure : La Vérité sur le Goedendag, Les Peintures de la Leugemeete, Réponse aux attaques de M. Hermann Van Duyse, Bruxelles, 1895, in-8°. Mr J. Van Malderghem aggrava son cass en criant à la supercherie et en accusant Félix De Vigne d'avoir fabriqué ces fresques, dans un article : Les Fresques de la Leugemeete, leur découverte en 1846, leur authenticité, dans les Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles, 1897, pp. 209-
La Société d'Archéologie de Gand, pour trancher la question, provoqua la nomination d'une Commission chargée de l'examen des Fresques de la Leugemeete, qui déposa son Rapport, BSG, t. VI (1898), p. 230-264 ; cf. ibid., t. X (1902), p. 3oï-3o5. La Commission établit à l'évidence l'authenticité des Fresques. De plus, Hermann Van Duyse confondit ses adversaires dans son Mémoire : Les Fresques de la Leugemeete sont- elles un faux ?, ASG, t. III (1898), p. 41-132 ; cf. BSG, t. V (1897), p. I53-I73.
Dernièrement Mr H. Fierens-Gevaert, dans son livre si superficiel La Renaissance Septentrionale (1905), p. 27, ayant refusé d'ajouter foi à l'authenticité de ces fresques sans d'ailleurs connaître la question, M1' G. Van den
Gheyn, président de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Gand, a relevé ces allégations dans un Discours public, BSG, t. XIV (1906), p. 77-84 ; cf. tbid., p. 216.
251. Sur les murs de la Chapelle des Tisserands (rue Courte du Jour), on découvrit des Fresques intéressantes, sur lesquelles on peut voir un article du BSG, t. II (i8g5) p. 1 17- 1 22.
252. Voyez de même la notice sur Les Peintures Murales de l'Eglise St. Nicolas, BSG, t. III (1896), p. i5-i8.
253. On sait que le second Hôtel de Ville fut décoré de peintures représentant les Comtes de Flandre et les corporations ; les textes relatifs à ce sujet ont été fortement discutés ; voyez les études de Mr A. Van Werveke, Les Fresques représentant les corporations en armes de la Maison des Echevins de la Keure au XIVe Siècle, BSG, t. VII (1899^, p. 66-77, 106-109, 309-311 ; et de M1" N. de Pauw, Les Premiers Peintres et Sculpteurs Gantois. BSG, t. VII (1899), p. 239 277, t. VIII (1900), p. 7-14.
On peut ajouter à ce dernier article, la notice très intéressante de Mr Paul Bergmans, Artistes gantois du Moyen- Age, BSG, t. VIII (1900), p. 257-269.
254. Des Tableaux remarquables ont été perdus, en partie durant la furie iconoclastique ; voyez la notice sur les Tableaux de la Chapelle des Frères Mineurs par Saladin de Scoencre (XVe Siècle), dans MSB, 1843, p. 8 et suiv. ; cf. Fr. De Potter, Gent, t. VIII, p. n5 ; etc.
255. Ajoutez la notice intéressante de Mr A. Van Wervkke, Over /ici beschildcen van Standbeelden in Vlaanderen, BSG, t. V (1897), p. 187-196, 209-223.
256. Dans les derniers temps, plusieurs historiens de l'art ont montré la connexité entre les Miniaturistes Flamands
et les Peintres Primitifs Flamands. Outre l'ouvrage général de J.-W. Bradley, Dictionary of Miniaturists (London, i885-i888, 3 vol.), citons l'excellent article du P. J. van den Giieyn, La Miniature à la Cour de Bourgogne, BSG, t. XII (1904), p. 39-44, et le Commentaire du Cic Paul Durrieu sur les H eut es de Turin, Quaiante Cinq feuillets à peintures provenant des très belles heures de Jean de France, duc deBerry, Paris, 1902. Diericx, Mémoires sur la Ville, t. II, p. 1 1 1 - 1 1 5 , avait déjà dit quelques mots des Enlumineurs Gantois.
257. Gand a eu l'honneur de compter les Van Eyck parmi ses concitoyens ; Hubert y fut enterré ; leur chefd'œuvre, le Retable de l'Agneau, y est conservé, du moins en majeure partie.
