‹ Bibliographie des éditions originales d'auteurs françaisChapitre 92 sur 256 · Oraison funèbre de Messire Jacques · texte numérisé non relu

Oraison funèbre de Messire Jacques

Bénigne Bossuet, évesque de Meaux, précep-

teuê de Monseigneur le Dauphin, premier aumônier de feue Madame la Dauphine et de Madame la duchesse de Bourgogne, etc., prononcée ‘dans l’église cathédrale de Meaux le 23 juillet 1704, par le P. Delarue, de la Com- pagnie de Jésus. Paris, Vre de Sim. Benard, 1704. Armoiries de Bossuet gravées sur le titre, en-tête avec un trés-beau portrait en médaillon; lettre initiale et cul-de-lampe en tailledouce; 1 feuillet non chiffr. pour le titre, 41 pag. chiffr. et 1 page pour le privilége, couv. en pap.

On a joint à la suite : le Journal des Scavants du lundi $ sept. 1704 (ne xxxvir, allant des pages 561 à 576 inclus), qui est tout entier consacré à l’'Eloge de M. l’'Evesque de Meaux, suivi d’une Bibliographie de ses ouvrages.

LE

MOLIERE (JEAN=BaPTISTE POQUELIN DE) { 4 k 2. : x Né en 1022, mort en 1075:

(Première pièce imprimée en 1660.)

Pièces de théâtre et pieces de poésie imprimées séparément.

sa 7 ES Précieuses Ridicules, comédie se représentée au Petit Bourbon.

Paris, Gabr. Quinet, 1663. In-12, de 4 ff. prélimin. non chiffr., 87 pages chiffr. et 1 page non chiffr.

pour le privilége; couv. en pap.

SECONDE ÉDITION ORIGINALE. — Nous avons vu des exemplaires au nom du libraire G. de Luyne. — Exemplaire superbe de marges, rempli de témoins. — Hauteur : 147 ‘ millim.

316. Sganarelle ou le Cocu imaginaire, comédie, avec les arguments de chaque scène (par le sieur de Neuf-Villenaine). Paris, Guill. de Luyne, 1662. In-12 de 6 ff. prélim. non

MOLIÈRE 165 chiffr. et 5a pages chiffr., plus une page pour le privilége ; cart. à

L'achevé d'imprimer de cette édition est daté du 72

aoust 1660 et le privilége est au nom du Sr de Molier

(sic), tandis qu’il est au nom du Sr de Neuf-Villenaine dans l'édition première de 1660. — Cette édition nous pa-

raît être une contrefaçon.

317. Sganarelle ou le Cocu imaginaire, comédie, avec les argumens de chaque scène (par de Neuf-Villenaine). Paris, Aug. Courbé, 1663.

In-12 de 6 ff. prélimin. non chiffr., 59 pag. chiffr. et une page non chiffr. pour le privilége; couv. en pap.

Cette édition est la même que la précédente, sauf le changement de date et de nom de libraire. Nous avons cependant noté que le dernier feuillet formait carton et avait été réimprimé. — Voici les différences que nous avons constatées pour ce dernier feuillet. Dans l'édition de 1662, page 59, ligne 9, on lit: ennoye au lieu d'envoye, qui est imprimé dans l'édition de 1665. L’Extraict du Privilège du Roy offre quelques légers changements: Ligne 9, on lit : d'autre édition que celle de, dans l’édition de 1662, tandis qu'on a mis d'autre édition que DE celle de, dans celle de 1663. Le mot quinze cent livres, ligne 10, est en toutes lettres dans l'édition de 1663, tandis qu'il est en abrégé dans l'édition de 1662. Enfin, on a ajouté, en,1663. le nom d'Augustin Couré (sic) à ceux des libraires auxquels ce privilége a été cédé; les noms de De Luyne èt d’Est. Loyson figurent seuls dans l'édition de 1662. — Cette édition nous paraît être une contrefaçcon de Grenoble, très-bien faite. — Hauteur : 147 millim.

318. Sganarelle ou le Cocu imaginaire, comédie, par J. B. de Molier sic), avec les argu-

mens de chaque scène. Paris, Est. Loyson,

1665. In-12, de 6 ff. prélimin. non chiffr., 59 pag. chiffr. et 1 page non chiffr. pour le privi-. lége ; cart. parch.

Cette édition est indiquée dans la Bibliographie Molicresque, page 6, comme n'ayant pas de nom d'auteur sur le titre, L'exemplaire cité par M. Paul Lacroix portait les noms des libraires Guill. de Luyne et Thomas Joly; elle contient, comme les précédentes, une épître anonyme « À Monsieur de Molier (sic), chef dela trouppe des comédiens de Monsieur, frère unique du Roÿ, » ainsi que la préface « à un amy. » Le privilége est aussi le même que celui qui avait été accordé au sieur de Neuf-Villenaine, avec la différence qu'on y a substitué le nom de Molière, orthographié Molier. I est douteux que Molière ait participé à cette édition, qu'il a pusimplement tolérer sous certaines conditions, entre autres celle d'y mettre son nom comme auteur. Pourquoi aurait-il laissé subsister des arguments qui n'étaient pas de lui? Ce qui paraît à peu près certain, c'est que le privilége pour cinq années accordé dans le principe au Sr de Neuf-Villenaine n'avait pu être révoqué, mais qu'un transfert avait été consenti. Ce privilége était d’ailleurs sur le point d'expirer. Cette édition de 1665 est la dernière impression subreptice de Sganarelle. Dès 1666, Molière, à la suite d'un commun accord, était rentré en possession de son .œuvre, et il publiait chez Jean Ribou, son éditeur, la véritable édition

originale de Sganarelle, débarrassée des arguments de :

son contrefacteur. — Hauteur des marges : 147 millim.

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