‹ Bibliographie de l'œuvre de P.J. de Béranger, contenant la description de toutes les éditions, l'indication d'un grand nombre de contrefaçons, le classement des suites de gravures, vignettes, etc., etcChapitre 8 sur 46 · Oclavie · texte numérisé non relu

Oclavie

CHANSONS inédites de M. P.-J. de Béranger. Paris j Baudouin frères , éditeurs , rue de Vaugirard, nM7. 1828.

1 vol. in-18 de Vn-lo2 p., imp. de Fain. Tirage, 9,000 exemplaires.

4° Partie originale, contenant 34 chansons inédites ^ Elle fut poursuivie, et le 10 décembre 1828, sur le réquisitoire de M. Champanhet, avocat général; Béranger, défendu par M. Barthe, fut condamné en police correctionnelle à neuf mois de prison ^ et àlO,000 fr. d'amende ; et Alexan-

1. Les Souvenirs du peuple avaient été publiés à la fin de 1827 par Baudouin frères, in-8 d'une demi-feuille, imp. de Tastu.

Les chansons de la 4» partie originale ont paru sous la même date en deux autres formats, in-8et in-32. Lorsque l'in-lS fut mis en vente, les premières livraisons de rin-8, en tète duquel se trouvent L'in-octavo et Viii-treniedeux, avaient déjà paru; ce qui explique pourquoi cette chanson a pour sous-titre dans l'in-lS : Préface de l'édition in-8; mais la 7« livraison de rin-8, ou sont les chansons inédites, n'a été mise en vente que quinze jours après rin-18, en sorte que ce dernier est bien réellement la 5"= partie originale,

2. Lorsque Béranger subissait sa prison, Lacenaire, qui était aussi à la Force, lui adressa une pièce de vers de 4 pages in-4°, datée du 28 août 1829, et commençant ainsi : Â Monsieur de Béranger, par son trèshumbl'e et très-obéissant serviteur P. -F. Lacenaire :

«t Héritier de l'esprit d'Horace, « Rival du tendre Anacréon. »

Béranger, qui gardait précieusement ses moindres papiers, a écrit en marge de cet autographe, vraiment curieux :

«r 7 novembre 1839. Je viens de retrouver ces vers que Lacenaire m'adressa pendant ma dernière détention à la Force ; il était loin d'avoir alors l'affreuse célébrité qu'il s'est faite depuis. Je le remerciai par lettre, car le bâtiment où il était détenu était séparé du mien.

» Je l'entrevis pourtant un jour que je me promenais avec le directeur de la prison, à qui j'en parlai avec intérêt. Wallet me dit : « Il n'est ici que » pour une pécatille (sic), mais ce n'en est pas moins un grand misén rable. » Si je ne vis d'abord dans ces paroles que l'habitude do juger rigoureusement les prisonniers, habitude de tous les chefs de maison de

dre Baudouin, l'un des éditeurs, à six mois de prison et à 500 fr. d'amende.

Les chansons condamnées sont les suivantes :

L'Ange Gardien (8^ et 9° couplets),

Le Sacre de Charles le Simple,

Les Infiniment petits ou la Gérontocratie.

détention, depuis je n'eus que trop la confirmation du mot de Wallet relatitivement à I.acenaire. »

A cette anecdote, peu connue, j'en ajouterai une autre qui ne l'est pas moins :

Lorsque Déranger reçut son assignation en police correctionnello, il écrivit en marge d'une main fébrile ce couplet satyrique :

Il faut le mettre en prison :

Quoi! ce coquin de poète Met en chansons la raison !

C'est un Socrate en goguette.

— Il se rit de nos calotins.

Il fait la morale aux ultramontains; Tous ses refrains qu'on répète.

Nous les défendons, et l'on se taira!

— Vous avez beau faire, on les chantera !

CHANSONS de P.-J. de Béranger, anciennes, nouvelles et inédites, avec des vignettes de Devéria et des dessins coloriés d'Henri Monnier ; suivies des procès intentés à l'auteur. Paris, Baudouin frères, éditeurs, rue de Vaugirard, n° 17. MDCGGXXVIIP.

2 vol. in-8, imp. de Rignoux. — Tirage, 3,000 exempl.

Très-belle édition, rare en bon état, surtout avec la suite complète de dessins coloriés.

Elle contient :

1° Toutes les chansons des quatre parties originales antérieures, à l'exception seulement :

De la 1 ™ partie :

Le Chien de Saint-RocJi^

De profundis,

La Bière et le Vin de Champagne,

T'urUituUi,

Et Amphigouri,

Et de la 3° partie (1825) Lmpromptu.

Mais les passages supprimés dans les exemplaires cartonnés de cette 3° partie, sont ici rétablis.

Trois de ces chansons [Le Chien de Saint- Roch, De pro~ fimdis et Amphigouri) sont dans un vol. extrêmement rare, sorti évidemment des mêmes presses et ayant pour titre : Chansons de P.- J. de Béranger. Supplément. Paris chez

1. Les exemplaires oii ne se trouvent pas les dessins coloriés portent : Chansons de P.-J. de Béranger, anciennes, nouvelles et inédites, suivies des procès intentés à l'auteur. Paris, Baudouin frères, rue de Vaugirard, n" 17. MDCCCXXVJII.

LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS, 1829 ; iii-8 divisé eu deux parties : Chansons politiques 33 p., Chansons erotiques 81 p. Ce volume eu contient en outre 33, dont l'une, Le galant pêcheur, n'a été réimprimée que dans le supplément grand iu-18 de la même date.

2° Une chanson-préface, V In-octavo et Vin-trente-deiix , suivie d'une note de Béranger ^ Cette chanson et la note paginées en chiffres romains, se placent eu tête du tome 1<='".

3" Un couplet (inédit) de la chanson du Prisonnier :

Ainsi chante à travers les grilles Un captif qui voit chaque jour Voguer la plus belle des filles Sur les flots qui baignent la tour.

4° Les préface et posl-scriptum de 1816-21.

5° Et la relation des deux premiers procès. C'est dans le second que se trouvent les chansons condamnées en 1821. Le Vieux Drapeau est tout à la fois dans cet endroit et dans le tome l''"'.

Les culs de lampe de Devéria sont les 97 bois dont j'ai parlé sous l'édition de 1827.

Les dessins d'Henri Monuier, lithographies à la plume sur pierre, et coloriés au pinceau, sont au nombre de 40, mais on les trouve rarement complets ^.

En voici le classement, les sept qui manquent souvent, sont en italique :

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