Tout ce qui concerne la biographie des deux frères resta fortement erroné, jusqu'à ce que le Mémoire sur les documents faux de Mr V. Van der Haeghen (1899) vint rectifier toutes les données des historiens de la peinture.
Comme nous avons rédigé un Essai Bibliographique sur les Van Eyck, BSG, t. XIV (1906), nous nous contenterons d'indiquer ici les ouvrages les plus récents, outre les notices trop peu connues parues dans le Messager des Sciences Historiques de Belgique, et dans le Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Gand.
Liévïn de Bast,. Sur le mérite d'Hubert van Eyck comme peintre, MSB, t. I, 182.3, p. 89, :55, 257.
LrÉVN de Bast, Notice sur le chef d' œuvre des Frè es Van Eyck, trad. de la Notice allemande de G. -F. Waagen, augmentée, de notes, Gand, 1826, in-8° (Extrait du MSB, (824-1825, t. II, p. 127, 193, 438 ; t, III, p. ii5, 1 5 3 , i8t).
Norbert Cornelissên, Lettre sur les Frères Van Eyck de Sulpice Boisserce à Goethe, MSB, 1826, p. 268-3i8; cf. Annales Belgiques, Gand, t. I (1817), p. 141-163, t. III (1819), p. 405-409. Consultez pour le reste le Messager des Sciences, i83o, p. 33 1 ; 1 835, p. 1 ; 1837, p. 526 ; 1841, p. 299 ; 1842, p. 204 ; 1847, p..5i3; 1848, p. 126 ; 1 855, p. 233 ; i856, p. 389 ; i858,p. 154 ; i86i,p. 119; 1862, p. 114 ; 1874, P* 497 5 1880, p. Soi, sur la date de la mort de Jean ; 1882, p. 487.
La dalle funéraire d'Hubert van Eyck a été retrouvée par l'archéologue gantois M1' Mortier. Voyez l'article de Mr A. Van YVerveke, Onileding van den tckst van Marcus Van V aemewyck betrejfende het graj en den grajzerk van Hubrecht van Eyck, ASG, t. II (1895), p. 1-8 ; cf. M1' Nap. de Pauw dans BSG, t. II (i895), p. 239-246 ; t. III (1896), p. 85-io3, et IAG, f. 73.
M1" J. DeSmet a donné Quelques Notes sur les Van Eyck, BSG, t. IX (1901), p. 193-207, et a fourni le texte du fascicule XXV (août 1902) de 1' IAG, f. 241-250, entièrement consacré au Retable de l'Agneau.
Mr Georges H. de Loo (Hulin), qui devrait nous donner une Histoire des Primitifs Flamands, n'a produit jusqu'ici, dans cet ordre d'idées, que son Catalogue Critique de l Exposition des Primitifs Flamands à Bruges (Gand, 1902), et son article excellent et suggestif: L'Exposition des primitifs français au point de vue de V influence des Frères Van Eyck sur la peinture française et provençale, BSG, t. XII (1904), p. i63-2o5 ; nous attendons davantage de cet esthète doublé d'un érudit.
Mr Armand Hjiins a découvert sur le volet du Retable de l'Agneau Mystique, La plus ancienne vue de Gand, la
Vieiwegscheedc vers la Walpoorte, BSG, t. XIV, 1906, p. 1 1 5 - 125. Il vient de développer ce thème dans un volume abondamment documenté : Une Vue de Gand peinte par Hubert van Eyck (Gand, 1907, in 8°).
Les meilleurs ouvrages d'ensemble sont ceux de MM. L. Kaemmerer, Hubert und Jan van Eyck, t. XXXV des Kiinst 1er MonograpJiieen, Leipzig, 1898, in- 8° ; Karl Voll, Die Werkc des Jan van Eyck, eine kritische Studie, Strassburg, 1900, in-8°, et du même, Jean Van Eyck en France, dans Gazette des Beaux- Arts, Paris, Mars 1901 ; Max Dvorak, Die Ràtsel der Briider Van Eyck, dans Jahrbitch der Kunsthistovischen Sammlungen des allerhôchsten Kaiserhauses, t. XXIV (1904), p. 1 6 £ - 3 1 7 •
Les articles de M1' Henry Bouchot, Les Très riches Heures de Chantilly, Jacques Cône et les Van Eyck, dans Bulletin de V Art Ancien et Moderne (décembre 1904- 1905), reposent sur un malheureux rapprochement de deux noms qui n'ont rien de commun.
Malgré l'adjonction de nombreux collaborateurs, Mr Fierens-Gevaert est tombé dans de multiples erreurs dans son livre récent, La Renaissance Septentrionale et les Premiers Maitres des Flandres, Bruxelles- Anvers, 1905, in-8°.
Les meilleurs articles parus jusqu'à ce jour sur les Van Eyck sont ceux de James Weale, dans le Burlington Magazine, t. IV ^1904), p. 26-38 ; t. V, p. 190, 408, 592 ; t. VI, p. 249 ; t. VII, p. 82.
Citons pour finir l'excellent résumé, scientifiquement exact et admirablement documenté, de nos connaissances sur les Van Eyck, dans le Niederlàndisches Kiinstlerlexikon d'ALFRED von Wtjrzbach, Leipzig-Vienne, 1905, in-8°, p. S02-S21.
258. Sur Hugo van der Goes, ou peutjvoir les articles du MSB, 1824, p. 34g ; 1826, p. 128 ; 1 833, p. 417; 1841, p. 3i 1 . Une excellente notice est celle d'ALPHONSE Wauters, Hugues van der Goes, sa vie et ses œuvres, Bruxelles, 1872, in-8°; et l'article récent de E. Firmenich-Reichartz, Hugo van der Goes, dans Schniitgen s Zeitschrift fur Christliche Kunst, t. X (1897), p. 289-300, 371-385, avec 2 fig. Cf. V. Van der Haeghen, Mémoire sur les Documents Faux, p. 56.
259. Pour Josse de Gand, consultez MSB, 1824, p. i33 et 366 ; 1825, p. 1 55 ; et surtout àlph. Wauters, Biographie Nationale, t. X (1889), col. 619-622. Ajoutez l'article de M1" V. Van der Haeghen, Avons-nous trouvé le véritable nom de Juste de Gand?, Petite Revue Illustrée de V Ait en Flandre, t. II, p. 109 (i5et 3o aôut 1901).
2ÔO. Sur Gérard van der Meiren, lisez le MSB. 1823, p. 256; 1825, p. i55 et, i865, p, 1-12; C. Serrure, Eene schilderij der i5de eeuw, verbeeldende het beleg van Jérusalem voortkomende uit de Kerk van St. Bavo te Gent, in Vaderlandsch Muséum f t. V (i865), p. 273-282 ; Alph. Wauters, Sur quelques peintres de la fin du XVe siècle, dans les Bulletins de V Académie royale de Belgique, 3e s., t. IV, 1882, p. 83 ; et Hermann Van Duyse, Biographie Nationale, t. XIV (1896), col. 3oo-3o5 ; cf. le même, ibid., Jean Van der Meire, col. 3o5 307.
261. En 1 855, P.-C. Van der Meersch annonça la Découverte de la peinture de la Grande Boucherie, MSB, 1 855 , p. 229-231, 507. E. De Busscher, dans son article La peinture murale de la Grande Boucherie, fit connaître la trouvaille dans les Bulletins de l'Académie royale de Belgique, i855, i858 ; cf. James Weale, dans MSB, 1860, p. 3g5-
De Busscher avait attribué le tableau au peintre le plus considérable de Gand à cette époque, Nabur Martins ; Hermann Van Duyse écrivit à l'encontre de cette opinion, La peinture murale de la Grande Boucherie attribuée erronément à Nabur Martins, BSG, t. IV (1896), p. 85-ioi; t. VI(i8g9), p. 55-58, 177-191. Un article de J.-Th. de Raadt, l'adversaire décidé de toutes les anciennes peintures gantoises, La Peinture Murale à V huile de la Grande Boucheiie à Gand offre-t-elle encore quelque valeur documentaire ?, dans les Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles (1899), p. 347- 36o, a été complètement réfuté dans BSG, t. VIII (1900), p. 20-36, 98-107.
On trouvera les noms authentiques des autres peintres Gantois dans le Mémoire de Mr Victor Van der Haegiien.
Pour la Peinture sur Bannières, voyez plus loin la rubrique Histoire Militaire, n° 297.
261 bis. Outre les indications de Fr. De Potter, Gent, t. VII, pp. 1 1 3- 1 29, 3 19, sur le métier des Tapissiers gantois, on peut consulter le grand ouvrage de J. Guiffrey, E. Mùntz et A. Pinchart sur l'Histoire générale de la Tapisserie (Paris, 18), renfermant la monographie sur les Tapissiers de Gand par Pinchart.
D. Sculpture. 262. Nous paileronségalement sous cette rubrique de la Toreutique et de la Poterie.
Une foule de Sculptures et de Poteries sont déposées au Musée Archéologique de Gand, rue Longue des Pierres, et au Musée Lapidaire, aux ruines de St. B.ivon ; la collection réunie par L. Minard-Van Hoorebeke (fi8y5) (') a
(') Cf. Hermann Van Daysc, Biographie Nationale, t. XLV (1897), col. 856-858.
été en grande partie acquise pour le Musée Archéologique.
Après avoir rappelé l'Histoire de la Sculpture en Belgique d'Edmond Marchai, citons en premier lieu de Hermann Van Duyse, le Catalogue du Musée Archéologique de Gand, Gand, 1886, petit in-8° ; et le Guide des ruines de St. Bavon, Gand, 1902, petit in-8°, de Mr A. Van Werveke. Signalons ensuite le Recueil descriptif des antiquités et curiosités du i3c au icf siècle, formant la collection de Mr L. Minard-Van Hoorebeke, Gand, 1866, in-40 ; et H. Van Duyse, Catalogue des objets d'arts et d'antiquités formant la collection Minard, Gand, i883, in-8°.
263. Outre les ouvrages sur les Sculpteurs gantois que nous avons mentionnés aux nos 248 et 253, nous devons citer également les notices de MM. J. De Smet et L. Maeterlinck, qui ont recherché l'âge de Huit mascarons en ronde bosse formant culs de lampe au lavacrum des ruines de St. Bavon (XIVe siècle), BSG, t. XI (igo3), p. 264-281 ; et IAG, f. 42, 3i2.
Signalons encore l'article d'A. Van Lokeren, Imagerie de portail et fragments d'anciens Fonts baptismaux, MSB, i852, p. 1 19 ; cf. IAG, f. 3.
Puis le Guerrier du Beffroi (1339), étudié par MM. Napoléon de Pauw et H. Van Duyse, IAG, f. 6 et 24.
Citons aussi la Statue de St. Bavon du XVe siècle, IAG, f. 232, et celle de St. Sébastien de la même époque, IAG, f. 35i.
Enfin, le Monument funéraire de Marguerite de Gistele (f i43i), décrit par L. van Biesbroeck, IAG, f. 62, 373, 374.
Mentionnons encore les fiches i33, 201, 25 1, 3oi, 3 1 1 , 3 12, 35 1, 352-356, 371-375, 393, 394, de T 'Inventaire.
264. Nous ne possédons pas beaucoup de renseignements sur la Toreutique gantoise.
Nommons d'abord le Trésor de la Chapelle Scabinale gantoise, qui contenait naturellement beaucoup d'orfèvreries du Gand médiéval, dans P. Van Duyse, Inventaire des Chartes de Gand, n° ioio, p. 36o.
Le fameux orfèvre Corneille de Bont a fait l'objet de notices de Van Duyse et Van de Walle, dans MSB, 1845, p. 277, et 1846 ; voyez surtour la notice de Mr E. Lacquet, Les affiques des trompettes et ménétriers du Beffroi par C. de Bont, BSG, t. III (1896), p. 23i-236 ; cf. IAG, f. 14.
Eloi de Wulf, qui commença son apprentissage sous le décanat du susdit C. de Bont en 1495, nous a laissé des Fermoirs à Emaux Translucides, décrits par Mr V. Van der Haeghen, IAG, f. 104.
Ajoutons ici à propos d'un Petit Ivoire du XVe siècle trouvé à Gand, une notice de Mr J. Maertens, dans les Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles (1899), p. 25o-25i.